LFI et l’éternelle mise en cause de la police : le cas Clémence Guetté après la victoire du PSG

Au lendemain de la victoire du PSG en finale de Ligue des Champions face à Arsenal, des débordements ont éclaté à Paris et dans plusieurs villes de France : pillages de commerces, véhicules incendiés, affrontements avec les forces de l’ordre, un mort, plusieurs policiers blessés et des centaines d’interpellations.

Dès samedi soir, le député LFI Clémence Guetté, vice-présidente de l’Assemblée nationale (!!!) et proche de Mélenchon, publiait un tweet appelant le ministre de l’Intérieur à « ne pas gâcher la fête une nouvelle fois » et à éviter toute répression violente.

Le lendemain, elle allait plus loin en accusant directement les forces de l’ordre : La police a chargé des gens qui ne commettaient aucun débordement. Ils ont tiré des grenades sur des familles, sur des jeunes gens, simplement parce qu’ils étaient rassemblés. 

Qui cela peut-il étonner ? Ni vous amis lecteurs ni nous, observateurs attentifs de la terrifiante évolution de notre pays. Cette prise de position s’inscrit dans une ligne constante des LFI  : la police est systématiquement présentée comme le problème, plutôt que les casseurs qui viennent polluer les rassemblements populaires.

Jordan Bardella a donc, à juste titre,  dénoncé une inversion des valeurs  et un soutien implicite à ceux qui détruisent le bien d’autrui ».

Ce n’est pas un incident isolé. LFI a régulièrement tenu des discours ambigus ou complaisants face aux violences urbaines, qu’il s’agisse des émeutes de 2023 après la mort de Nahel, des blocages violents ou des affrontements en marge de manifestations. La défense des « quartiers » et des « jeunes » passe souvent par la délégitimation des forces de l’ordre, accusées de violences systématiques

Quid de la dissolution de LFI ?

Comment ne pas évoquer la dissolution du Parti Communiste Français (PCF) en 1939 ?  Interdit par le gouvernement Daladier après la signature du pacte germano-soviétique (août 1939), car il appelait à la désertion et sabotait l’effort de guerre face à l’Allemagne nazie. C’était un parti qui, à l’époque, suivait les ordres de Moscou contre l’intérêt national français. La mesure était justifiée par un contexte de guerre imminente et de trahison avérée.

Comparer cela à LFI aujourd’hui est tentant tant le parti de Mélenchon accumule les polémiques : accusations d’antisémitisme récurrentes, complaisance avec l’islam ET l’islamisme via des alliances ou silences sur le Hamas et les Frères musulmans, discours anti-flics permanents, et une forme de séparatisme culturel assumé (La banlieue influence Paname).

Certes il y a des points communs mais dissoudre un parti officiel, un parti d’opposition qui, de surcroit a des élus  est chose difficile dans ce qui ressemble encore, malgré tout, à une démocratie… Il faudrait que Bardella apporte de nombreuses preuves, concrètes de reconstitution de ligue dissoute, d’atteinte grave à l’ordre public, d’apologie du terrorisme, d’atteinte grave à l’ordre public…

il semble que LFI n’en soit pas (encore) à ce stade, même si ses positions répétées posent légitimement la question de sa compatibilité avec le fonctionnement normal de la République et la sécurité intérieure…

En résumé : l’épisode Guetté illustre une fois de plus le fossé entre une partie de la gauche radicale et le sentiment majoritaire des Français, qui veulent pouvoir faire la fête sans que cela se transforme en guérilla urbaine, et sans qu’on accuse ensuite les policiers d’avoir « gâché » la soirée… Voeu pieux.

 120 total views,  120 views today

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


1 Commentaire