De l’aplaventrisme des élites occidentales face à la demande populaire de loi du talion

 

 

L’Europe des prisons : le grand écart des politiques carcérales

Partout en Occident un fossé grandissant se creuse entre l’opinion publique et les politiques pénales mises en œuvre. Tandis que les citoyens réclament souvent plus de fermeté – le fameux  talion, une réponse proportionnée et dissuasive aux crimes –les systèmes judiciaires privilégient de plus en plus la compréhension, la réhabilitation, les secondes (voire cinquièmes) chances, les aménagements de peine et les approches thérapeutiques. Cette priorité accordée à la confiance dans la réinsertion est-elle juste ? D’autant qu’elle expose parfois les populations à des risques évitables.

Le peuple, lui, avec son bon sens, son besoin de justice, d’efficacité et… de sécurité pour les siens ne demande pourtant pas l’impossible, juste la justice et de la fermeté. 

Les sondages et études d’opinion montrent régulièrement que les citoyens perçoivent les peines comme trop clémentes. En Europe comme aux États-Unis, une part significative de la population estime que les tribunaux sont trop indulgents, particulièrement envers les récidivistes et les auteurs de violences graves. Cette frustration s’exprime dans les débats sur l’immigration, la sécurité urbaine ou les faits divers dramatiques.

Pourtant, les politiques pénales restent orientées vers la réduction de la population carcérale, les libérations conditionnelles élargies et les programmes de rééducation ou de traitement psychologique.

En effet, dans tout le monde occidental on voit clairement que la priorité n’est pas la protection des nôtres mais la réhabilitation et la deuxième chance .

De nombreux pays européens, comme l’Allemagne, les Pays-Bas ou la Norvège, incarnent cette philosophie. Les peines de prison sont plus courtes, les alternatives à l’incarcération (amendes, travaux d’intérêt général, probation) privilégiées, et l’accent est mis sur la réinsertion : formation, suivi psy, accompagnement social. En Norvège, célèbre pour son modèle normalisant, le taux de récidive avoisine les 20 % après deux ans, contre des chiffres souvent plus élevés ailleurs.

En France, les aménagements de peine, libérations conditionnelles et contraintes pénales  visent à limiter l’emprisonnement, considéré comme une mesure de dernier recours (sauf pour les récidivistes les plus lourds, où des assouplissements existent aussi). Les statistiques montrent que les sortants de prison bénéficient parfois d’un taux de récidive moindre avec ces dispositifs, mais, globalement, la récidive reste élevée : autour de 47-63 % à 2-5 ans selon les études.

Cette approche repose sur une croyance humaniste : la plupart des délinquants pourraient changer grâce à la compréhension et au soutien. Les autorités préfèrent investir dans la prévention de la récidive par la rééducation plutôt que par la rétention prolongée.

 Les risques pour les nôtres

Le revers de cette confiance est bien réel. Des affaires tragiques – récidives meurtrières après des libérations anticipées, agressions par des individus déjà connus des services – alimentent le sentiment d’insécurité. En France, une grande partie des sortants de prison ont un passé judiciaire chargé, et la surpopulation carcérale coexiste avec des libérations pour désengorger le système. Des pays comme le Royaume-Uni ont eux aussi expérimenté des libérations massives pour gérer la surpopulation, avec des résultats plus que mitigés… Par contre un Tommy Robinson, lui, qui n’avait blessé ni tué personne n’a pas eu de cadeau….

Les défenseurs de cette clémence soulignent que la prison purement punitive peut aggraver la récidive (effet criminogène  des courtes peines) et que la réhabilitation protègerait mieux la société à long terme. Il est facile de rétorquer que cela idéalise trop souvent  le délinquant aux dépens des victimes et de la sécurité collective, puisqu’elle place la confiance dans l’autre avant  la protection des citoyens vulnérables.

Le débat est plus que jamais nécessaire, les choses vont-elles changer avant que les peuples exaspérés ne prennent les fourches???

Contrairement à une demande populaire intuitive de justice proportionnée et dissuasive, les élites et institutions occidentales misent massivement sur l’empathie, la psychologie et la réinsertion. Cette évolution reflète des valeurs des humanistes  qui avaient cours et sens dans l’ensemble de la société… avant : dignité de la personne, espoir de rédemption… mais elle soulève une question lancinante : jusqu’où pousser la confiance quand les faits divers rappellent brutalement les limites de la rééducation ?

Trouver l’équilibre entre humanité et fermeté reste l’un des défis majeurs des démocraties occidentales. Ignorer trop longtemps le sentiment populaire risque d’alimenter la défiance envers les institutions.  Parce que, tout de même, le quotidien c’est bien le peuple qui le vit et qui voit ses enfants assassinés, non ? Sans parler de la France elle-même dont les meilleurs sont tués ou quittent notre pays, pendant que nos gentilles élites ouvrent grand les portes pour que nombre de sauvages et d’islamistes viennent les remplacer. Il me semble que; là où on en est, on n’évitera pas le débat sur le retour de la peine de mort.

Jeanne La Pucelle

 1 total views,  1 views today

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Soyez le premier à commenter