Autonomie de la Corse, début du détricotage de la France pour la faire disparaître

 

Encore un sale coup porté à la nation par l’une des âmes damnées de Macron, Darmanin. C’est un projet de loi constitutionnelle qu’il a lancé en 2022… Même si c’est « compliqué », même si vous ne comprenez pas tout.. n’oubliez pas l’essentiel : tout ce qui vient de chez ces gens-là c’est mauvais pour la France, c’est mauvais pour tout.

Entre les régionalistes (gauchos pour l’essentiel ou appartenant à la véritable extrême-droite anti-France -sur le coup, les extrêmes se retrouvent)), les mondialistes (bonjour Macron), les jaloux perfides comme l’Allemagne et l’Angleterre  ennemis héréditaires qui ne pardonnent pas à la France et sa grandeur et Napoléon et De Gaulle, nous assistons à la coalition des ordures, la coalition des anti-France. J’allais oublier les meilleurs, les immigrationnistes, avides de nous grand remplacer et quoi de mieux que de faire de nous un îlot pour accueillir toute la misère du monde après avoir obligé les Français historiques à s’en aller ?

On assiste carrément à un chantage abominable de l’ex-président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni ; «Si le Parlement nous ferme la porte au nez ou s’il nous envoie un signal négatif en édulcorant ce texte et en remettant en cause l’accord politique qui le sous-tend, l’un et l’autre validés par une très large majorité des élus de l’île (et les citoyens ils comptent pour du beurre ?), toutes strates et familles politiques comprises, ce sera lourd de conséquences perturbantes». 2 choses à remarquer : on se garde bien de demander leur avis aux Corses, pas plus qu’aux Français en général. Et on passe au chantage : si  on n’a pas ce qu’on a… on va tout casser !!!

Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale le 23 juin 2026 par 271 voix contre 202, le projet de loi constitutionnelle introduit un nouvel article 72-5 dans la Constitution. Il reconnaît à la Corse un  statut d’autonomie au sein de la République, tenant compte de ses spécificités « insulaires, géographiques, historiques, linguistiques et culturelles »,ainsi que du « lien singulier à la terre corse », et  il donne à la collectivité locale la possibilité de « décider de l’adaptation » de certaines lois et règlements, hors compétences régaliennes.

Bref, le simple texte voté dit tout : il n’est plus question de France. Il n’existe plus qu’une île CORSE. Point barre. Et la Corse doit être le fer de lance du détricotage de toutes nos terres.

C’est dans doute l’une des raisons majeures pour lesquelles Macron a été choisi en 2007…

Conséquences institutionnelles majeures

Ce texte modifie profondément l’équilibre constitutionnel de la décentralisation française, jusqu’ici fondée sur l’article 72 qui garantit « une organisation décentralisée tout en préservant l’unité et l’indivisibilité de la République »

On n’aura donc plus les mêmes lois partout en France ! 

– Pouvoir normatif adapté : La Collectivité de Corse pourra adapter les lois et règlements nationaux dans des matières qui seront précisées ultérieurement par une « loi organique » nécessitant un vote à la majorité absolue au Parlement. Elle pourra également édicter ses propres normes dans ses domaines de compétences, hors régalien (défense, justice, affaires étrangères, nationalité, etc.). Un contrôle a posteriori par le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel est prévu.

Nous, Français, ne serons plus chez nous partout dans l’ancienne France. Un passeport pour aller en Nouvelle Calédonie et en Corse ?  Seuls les migrants continueront d’aller habiter où ils voudront sans justificatifs…

– Différenciation territoriale : Pour la première fois, une collectivité métropolitaine se voit reconnaître constitutionnellement un statut spécifique, distinct des régions classiques et même des outre-mer (articles 73/74). Cela crée un précédent juridique inédit.

Les risques institutionnels sont énormes ! C’est un  cap, que dis-je , c’est une péninsule ! 

– Le parcours législatif  à venir sera  long et incertain… pour le meilleur ou pour le pire ? Avec le nombre de tarés et d’anti-France élus à l’Assemblée, on peut craindre le pire.  Après l’Assemblée, le texte doit être adopté dans les mêmes termes par le Sénat (majoritairement hostile au moment où j’écris ces lignes ouf ! ). Puis, un Congrès à Versailles (ou un referendum -ça je n’y crois pas, ils ont été tellement échaudés un certain 29 mai 2005 qu’ils n’essaieront pas)  – devra l’approuver à la majorité des 3/5e des parlementaires. Une loi organique suivra pour détailler les compétences, potentiellement avec consultation des Corses.

