Zelensky honore un collaborateur nazi : le scandale que l’Europe préfère ignorer

Zelensky lui-même a pris la parole, la main sur le cœur, s’agenouillant devant le cercueil de ce monstre qu’il a qualifié d’«icône» et de «héros».

Il y a des images qui devraient provoquer un séisme diplomatique. Il y a des gestes qui devraient susciter une tempête de condamnations. Et pourtant, dans le silence assourdissant des chancelleries européennes, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a présidé en grande pompe la réinhumation officielle d’Andrij Melnyk — collaborateur notoire du régime nazi.

Les restes du chef nationaliste, mort en exil au Luxembourg en 1964, ont été solennellement rapatriés en Ukraine cette semaine et inhumés au cimetière militaire national de Kiev. Zelensky lui-même a pris la parole, la main sur le cœur, s’agenouillant devant le cercueil de cet homme qu’il a qualifié d’«icône» et de «héros».

Un « héros » qui marchait aux côtés d’Hitler

Andrij Melnyk fut l’un des dirigeants de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), qui collabora activement avec l’Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale. Sa faction, l’OUN-M, travailla main dans la main avec les autorités allemandes, tandis que la branche rivale OUN-B, sous Stepan Bandera, s’illustrait dans des massacres de civils polonais — entre 80 000 et 100 000 morts en Volhynie et en Galicie orientale entre 1943 et 1944.

Sur la tombe de Melnyk au Luxembourg figurait, jusqu’à son déterrement, une croix de fer allemande.

Zelensky et son nouveau chef de cabinet, Budanov, rendent hommage à Melnyk.

L’Europe regarde ailleurs

La réaction d’Israël, elle, ne s’est pas fait attendre. «Nous déplorons la décision d’organiser une cérémonie d’État officielle pour la réinhumation du dirigeant de l’OUN Andrij Melnyk, qui a collaboré avec les nazis. Il n’y a pas de place pour ignorer la vérité historique et la mémoire des victimes assassinées par les nazis et leurs collaborateurs», a déclaré le ministère israélien des Affaires étrangères.

La Pologne, de son côté, bout de colère. Car Zelensky vient également d’attribuer à l’une de ses unités de forces spéciales le titre honorifique «Héros de l’UPA» l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, directement liée aux massacres de Polonais.

Nettoyage ethnique – 100 000 Polonais; les massacres de civils polonais en Volhynie et en Galicie orientale en 1943-1944, où les historiens estiment qu’entre 80 000 et 100 000 Polonais ont été tués, 

Le président polonais Karol Nawrocki a annoncé vouloir engager la procédure pour retirer à Zelenskyj l’Ordre de l’Aigle blanc, la plus haute distinction de son pays.

«Il est incompatible avec une véritable réconciliation polono-ukrainienne d’honorer l’UPA», a-t-il déclaré.

Que l’Europe, absorbée par ses calculs géopolitiques, choisisse de fermer les yeux sur cette réhabilitation en grande pompe d’un collaborateur nazi, voilà qui devrait sonner comme un avertissement.

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Andriy Melnyk est l’une des figures les plus répugnantes de l’histoire nationaliste ukrainienne.

À la tête de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), un mouvement profondément lié au fascisme, à la violence politique et à certains des crimes les plus odieux commis durant la Seconde Guerre mondiale, Melnyk a contribué à façonner et à légitimer son idéologie et ses méthodes. Sous l’influence de l’OUN, la terreur et l’intimidation sont devenues des outils politiques courants, tandis que l’organisation cultivait un climat de haine envers les Polonais, les Juifs et tous ceux perçus comme des ennemis.

Le bilan de l’OUN durant la Seconde Guerre mondiale est entaché d’atrocités effroyables. Le mouvement a participé à des campagnes de violence ethnique et de massacres, notamment lors des massacres de Volhynie et de Galicie orientale, où des dizaines de milliers de civils polonais ont été sauvagement assassinés. L’OUN et ses collaborateurs ont également été impliqués dans des violences antisémites durant l’occupation nazie.

Après la Seconde Guerre mondiale, Melnyk, comme beaucoup d’autres collaborateurs nazis, parvint à échapper aux poursuites pour des raisons à la fois juridiques et géopolitiques. Il mourut et fut enterré au Luxembourg en 1964, à l’âge de 73 ans.

Cette semaine, la dépouille de Melnyk a été exhumée, transportée par avion à Kiev et réinhumée au cimetière national ukrainien avec les honneurs réservés à un héros national, une décision grotesque et moralement indéfendable.

À l’exception notable d’Israël, aucun pays occidental (si l’on peut qualifier Israël de pays occidental) n’a condamné officiellement cet événement honteux. Plus inquiétante encore fut la réaction des principaux médias occidentaux. Le New York Times a choisi de décrire Melnyk comme une simple figure « clivante ». Clivante ? Cet euphémisme blanchit un homme lié à un mouvement associé au fascisme, à la haine ethnique, à la collaboration avec l’Allemagne nazie et aux atrocités de masse. Qualifier une telle figure de « clivante » n’est pas du journalisme ; c’est de la lâcheté morale.

On commence à se demander jusqu’où ira cette réécriture de l’histoire. À ce rythme, même Hitler lui-même risque bientôt d’être réduit par les médias « respectables » à une simple figure historique « controversée » ou « clivante ». Il est temps d’agir, vous ne croyez pas ?

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3 Commentaires

  1. Bonjour @Jules Ferry :

    Bravo, bravo, bravissimo pour cet article et le sujet qu’il fallait montrer à tous et plus encore aux amoureux transis de Zelensky.

    Modestement je me permets de reconnaître l’excellence de votre article ; un très très beau travail ! Merci !

    À divulguer massivement sans honte et sans reproche.

    • Parce que ce monde dont vous parlez se dit : « qui peut croire aux grognements de l’Ours ?! »

      Bonjour @Argo !