Macron se paye notre tête : Oui à la rigueur… mais non aux retours, voyons !
Amis lecteurs, applaudissez bien fort ! Le grand illusionniste de l’Élysée est de retour sur scène avec son sketch préféré : la fermeté imaginaire. Hier encore, Macron, la main sur le cœur et la voix vibrante de sincérité, nous a sorti son grand numéro :
Oui pour une politique très rigoureuse en matière d’immigration, telle que nous l’avons portée au niveau européen et national, et je l’assume. Oui pour une politique qui lutte contre l’immigration illégale, qui nous rend plus efficaces, qui conduit à des retours.
Bravo, maestro ! Standing ovation. On en pleurerait presque de joie. Enfin un président qui assume ! On se croirait presque dans un pays sérieux.
Sauf que dans la même phrase, ou juste après, le même Macron s’oppose mordicus à la création de centres de retour hors des frontières de l’UE. Des « hubs » où l’on pourrait, vous savez, vraiment renvoyer les clandestins au lieu de leur offrir un OQTF décoratif et un SMS poli : « Merci d’avoir choisi la France, à bientôt ! »
C’est d’un comique absolu. C’est comme si un champion du monde de boxe déclarait : Je suis totalement engagé dans le combat, je l’assume, je suis même très bon pour monter sur le ring… Par contre, les coups, hors de question. Ça fait mal aux adversaires et c’est pas très inclusif.
C’est comme si un pompier déclarait : Je suis totalement engagé dans la lutte contre l’incendie, je l’assume, je suis même très bon sur les discours. Par contre, l’eau et les camions rouges, hors de question, ça fait trop polémique. »
Depuis des années, on nous rebat les oreilles avec « les retours sont une priorité absolue« . Priorité absolue comme le dentifrice qu’on oublie d’acheter : on en parle tous les matins, mais concrètement, c’est le désert. Quelques milliers de retours effectifs sur des dizaines de milliers d’OQTF ? Un taux de réussite digne d’un élève qui copie sur son voisin et rend copie blanche.
Et quand une idée un peu concrète arrive (externaliser les centres, comme le font des pays qui ne passent pas leur temps à se regarder le nombril), notre président chéri, grand Européen devant l’Éternel, fait le dos rond : Non, trop compliqué, trop risqué, ça va fâcher les juges et les belles consciences du Marais.
Résultat ? On continue le grand bal masqué : accords européens qui finissent au fond d’un tiroir, discours musclés, expulsions symboliques pour le 20 heures, et des clandestins qui disparaissent dans la nature avec l’efficacité d’un magicien de bas étage.
Macron ne se contente pas de nous prendre pour des cons. Il nous le fait avec un sourire carnassier, une petite moue de supériorité et l’assurance de celui qui pense que le peuple est trop occupé à survivre pour remarquer la supercherie. Avec l’assurance de celui qui méprise le peuple et jouit littéralement sous nos yeux de se payer notre tête et de décider tout seul de notre enfer dans ce qui est censé être une démocratie.
La rigueur sans les outils de la rigueur, c’est du vent. Et chez Macron, le vent, on sait faire : c’est même sa spécialité depuis 2017.
Le public commence à siffler. Normal. On finit par se lasser des clowns qui promettent la lune et nous livrent des mirages. Il serait temps !
Christine Tasin
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Un commentaire simple: Virons les TOUS et peu importe ce nous racontent tous les enfumeurs qui de près ou de loin ont mis la France dans cet état.
Il n’y a pas d’autre solution et ça urge…
Non aux retours, oui au regroupement familial!
C’est le meilleur crazydent de tous les temps?! En 10 ans il en a de l’expérience!