Les prétendants 2027 débarquent au MEDEF : grand théâtre de l’impunité et de l’impéritie

 

On a vu  un spectacle inouï hier, jeudi 27 août,  sur le court central de Roland-Garros : sept figures de la politique française – Mélenchon, Marine Le Pen, Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier – venus débattre devant les patrons !  se sont offert un premier débat devant les patrons. Quid de Zemmour, de Ciotti, de la ligne Milei le gagnant ? Rien. Ils n’existent pas.

Bref, surtout ne rien changer, surtout pas du nouveau, encore et toujours les pires avec leurs « solutions » qui depuis des décennies coulent la France. Et ils sont fiers d’eux, souriants, s’applaudissant eux-mêmes. Le bal des tarés ? Le bal des inutiles ? Le bal des menteurs ? Le bal des salauds pour un grand nombre des présents sur la scène, oui. Diffusé en direct sur LCI, l’événement se veut le coup d’envoi sérieux de la campagne présidentielle. On y parlera dette, fiscalité, réindustrialisation, simplification. Bravo. Appliquons-nous à rire jaune.

https://www.tf1info.fr/politique/en-direct-presidentielle-2027-les-candidats-ont-rendez-vous-au-medef-pour-un-premier-debat-melenchon-le-pen-glucksmann-tondelier-philippe-retailleau-attal-politique-les-informations-du-27-aout-2026-2460632.html

Pendant que ces gens-là peaufinent leurs formules et leurs sourires de confiance, le pays enregistre un triste record : 33 341 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi au premier semestre 2026. Plus de 180 patrons jetés dehors chaque jour. Les petites structures en première ligne, mais aussi les PME plus importantes, y compris celles de plus de 50 salariés. Construction, commerce, restauration… tout y passe. Environ 80 000 salariés dans le sillage.

Et pendant ce temps, les candidats font comme si de rien n’était.

Ils n’ont pas honte ? Certains d’entre eux ont déjà gouverné, déjà été candidats, déjà promis monts et merveilles. Ils ont endetté le pays jusqu’au cou, laissé filer l’immigration, multiplié les menaces de guerre et les dépenses inconsidérées. Résultat : une France qui s’enfonce, des entrepreneurs qui disparaissent, des Français qui trinquent. Et pourtant, les voilà de nouveau sur le devant de la scène, à faire des plans sur la comète, à jouer les sauveurs. Les pires de tous – ceux qui ont déjà échoué – sont souvent les plus confiants. De vrais Tartarin de Tarascon !Ils ne doutent de rien. Ils continuent de faire semblant d’y croire, avec des sourires de circonstance…

C’est un monde de menteurs et de manipulateurs. On se réunit sous les projecteurs, on écoute poliment les questions des patrons, on balance des recettes magiques (baisser les charges, simplifier, réindustrialiser… comme si personne n’y avait jamais pensé). Pendant que 33 000 dirigeants passent à la trappe, eux répètent le même spectacle.

La présidentielle 2027 les rend fous : plus le gouffre est profond, plus ils y voient une opportunité.

Dans quel pays vivons-nous, exactement ? Un pays où ceux qui ont aggravé la situation depuis des années se présentent à nouveau comme la solution. Où l’échec n’est jamais sanctionné, seulement recyclé en candidature. Où l’on débat solennellement de l’économie tandis que le tissu entrepreneurial se délite sous nos yeux.

Ils n’ont pas honte. Et c’est peut-être ça, le plus pathétique.

Christine Tasin

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5 Commentaires

  1. Le medef a soutenu en 2017 et 2022 macron…et ils viennent pleurer.
    De plus ils veulent 3 millions d’immigration de bacs moins 10 ingerable en plus

  2. Nous avons tous vu l’indigence et la médiocrité de ces personnages inamovibles et interchangeables… Du balais et vite… Des vendeurs de linges sales et chevaux de retour.

  3. Mélenchon le Bouddha salafiste, le garçonnet Attal, le lugubre sacristain Retaillau, le Fantômas du Havre, le ravi de la crèche Glucksmann, et la tenancière du bordel vert Marine Tondelière, un joli aréopage, on dirait un concours de cuisiniers qui proposent une recette traditionnelle revisitée pour la circonstance et intitulée : La bouillabaisse électorale. J’ai fait exception pour Marine Le Pen, je ne connais pas encore son programme.

  4. Il y avait au moins un représentant d’un parti combattu par la meute depuis la mitte que l’on ne peut certainement pas accuser de la trahison et du déclin français.