Combien de temps encore nos policiers risqueront-ils leur vie par peur de se retrouver en prison ?

Combien de temps encore nos policiers mettront leur vie en danger par peur d’abattre de dangereux agresseurs et de se retrouver en prison comme trop d’entre eux ?

https://www.fdesouche.com/2026/08/11/toulouse-deux-policiers-attaques-au-couteau-par-un-homme-qui-aurait-hurle-allah-akbar-les-deux-agents-sen-sortent-avec-de-legeres-blessures-lun-a-failli-avoir-la-gorge-tranchee/

 

https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/videos/video-trois-policiers-blesses-apres-un-refus-d-obtemperer-pres-de-nantes-1884-2422327.html

 

À Toulouse, lundi 10 août 2026, deux policiers municipaux, un homme de 48 ans et une femme de 34 ans, patrouillent rue d’Austerlitz, en plein centre-ville. Un individu s’approche de leur véhicule, prétextant un renseignement. Il sort un couteau à huîtres, puis deux autres lames. Il frappe. La pointe d’un couteau effleure la carotide de l’un des agents. Le gilet pare-balles de sa collègue est profondément entaillé au flanc. Selon l’adjoint à la sécurité de Toulouse, Émilion Esnault, l’assaillant a crié  Allah Akbar  à plusieurs reprises, semblant  déterminé à commettre un meurtre ». Les agents le maîtrisent au bâton télescopique et au gaz lacrymogène. Ils s’en sortent avec des blessures légères. L’agresseur, légèrement alcoolisé, est placé en psychiatrie. Le parquet antiterroriste ne s’est pas saisi.

Quelques jours plus tôt, à Perpignan, un refus d’obtempérer tourne au carambolage. Cinq policiers sont blessés. Le fuyard, soupçonné d’avoir jeté de la cocaïne pendant la poursuite, prend la fuite. Près de Nantes, d’autres équipages ont déjà été percutés dans des circonstances similaires, certains grièvement. Ces scènes se répètent. Elles ne choquent plus vraiment. Elles devraient.

La question n’est pas pourquoi ces agressions ? Elle est plus crue : combien de temps encore des policiers accepteront-ils de risquer d’avoir la gorge tranchée plutôt que d’ouvrir le feu, de peur de se retrouver eux-mêmes sur le banc des accusés ?

Car la peur existe. Elle est documentée, mesurée, commentée en interne. Des policiers ont été condamnés pour des tirs lors de refus d’obtempérer. D’autres ont écopé de peines lourdes après des interventions où la légitime défense n’a pas été retenue. Des procédures s’éternisent. Des carrières sont brisées. Le message, même s’il n’est jamais formulé ainsi officiellement, circule : mieux vaut être blessé (ou mort) que d’être jugé. Mieux vaut laisser le couteau s’approcher de la carotide que de tirer et de devoir prouver, mois après mois, que la menace était actuelle, réelle et justifiée !

Le cadre légal existe. L’article 122-5 du code pénal et les dispositions du code de la sécurité intérieure autorisent l’usage de la force, y compris létale, en cas de danger imminent. La jurisprudence de la Cour de cassation a parfois validé des non-lieux. Une proposition de loi visant à instaurer une présomption de légitime défense a même été votée récemment. Mais sur le terrain, la réalité est autre. Chaque seconde compte. Chaque geste est filmé. Chaque tir déclenche une enquête, une mise en examen possible, une pression médiatique et politique. Pendant ce temps, l’agresseur au couteau ou le conducteur qui fonce à contresens bénéficie souvent d’un traitement plus clément, quand ce n’est pas d’une hospitalisation psychiatrique rapide.

Les chiffres des agressions contre les forces de l’ordre ne cessent de grimper. Les refus d’obtempérer se multiplient. Les attaques à l’arme blanche aussi. À Toulouse, les agents ont choisi de ne pas sortir leur arme à feu  face à la foule  !!!!. Courage ? Discipline ? Ou calcul froid face à un système judiciaire qui peut transformer un acte de survie en faute professionnelle ?

Pourtant, ce n’est pas une question de droit de tuer.  C’est une question de survie opérationnelle. Un policier qui hésite une fraction de seconde de trop parce qu’il imagine déjà le tribunal de Bobigny, la une des journaux ou la suspension administrative, n’est plus pleinement opérationnel. Et un pays qui demande à ses agents de s’exposer sans leur garantir une protection juridique claire et rapide les trahit.

Les syndicats le disent depuis des années. Les élus locaux, parfois, le reconnaissent après les faits. Les ministres de l’Intérieur successifs multiplient les déclarations de soutien. Mais les procédures judiciaires suivent leur cours, lentes et imprévisibles. Résultat : la dissuasion fonctionne à l’envers. Elle dissuade d’abord ceux qui sont censés protéger.

