Tunis : l’ambassadeur de France convoqué après l’interview de Moncef Marzouki !

Tunis : l’ambassadeur de France convoqué sur instructions du président Kaïs Saïed après l’interview de Moncef Marzouki !

Encore un impair commis par une chaîne sous la présidence de Delphine Ernotte,  inamovible présidente dilettante et irresponsable des incidents diplomatiques occasionnés par  ses subordonnés qu’elle ne contrôle pas ! La vie est belle, non ? Pourvu que ça dure encore…
Un incident diplomatique de plus sur les bras de Macronibus, il ne lui reste plus que le Maroc  avec lequel il vient de faire ami-ami en Afrique et peut être le Gabon ?
C’est la poisse qui le poursuit jusqu’en 2027… Manque plus qu’il se fâche avec Monaco, notre grand allié !

Juvénal

o La rédaction d’ El Watan
La diplomatie tunisienne est montée au créneau. Sur instruction du président Kaïs Saïed, le secrétaire d’État tunisien aux Affaires étrangères a convoqué, vendredi 24 juillet, l’ambassadrice de France à Tunis pour lui signifier une «vive protestation» après la diffusion, par France 24, d’un entretien avec l’ancien président Moncef Marzouki, aujourd’hui recherché par la justice tunisienne.
Une convocation sur instruction présidentielle
Le communiqué du ministère tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger ne cite ni la chaîne ni la personne interviewée. Mais plusieurs médias ont rapidement identifié les protagonistes : il s’agit de l’entretien accordé cette semaine à France 24 par Moncef Marzouki, l’ancien chef de l’État tunisien, aujourd’hui visé par un mandat de justice dans son pays. C’est l’ambassadrice française à Tunis, Anne Guéguen, qui a été reçue par le secrétaire d’État tunisien pour se voir signifier la position officielle de Tunis.
Selon le texte du ministère, cet entretien «a comporté des atteintes à la souveraineté de l’État tunisien», a visé «sa sécurité nationale ainsi que ses institutions», et a constitué «un appel explicite à la sédition et aux affrontements internes».
Ce qu’a dit Marzouki
Lors de cette intervention sur la chaîne publique française, l’ancien président tunisien a vivement critiqué la gestion politique actuelle du pays. Il s’en est notamment pris aux discours officiels visant les migrants subsahariens, estimant que la politique menée en la matière par les autorités tunisiennes constitue une rupture préjudiciable avec l’environnement africain du pays. Moncef Marzouki a également critiqué sévèrement l’évolution politique de la Tunisie depuis l’arrivée au pouvoir de Kaïs Saïed.
Tunis dénonce une «répétition délibérée»

Au-delà du contenu de l’entretien, c’est la récurrence de ce type de prises de parole sur les médias publics français qui irrite Tunis. Le secrétaire d’État tunisien a exprimé «la ferme condamnation et la profonde indignation» de son pays face à ce qu’il qualifie de répétition délibérée de telles pratiques, accusant ces médias de diffuser des contenus incitant à la haine et des allégations mensongères à l’encontre de l’État tunisien.

Pour Tunis, de tels agissements dépassent les limites garanties par la liberté d’expression, la liberté de la presse et les règles déontologiques du métier de journaliste. Le ministère y voit une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d’un État souverain, ainsi qu’une incitation directe contre ses institutions et ses symboles, des actes qu’il juge réprimés tant par la législation tunisienne que par le droit international et les usages diplomatiques.

La responsabilité de l’État français mise en cause

Le point le plus sensible du communiqué tunisien touche au statut de France 24. Le secrétaire d’État a souligné que le caractère public et officiel de la chaîne engage, selon Tunis, la responsabilité morale de l’État français, une responsabilité qui ne saurait être écartée au nom de l’indépendance éditoriale ou de la liberté de la presse. Le ministère appelle en conséquence les autorités françaises à prendre, de leur propre initiative et conformément à leur législation, les mesures nécessaires pour mettre fin à ce qu’il considère comme des agissements inacceptables.

Un climat bilatéral déjà sous tension

Cette convocation intervient dans un contexte où les relations franco-tunisiennes avaient pourtant été présentées, ces derniers mois, sous un jour plus apaisé. En mars 2026, l’ambassadrice française avait mis en avant plusieurs rendez-vous diplomatiques communs et un entretien téléphonique entre Kaïs Saïed et son homologue français autour de leurs intérêts partagés. L’épisode de l’interview de Marzouki marque un net raidissement de ton, la France n’ayant pas encore réagi publiquement à la convocation de son ambassadrice.

source

Juvénal de Lyon

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