Le 25 juillet dernier, à l’ouverture de la conférence nationale sur la rentrée scolaire, le ministre algérien de l’Éducation, Mohamed Seghir Saâdaoui, a annoncé que l’anglais serait enseigné en première langue dès la troisième année de primaire. Ce n’est qu’en quatrième année que les élèves commenceront à apprendre, en plus, le français. Le ministre avait, auparavant, justifié ce choix devant les députés en estimant que l’apprentissage simultané de deux langues étrangères aux alphabets et phonèmes proches était « excessif » (sic) pour de jeunes enfants.
« Le français demeure une langue majeure »
Les déclarations de ce spécialiste des questions pédagogiques ont provoqué la réaction d’un ancien ministre, el-Hachemi Djaâboub, issu du parti islamiste Mouvement pour la société de la paix (MSP), proche des Frères musulmans, qui a défendu l’idée de « supprimer définitivement l’enseignement du français« , ce qui relèverait d’une « décision souveraine inscrite dans l’achèvement du recouvrement de la souveraineté nationale ».
Des partis islamistes et conservateurs ont également nourri la polémique. Ennahdha voudrait que l’apprentissage du français soit repoussé au secondaire, au même rang que l’allemand, l’italien ou l’espagnol. Le Front de l’Algérie nouvelle juge que l’apprentissage du français par les enfants algériens profite essentiellement à la France…
À l’opposé, le Parti des travailleurs (PT), trotskiste, a demandé le report des réformes, exigeant un débat national sous l’égide du président de la République et plaidant pour une « complémentarité entre arabe, tamazight, français et anglais ».
Le français est l’une des langues les plus importantes et institutionnellement présentes en Algérie. Il ne saurait être considéré comme une langue à abolir ou à négliger
Abderrezak Dourari, linguiste
Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), laïque, a publié un long communiqué arguant que « le français demeure une langue majeure de la science, de la médecine, de l’ingénierie, de la recherche, de la diplomatie et de la culture ».
« Affaiblir son enseignement, c’est réduire les capacités des jeunes Algériens à accéder au savoir, à poursuivre des études de haut niveau et à s’insérer dans un monde où le plurilinguisme est devenu une compétence essentielle », poursuit le texte, qui conclut que « ce choix est d’autant plus incompréhensible que l’Algérie continue elle-même à enseigner de nombreuses filières universitaires en français. On organise ainsi l’échec des étudiants avant même leur entrée à l’université. »
Une tribune déchaîne les passions à Alger
Le 12 août, un collectif de citoyens, universitaires, enseignants, chercheurs, écrivains, artistes, acteurs économiques et membres de la diaspora a publié dans Le Monde une tribune exprimant sa préoccupation face au recul du français dans l’espace public algérien, au-delà de l’école : enseignes, panneaux, communications institutionnelles, usages administratifs.
Les signataires plaident pour la complémentarité entre arabe, tamazight, français et anglais, refusent que l’intégration de la langue anglaise passe par un recul organisé du français et réclament une meilleure formation des enseignants. Ils dénoncent des choix guidés par l’idéologie plutôt que par une stratégie linguistique cohérente.
Cette tribune a déchaîné les passions à Alger. Le quotidien La Nouvelle République a écrit, le 16 août, que cette tribune défendait moins une langue qu’une position sociale et une rente symbolique : écoles privées francophones, études et diplômes français, installation en France font du français un passeport plus qu’un atout intellectuel, selon le journal. Le quotidien conservateur Echourrouk, pour sa part, réveille la vieille rhétorique de « Hizb França », le « parti de la France » en Algérie, sorte de cinquième colonne francophile…
« Le français est pourtant l’une des langues les plus importantes et institutionnellement présentes en Algérie . Il ne saurait être considéré comme une langue à abolir ou à négliger, non seulement parce qu’il s’agit d’une langue, mais aussi parce qu’il fait partie d’un patrimoine sociolinguistique et culturel incontournable », estime le linguiste Abderrezak Dourari dans une interview à un média algérien, qui considère que « l’anglais est l’une des langues les plus importantes au monde, mais le problème (…) est la manière dont il est intégré au système éducatif selon un cadre (…) exempt d’idéologie. Ce que nous observons aujourd’hui reflète l’idéologie sous sa forme la plus pernicieuse. » Même la très conservatrice Association des oulémas (érudits) algériens a nuancé le débat, décrétant qu’il fallait « sortir la réforme de l’école de la guerre idéologique ».
source Juvénal de Lyon
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Bon ! C’est bien ce qu’il va se passer chez-nous.
On avait oublié, dans l’article -Contre la littérature classique française, l’offensive de la « halal romance »- de mentionner : « la langue Française » dans la liste de ce qui dérange la diversité en France et qu’elle veut faire disparaître. Oui ! La Langue Française, la nôtre, déjà bien abîmée va bientôt figurer dans la liste des langues mortes.
C’est curieux, parce que justement sur les Guidestones de Georgia, sur lesquelles sont gravés, en plusieurs langues, les « 10 commandements de Nouvel Ordre Mondial de l’Âge de Raison », ne figure pas le Français. Par ailleurs, il y est dit que, ce Nouvel Ordre Mondial de l’Âge de Raison n’aurait qu’une seule langue.
Une bonne nouvelle, les futurs migrants dans un futur proche seront handicapés par la barrière de la langue. Une aubaine pour les Rosbifs qui sont si accueillants.
Macron préfère la culture manga. Son univers c’est DRAGON BABALL DZ. Gamin, casse toi au plus vite pour jouer au Lego…