Combien de temps encore ? Jusqu’à ce qu’un agent meure parce qu’il a trop réfléchi. Jusqu’à ce qu’un collègue, après avoir vu la lame frôler la carotide de son coéquipier, décide que le risque judiciaire n’en vaut plus la peine. Ou jusqu’à ce que la société française choisisse enfin de dire clairement : un policier qui neutralise une menace mortelle n’est pas un suspect. Il est en service.

En attendant, à Toulouse, Perpignan ou ailleurs, ils continuent de sortir. Ils continuent de s’approcher. Ils continuent de risquer leur gorge. Et certains, en silence, se demandent encore s’ils ont vraiment le droit de se défendre.

Le jour où plus personne n’aura plus rien à perdre, ça va être terrible. Il arrive que les caves se rebiffent… Et comme ils sont en train d’accélérer les choses, espérant nous priver de l’élection de 2027, tout est possible. 

Christine Tasin

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7 Commentaires

  1. C’est ainsi, et je n’arrive pas à les plaindre. C’était tellement plus relax de verbaliser les familles sur les plages pendant le « covid « …. J’affirme que pendant les GJ, s’ils avaient eu le droit de tirer sur la foule à balles réelles, ils l’auraient fait sans état d’âme.

    • Je le pense aussi.
      Il suffit de penser aux heures sombres, ils ont bien obéi.
      Et durant les GJ, un flic a tué un pompier.
      Affaire sordide , passée sous silence, un silence religieux du type coco soviétique.

  2. « Mieux vaut être jugé par douze, que porté par six ».
    Je ne sais pas d’où est tirée cette citation, mais les flics devraient s’en inspirer.

  3. Réponse au titre : je ne sais pas mais cela devient dramatique vu qu’ils sont censés nous protéger.
    Peut-être qu’ils attendent 2027 et enfin avoir le droit de se défendre en tirant et de nous secourir en vidant un demi chargeur sur toutes les merdes qui veulent nous détruire ?
    Le hic est que micron et ses sbires de juges collabos vont tout faire pour empêcher l’élection et si les Russes n’existaient pas, ils auraient inventé un autre pays pour crier à l’ingérence étrangère…OUI, ils préparent un sale coup pour 2027.
    Depuis la super invasion des années 2000 et si j’étais flic, j’aurai déjà fait au moins 40 bavures ( pour le macronisme ) mais aux USA, j’aurai eu 40 médailles !!!!!

  4. Faites savoir concrètement aux personnes impliquées dans l’attaque de Toulouse, nommément citées dans « La Dépêche du Midi », que vous partagez l’opinion exprimée dans cet article :
    L’IMPRIMER et l’ENVOYER par La Poste à leur adresse postale :
    https://www.pagesjaunes.fr/pros/62858847 Jérémie CAZAUX, Directeur. Emilion Esnault, adjoint à la sécurité. Police municipale.
    https://www.pagesjaunes.fr/pros/51158114 David Charmatz, procureur de la République.
    Pour imprimer l’article facilement, cliquer sur l’icône « + » blanc sur fond bleu en toute fin d’article puis sélectionner PrintFriendly.
    Cliquer, pour les effacer, sur les éléments parasites à la fin.
    Choisir Style> Texte 90% Image 0%
    Cliquer sur PDF, choisir Taille de page A4, générer-télécharger le PDF et imprimer les deux pages en une feuille recto puis verso, page 1 puis 2 au dos.
    OPTION : suggérer pour les policiers une solution adaptée face au djihadisme de rue
    https://tinyurl.com/pflegdefpol
    Idem ci-dessus, Style> Texte 120% Image 75%
    Mettre la/les /deux feuille/s dans une enveloppe, écrire nom et adresse, timbrer et poster.

  5. IL existe mille fois plus de policiers que de hierarchie , ils nous emmerde a se plaindre , au lieu de flacher les gilets jaunes et les touristes INNOCENT COMME J’AI ETE TEMOIN , ILS N’ONT QU’A CHOISIR LEUR CAMP et le faire savoir.FORTS AVEC LES FAIBLES , FAIBLES AVEC LES FORTS ( FORTS qui ne le sont pas bien entendu ) .que voulez vous la gamelle …

  6. La police, comme la gendarmerie est totalement gangrenée par les adorateurs du parpaing, surtout chez les officiers, donc il convient de ne pas s’etonner de la collusion entre hierarchie policiere et justice gauchiste. Les fonctionnaires de police comme les militaires de gendarmerie ne sont pas defendus par leur hierarchie respective .au moins en police, les syndicats tres puissants peuvent aider les fonctionnaires par une assistance judiciaire . Mais apres l’insurrection du 2 mai 2027 à 20heure01, devra commencer le nettoyage des ecuries d’Augias, et pas au nettoyeur sous pression. Le feu purifie tout .