Un homme sur 100 est susceptible de vous fracasser le crâne :voici la solution

« Principes de défense personnelle »… Chaque semaine un des 10 chapitres du livre traduit pour les lecteurs de Résistance républicaine

Dominique Schwander a découvert un petit livre en anglais qui pourrait intéresser nos lecteurs : Principes de défense personnelle, de Jeff Cooper. Il a écrit à l’auteur pour lui demander l’autorisation de traduire son livre, chapitre par chapitre,  pour nos lecteurs, elle a accepté !  Et sa fille qui  préside sa  fondation a répondu immédiatement, favorablement, ravie qu’un media français fasse connaître ce petit livre qui devrait être très utile à tous les résistants !

Christine Tasin

Sa fille qui est la Présidente de la Fondation a répondu immédiatement à Jeff Cooper, ravie de sa proposition.

Dear Dr. Schwander,
I am happy to have you translate Dad’s book into French.   We all think of this book as a sort of timeless bible for making your way safely in the world.  The more good people who have access to these words of wisdom, the better.
Thank you for your work so far, and thank you for asking permission.
DVC, Lindy Cooper Wisdom

Nous allons donc avoir le plaisir de lire ce livre en renouant avec une vieille pratique notamment mise en oeuvre au XIXème siècle où les livres paraissaient sous forme de feuilleton. Dominique traduira donc et publiera chaque semaine  un des chapitres de ce petit livre qui fait une cinquantaine de pages.

Merci Jeff, Merci Dominique.

Christine Tasin

 

Introduction du livre Principes de défense personnelle

Certaines personnes s’en prennent à d’autres. Que cela nous plaise ou non, c’est une réalité de la vie. Il en a toujours été ainsi et cela ne changera pas. Le nombre de sociopathes au sein d’une population donnée varie considérablement, mais nous pouvons retenir, par souci de simplicité, le chiffre d’un sur cent, ce qui n’est pas loin de la réalité. Environ une personne sur cent est susceptible, dans certaines circonstances, de s’en prendre violemment à une autre, au mépris de la loi, pour des raisons qui lui semblent suffisantes à ce moment-là. Prenez la population masculine en bonne santé de votre communauté, divisez-la par cent, et vous obtiendrez une bonne approximation du nombre de personnes susceptibles de décider de vous fracasser le crâne. Il n’est pas pertinent de contester les fondements mathématiques de ce calcul. Il se peut qu’il soit erroné pour votre lieu et votre époque. Mais quiconque est conscient de son environnement sait que le danger d’une agression physique existe bel et bien, et qu’il existe partout et à tout moment. La police, de plus, ne peut vous en protéger que de manière occasionnelle.

L’auteur part du principe que le droit à la légitime défense existe. Certaines personnes ne le reconnaissent pas. Ce livret ne s’adresse pas à elles. Il s’adresse à ceux qui estiment que quiconque choisit d’attaquer physiquement un autre être humain le fait à ses risques et périls. Dans certaines juridictions, on considère que la victime d’un agresseur doit, avant tout, tenter de s’échapper. C’est un beau concept juridique, mais il est très souvent peu judicieux sur le plan tactique. Lorsque l’on a épuisé tous les moyens d’éviter le conflit, il est peut-être déjà trop tard pour sauver sa vie. Les lois varient et ne peuvent être mémorisées de manière encyclopédique; de toute façon, ce n’est pas la jurisprudence qui nous intéresse ici, mais la survie. Si l’on survit à une bagarre, nous supposerons que l’on s’en sort mieux que si ce n’était pas le cas, même si l’on risque par la suite de faire l’objet de poursuites judiciaires. 

Un crime violent n’est possible que si ses victimes sont des lâches. Une victime qui riposte rend toute l’affaire irréalisable. Il est vrai qu’une victime qui riposte peut en souffrir, mais celle qui ne riposte pas en souffrira presque certainement. Et, qu’elle en souffre ou non, celle qui riposte conserve sa dignité et son amour-propre. Toute étude de la liste des atrocités commises ces dernières années Starkweather, Speck, Manson, Richard Hickok et Cary Smith, entre autres, montre immédiatement que les victimes, par leur ineptie et leur timidité effroyable ont pratiquement contribué à leur propre meurtre. (Ne les met pas en colère, Martha, pour quils ne nous fassent pas de mal.)

Tout homme digne de ce nom ne peut pas , par honneur, se soumettre à des menaces ou à la violence. Mais de nombreux hommes qui ne sont pas des lâches sont simplement pris au dépourvu face à la sauvagerie humaine. Ils n’y ont pas réfléchi (aussi incroyable que cela puisse paraître à quiconque lit le journal ou écoute les informations) et ils ne savent tout simplement pas quoi faire. Lorsqu’ils se retrouvent face à face avec la dépravation ou la violence, ils sont stupéfaits et déconcertés. Il est possible d’y remédier.

Les techniques de combat rapproché ne sont pas abordées dans cet ouvrage. Ce que l’on appelle les arts martiaux (boxe, karaté, bâton, pistolet, etc.) constituent des disciplines à part entière et doivent être acquis par le biais de programmes adaptés d’enseignement, d’entraînement et de pratique. Il incombe à tous les hommes et femmes valides de s’y intéresser. Mais le sujet de cet ouvrage est plus fondamental que la technique, puisqu’il s’agit d’une étude des principes directeurs de la survie face à une violence, non provoquée, de la part d’agresseurs hors-la-loi. La stratégie et la tactique sont subordonnées aux principes de la guerre, tout comme le combat défensif individuel est subordonné aux principes suivants de la défense personnelle.

Traduction de Dominique Schwander pour Résistance républicaine

Chapitre 2 dans quelques jours..

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