On dirait que la stratégie russe serait pour le moment une guerre d’usure prolongée, avec des avancées lentes et coûteuses sur le terrain, des frappes massives sur les infrastructures ukrainiennes et des manœuvres diplomatiques pour exploiter les divisions occidentales (notamment autour de Trump).
Apparemment Poutine n’a pas renoncé à ses objectifs de base (et on le comprend ! il n’a pas fait tout ça pour rien !!!) : contrôle des territoires annexés (Donetsk, Louhansk, Kherson, Zaporijjia), neutralité de l’Ukraine et démilitarisation, même si les ambitions maximalistes ont été revues à la baisse.
Sur le plan militaire
– Les forces russes continuent les assauts d’infanterie avec appui d’artillerie, drones et missiles, particulièrement dans le Donbass. Les gains territoriaux semblent limités cette année, les Russes n’avançant pas beaucoup et les Ukrainiens contre-attaquant systématiquement, parfois efficacement.
– Poutine use en même temps de frappes stratégiques avec des attaques massives de drones et missiles (y compris hypersoniques comme l’Oreshnik) sur les villes (Kyiv, Dnipro, Kharkiv), l’énergie et l’industrie. Objectif : briser la volonté ukrainienne, perturber la logistique et forcer Kiev à disperser ses défenses. Ces frappes sont devenues centrales car les avancées terrestres stagnent.
– Adaptations : Augmentation de la production de drones, usage de l’’IA, guerre électronique…
Sur le plan diplomatique et politique
Moscou mise-t-il sur la fatigue occidentale et un accord direct avec Washington ? Poutine rejette souvent les négociations directes avec Zelensky tout en gardant la porte ouverte à un éventuel marché imposé via Trump. Il espère sans doute que les Européens seront contournés et que l’aide à l’Ukraine s’effritera mais rien n’est moins sûr en ce moment. Les exigences de Moscou demeurent : reconnaissance des territoires occupés, zone tampon, neutralité ukrainienne.
Forces et faiblesses
– Forces : Économie en mode guerre qui résiste aux sanctions sans doute grâce à l’aide de la Chine, l’Inde, etc.), Le réservoir humain est important, permettant à la Russie d’absorber les pertes.
– Faiblesses : Avancées très lentes, pertes élevées, pression économique croissante, vulnérabilité aux frappes ukrainiennes profondes sur les raffineries et la logistique.
En résumé, peut-on dire que la Russie joue la montre pour tenir jusqu’à ce que l’Occident lâche ou que Trump force un cessez-le-feu favorable ? La Russie, a priori, est toujours en position de victoire rapide, mais reste apparemment capable de prolonger le conflit indéfiniment au prix fort. L’issue dépendra beaucoup des négociations en cours et de la capacité ukrainienne à maintenir la pression (frappes + contre-attaques), capacité qui dépend presque uniquement de nos sous, à nous Européens fauchés qui ne supportons pas Zelensky et ses nazis qui viennent de rendre hommage à Andrij Melny… De quoi nous rendre plus qu’amer et de souhaiter, plus que jamais, la victoire de la Russie !
Pendant ce temps au G7…
« La remobilisation du G7 » pour accroître la pression sur la Russie est « extrêmement importante », a insisté mercredi Emmanuel Macron, en clôture du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des sept grandes puissances industrielles.
« Nous nous sommes engagés à accroître les pressions, y compris par un renforcement de nos sanctions et cette remobilisation du G7 (…) est extrêmement importante », a-t-il déclaré. Sur l’Ukraine, « c’est la première fois que nous avons une telle convergence en G7. Et c’est la première fois que nous portons des conclusions aussi claires », a-t-il estimé.
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