Les Phrygiens : un réseau réel de hauts fonctionnaires proches de LFI…

D’après des enquêtes de France info (août 2026), Le Parisien (mai 2026), L’Express, Le Figaro etc. les Phrygiens seraient un collectif anonyme d’environ 80 hauts fonctionnaires (contre une trentaine au lancement). Créé en mai 2026, juste après l’annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2027, le groupe a choisi ce nom en référence au bonnet phrygien, symbole de la Révolution française.

Un co-responsable a témoigné anonymement à franceinfo lors des universités d’été de LFI où une quarantaine de membres étaient présents. Ils produisent des notes, rapports et études sur des sujets du programme (Avenir en commun ), comme les éco-régions ou la déconcentration des médias, pour « crédibiliser la capacité du mouvement à gouverner et à mettre en œuvre des mesures radicales » (pour ça on n’est pas inquiets du radical il y en aura à gogo si le fou est élu) . Ils se disent présents dans tous les ministères, avec une implantation notable à Bercy, à la Banque de France, dans la diplomatie, la haute fonction publique hospitalière et territoriale, et jusqu’à la Commission européenne.

Le fonctionnement est discret : échanges sur une boucle Telegram, réunions mensuelles en présentiel, recrutement informel (à la machine à café  ou via des discussions entre collègues sensibles à LFI).

La coordination politique côté LFI est assurée par Clémence Guetté (député, vice-présidente de l’Assemblée nationale, responsable du programme, photo ci-contre). L’entourage de LFI explique que le but est aussi de banaliser le fait d’être insoumis et haut fonctionnaire. Les membres insistent sur la nécessité de rester discrets pour ne pas mettre en danger [leurs] carrières  en raison d’une forme d’hostilité vis-à-vis de LFI dans la haute fonction publique .

 Rôle auprès de Mélenchon / LFI
Ils agissent comme un vivier d’expertise technique et de montée en compétence pour un mouvement souvent critiqué pour un manque de crédibilité (surtout économique). Ils aident à préparer la mise en œuvre d’un éventuel programme radical et à constituer un réseau de cadres prêts à gouverner. Ce n’est pas inédit : le Rassemblement national dispose d’un réseau analogue, les Horaces (hauts fonctionnaires, anciens de cabinets, cadres d’entreprises), actif depuis 2015 pour conseiller Marine Le Pen et densifier son projet.

Quels dangers dans le système des ministères ?
Les fonctionnaires sont en principe soumis au devoir de réserve (jurisprudentiel, pas toujours explicitement inscrit dans la loi) et à l’obligation de neutralité. Ils peuvent avoir des opinions politiques, mais doivent exprimer celles-ci avec retenue, sans porter atteinte à l’intérêt du service, à l’impartialité de l’administration ou à la confiance des usagers. L’obligation est plus stricte pour les hauts fonctionnaires et en période électorale. Ils ne doivent pas utiliser leur position ou des informations professionnelles pour soutenir un parti.

Risques potentiels :
– Atteinte à la neutralité de l’État si des notes ou informations issues de l’administration alimentent discrètement une campagne.
– Conflits d’intérêts ou soupçons de partialité dans les ministères (surtout Bercy ou la diplomatie).
– Perception d’occupation  ou d’infiltration partisane, qui peut nourrir la défiance envers l’administration.
– Sanctions disciplinaires possibles (jusqu’à la révocation dans les cas graves) si le devoir de réserve est violé de manière manifeste.

Bien sûr, il est difficile de parler d’occupation  au sens d’un contrôle opérationnel des ministères : 80 personnes sur des dizaines de milliers de hauts cadres  cela fait un réseau limité, mais 80 personnes très bien placées, avec de l’entregent, ça peut faire des dégâts…. Aucune preuve publique n’indique qu’ils détournent des décisions en cours ou sabotent l’action gouvernementale actuelle. C’est davantage une préparation en coulisses pour un éventuel alternance, comparable à ce que d’autres forces politiques font.

Atouts pour Mélenchon
– Expertise technique pour rendre le programme plus opérationnel et crédible.
– Réseau de cadres susceptibles de former un futur gouvernement ou des cabinets, réduisant le risque d’isolement face à une haute administration réputée hostile.
– Signal interne et externe que LFI n’est pas uniquement un mouvement militant  sans relais dans l’État.
– Ebranlement de l’idée selon laquelle on ne peut pas gouverner avec LFI .

 Que peut-on faire face au danger de voir Mélenchon avoir le pouvoir, aidé par nos hauts fonctionnaires ?
Dans un État de droit :
Respecter le cadre existant : les autorités (hiérarchie, inspection, justice administrative) peuvent rappeler ou sanctionner les manquements avérés au devoir de réserve ou de discrétion professionnelle. Les lanceurs d’alerte ou les médias jouent un rôle de transparence.
Transparence et débat public : les révélations (comme celles de franceinfo et Le Parisien) permettent le contrôle démocratique. Les citoyens et opposants peuvent exiger des explications et dénoncer d’éventuels abus.
Règles déontologiques renforcées si nécessaire : clarifier les limites du soutien partisan des hauts fonctionnaires en période pré-électorale, sans interdire les opinions.
Équilibre: interdire purement et simplement les réseaux d’expertise proches de partis serait illusoire et contraire à la liberté d’opinion. Tous les grands partis s’appuient sur des viviers (cabinets, think tanks, anciens hauts fonctionnaires). La solution démocratique reste le vote et le contrôle parlementaire/médiatique, pas une chasse aux sorcières.
– En cas d’alternance, un nouveau pouvoir peut naturellement s’appuyer sur des cadres qui lui sont favorables, cela s’est toujours produit, on ne peut pas l’empêcher bien qu’on soit nombreux à savoir de quoi Mélenchon, sa clique et la « nouvelle France » sont capables…

En résumé, les Phrygiens, ce n’est pas un mythe. Ils représentent une forme classique de préparation partisane au sein de l’appareil d’État, avec les risques inhérents à toute politisation discrète de la haute fonction publique. Leur existence pose des questions légitimes de neutralité et de risques majeurs pour la France devoir un Mélenchon aux manettes mais s’inscrit dans une pratique plus large que l’on observe aussi chez d’autres formations.

Le contre-pouvoir principal reste l’information, le débat public et le respect des règles déontologiques existantes. Il est évident que, plus que jamais, la presse parallèle, les réseaux sociaux, les sites de patriotes… ont un rôle à jouer ! Merci à vous tous de continuer à nous donner des informations, à écrire, à nous aider pour nous permettre de demeurer des sites vigilants.

Christine Tasin

 

 6 total views,  6 views today

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Soyez le premier à commenter