Claude Lévi-Strauss sur l’islam : « incapable de supporter l’existence d’autrui comme autrui »
«En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien du dialogue, l’intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s’en rendent coupables ; car s’ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c’est plus grave) incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui. »
Voir d’autres citations sur RR : Claude Lévi-Strauss : « Les brefs contacts que j’ai eus avec le monde arabe m’ont inspiré une indéracinable antipathie »
Introduction
À la fin de sa vie (il avait alors près de 98 ans), Lévi-Strauss revenait sur son parcours depuis la parution de Tristes Tropiques (1955). Il y expliquait que son rôle d’ethnologue avait toujours été de protéger la diversité culturelle menacée, mais que le sens de cette menace s’était déplacé au XXIᵉ siècle, le poussant à appliquer son regard protecteur également à la civilisation occidentale.
À l’heure où les repères s’effondrent et où les certitudes vacillent, se replonger dans le cinéma documentaire consacré aux grands penseurs de notre temps n’est pas un luxe d’esthète, mais une nécessité politique et morale. Parmi eux, Claude Lévi-Strauss occupe une place à part. Penseur géant, père de l’anthropologie structurale et observateur inégalé de la diversité humaine, il a marqué le XXᵉ siècle par la lucidité de son regard et la profondeur de ses analyses.
➢Des documentaires sont disponibles en ligne, en particulier : Claude Lévi-Strauss par lui-même (2008) 1h32 (un peu long à lancer, patience).
Regarder aujourd’hui un documentaire sur Lévi-Strauss, c’est se réapproprier l’héritage d’un esprit brillant qui aura consacré sa vie à cartographier la complexité des cultures. Mais c’est aussi assister à la trajectoire fascinante d’un homme qui, après avoir été le fervent défenseur des civilisations lointaines face au colonialisme triomphant, a su ajuster sa vision face aux bouleversements de son siècle.
Sans concessions ni aveuglement idéologique, Lévi-Strauss a fini par porter ce même regard ethnologique sur sa propre terre, avertissant les siens des périls nouveaux qui guettent la civilisation européenne (parmi lesquels la montée de l’islamisme). Une lucidité visionnaire qui résonne aujourd’hui comme un avertissement tragique face à ce que le journaliste Giulio Meotti analyse, dans le texte ci-dessous, comme le grand mal du XXIᵉ siècle : la naïveté suicidaire et le masochisme de l’Occident.
![]()
🔵Le masochisme : la plus grave maladie mentale de l’Occident
L’Occident a transformé ses propres valeurs — la liberté sexuelle, l’égalité des sexes, la protection des minorités — en armes retournées contre lui-même.
Adapté de l’article de Giulio Meotti

Claude Lévi-Strauss
À la fin de sa longue et magnifique existence, l’anthropologue Claude Lévi-Strauss écrivait :
« J’ai commencé à réfléchir à une époque où notre culture agressait d’autres cultures, et je me suis alors érigé en défenseur et témoin de leur existence. Aujourd’hui, j’ai l’impression que le mouvement s’est inversé et que notre culture se retrouve sur la défensive face aux menaces extérieures, parmi lesquelles figure la montée de l’islamisme. Et soudain, je me suis retrouvé à défendre, avec une ferme conviction, ma propre culture sur le plan ethnologique. »




318 total views, 314 views today


La naïveté des gens, cette Blanche par exemple.!!!!!! Ces imbéciles se cherchent un combat, et ils s’imaginent que les musulmans vont les accepter. Là aussi c’est la grande naïveté.!!! Le politique a une part de responsabilité, car on a été culpabilisés.!!!!