– Ce sera la boîte de Pandore : d’autres régions ou territoires (Bretagne, Alsace, Pays basque, Occitanie, Outre-mer) pourraient eux aussi invoquer leurs propres particularités ou singularités pour réclamer des adaptations similaires, fragmentant progressivement le droit applicable sur le territoire national.
– Ce sera forcément une atteinte à l’égalité républicaine  et donc de fait la disparition de l’entité « France ».  Des normes différentes selon les régions et territoires pourraient créer des inégalités entre citoyens français (fiscalité, urbanisme, résidence, éducation, environnement et même langue, d’aucuns sont en embuscade attendant le droit d’imposer leur langue dite régionale à tous, aux dépens du français …).
Concurrence normative : risque de conflits permanents entre normes corses, lois nationales et droit européen, avec une complexité juridique accrue. Faudra-t-il déposer en Corse un brevet rédigé en Corse  pour avoir plus de chance de le voir ratifier que sur le territoire métropolitain ?
Affaiblissement du Parlement et donc de la France, forcément. Transfert partiel de souveraineté législative vers une collectivité locale.Tout sera vu et décidé depuis le petit bout de la lorgnette.
Un précédent pour l’UE fébrilement attendu et espéré pour Der Leyen : Renforcement d’une Europe des régions au détriment des États-nations, facilitant à terme une dilution de la souveraineté française. Le Conseil d’État avait déjà alerté sur les risques d’une autonomie trop large, insistant sur le maintien strict des principes républicains.

Quid des opposants,  défenseurs d’une République une et indivisible ? En minorité à l’Assemblée puisque ça a été voté, mais majoritaires au Sénat… rien n’est donc fait.

Les critiques les plus vives viennent principalement des Républicains (LR) et d’une partie des jacobins attachés à l’unité nationale :

–  LR : Principal groupe d’opposition au texte. Ils estiment qu’il menace l’indivisibilité de la République et ouvre la voie à un  détricotage  progressif. François-Xavier Ceccoli (député LR de Haute-Corse) a affirmé :  personne du groupe LR ne soutiendra ce texte  Ils ont multiplié les amendements pour limiter fortement le pouvoir d’adaptation.

Quelques autres voix « jacobines », assez isolées ici ou là : Certains élus Renaissance, de droite républicaine, UDR (Union des droites) ont dénoncé un risque de fragmentation. Des tribunes dans Le Figaro ont alerté sur la remise en cause de l’unité nationale et l’égalité devant la loi.

– Position du RN : Plus nuancée. Historiquement hostile à l’autonomie corse, le parti a évolué et propose une contre-autonomie « maîtrisée »  (adaptations limitées sans pouvoir législatif plein), tout en refusant le texte actuel jugé insuffisamment protecteur de l’unité nationale.

Quel chemin parcouru depuis Jean- Marie Le Pen  : Août 1984, la venue en Corse de Jean-Marie Le Pen pour les élections européennes ne passe pas inaperçue dans les rangs nationalistes. Le leader d’extrême droite, vu comme l’ennemi numéro un en Corse, y fait huer l’autonomie, décrit la langue corse comme un dialecte et attaque : « Une Corse indépendante deviendrait un porte-avions soviétique ou une colonie arabe. » Difficile d’imaginer à cette période qu’en 2026, le Rassemblement national (RN) allait proposer un contre-projet d’autonomie de la Corse à l’Assemblée nationale. Figaro

Communistes : Majoritairement opposés, par attachement à un modèle républicain centralisé.

Ces opposants insistent : l’autonomie n’est pas neutre. Elle pose la question fondamentale de savoir si la France peut survivre comme nation forte en acceptant une différenciation croissante de ses territoires, ou si elle doit réaffirmer son modèle unitaire face aux pressions identitaires et européennes.

Le Sénat, où la droite est forte, pourrait bloquer ou amender lourdement le texte, rendant son adoption finale très incertaine.

Christine Tasin

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