C’est reparti ! La dermatose nodulaire, ou le grand massacre d’animaux sains au nom d’une hystérie organisée

Abattages de force, vaccinations sous escorte de gendarmes : la dermatose nodulaire, ou le grand massacre d’animaux sains au nom d’une hystérie organisée

C’est reparti. À l’aube, une trentaine de gendarmes pour vacciner de force un troupeau. Chez Kyria Gay et ailleurs, l’État débarque, menottes à la ceinture, seringues en main, et décide que des bêtes en pleine santé doivent recevoir un vaccin vivant atténué ou finir à l’abattoir. Des milliers d’animaux déjà tués – environ 3 300 selon les chiffres officiels – pour une maladie qui ne passe pas à l’homme, se transmet principalement par des insectes piqueurs, et dont la mortalité réelle reste faible dans la majorité des cas décrits.

En décembre dernier, déjà, Christian Perronne ne mâchait  pas ses mots : La dermatose nodulaire chronique est une manipulation organisée !  Il avait raison de crier. La même mécanique qu’on a vue ailleurs : on gonfle le danger, on impose des mesures radicales, on refuse d’entendre les voix qui demandent de soigner, d’isoler, de lutter contre les vecteurs, et on passe directement au dépeuplement total. Abattre un troupeau entier dès qu’un seul animal présente des nodules ou un test positif, même si les autres sont sains, même s’ils viennent d’être vaccinés : voilà la « stratégie » officielle. « Une faute », continue de dire clairement le vétérinaire Alain de Peretti. Une absurdité scientifique et éthique, documentée par BonSens.org dans ses analyses : contagiosité surestimée, traitements existants ignorés, lutte antivectorielle (répulsifs, pièges, insecticides) reléguée au second plan au profit du fusil et de la seringue obligatoire.

Le ministère et l’Europe classent la maladie en catégorie A, justifient l’abattage sanitaire total par le risque économique et les règles d’éradication. Mais les faits de terrain, relayés par les éleveurs et des spécialistes critiques, montrent autre chose : des foyers souvent limités, des animaux qui guérissent, une transmission qui n’est pas un feu de poudre d’animal à animal comme on le martèle, et des abattages qui frappent des bêtes sans symptôme. On vaccine de force dans des zones élargies, on envoie des vétérinaires sous protection, on menace, on indigne. Et pendant ce temps, on refuse d’ouvrir vraiment le débat sur une gestion plus ciblée, sur le coût humain et économique pour les petites exploitations familiales, sur le trauma de voir son cheptel liquidé sous prétexte de « protéger les exportations ».

Ce n’est pas de la science, c’est de la gestion de crise par la peur et la coercition. On a vu le même schéma ailleurs : dramatisation, mesures disproportionnées, experts critiques taxés d’irresponsables, et un silence assourdissant sur les alternatives. Perronne, les analyses de BonSens.org, les prises de position de vétérinaires comme de Peretti : ils disent clairement que l’abattage systématique de sains est une faute. Que la vaccination obligatoire sous escorte n’a rien d’une évidence. Que la dermatose nodulaire, telle qu’elle se présente, ne justifie pas ce niveau de violence d’État contre le vivant et contre les éleveurs.

Jusqu’à quand va-t-on laisser l’État abattre des animaux sains et forcer des injections au petit matin, au nom d’une éradication qui ressemble de plus en plus à une purge ? Les gendarmes ne devraient pas servir de bras armé à une politique sanitaire contestée jusque dans ses fondements. Les troupeaux ne sont pas des pions. Les éleveurs non plus. Il est temps de crier plus fort : stop au massacre, stop à la vaccination de force, place à une gestion rationnelle, transparente et respectueuse du vivant.

Christine Tasin

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