Geert Wilders victime en appel du djihad judiciaire  : « Ils veulent me faire taire, mais je ne serai jamais silencieux »

AMSTERDAM (Reuters) – La justice néerlandaise vient de  confirmer début juillet en appel la condamnation de Geert Wilders, dirigeant du Parti pour la liberté (PVV) pour des propos au sujet de la présence massive de Marocains au Pays-Bas, lors d’une réunion électorale en 2014.

La Cour suprême néerlandaise a reconnu Geert Wilders coupable de discrimination. Le responsable politique avait demandé un nouveau procès sur cette affaire, jugée en première instance en 2016, estimant qu’elle était motivée par des considérations politiques.

Lors d’un meeting en 2014, Geert Wilders avait demandé en 2014 à ses partisans s’ils voulaient « plus ou moins de Marocains » dans le pays. La foule avait alors scandé « Moins, moins! » et lui avait répondu: « Nous allons nous en occuper ! ».

La Cour suprême néerlandaise a jugé que ces propos avaient été « inutilement blessants » et avaient outrepassé les limites de la liberté d’expression.

Réagissant à cette décision, Geert Wilders s’est dit victime d’une « chasse aux sorcières » et d’un système judiciaire déficient.

« Ils veulent me faire taire, mais je ne serai jamais silencieux », a-t-il dit.

Le PVV, dirigé par Geert Wilders, 57 ans, est la troisième force au Parlement néerlandais et le principal parti d’opposition à l’issue des élections législatives de mars.

 

Le multiculturalisme aux Pays-Bas, le programme de Geert Wilders et ses positions.

D’après un texte qui date justement des propos de Geert Wilders, sachant que la situation a empiré depuis.

 Dans les années 1960, les travailleurs du Sud de l’Europe sont venus s’installer aux Pays-Bas. Les autorités ont alors conclu des accords d’embauche avec la Turquie (1964) et le Maroc (1969).

Au départ, ces travailleurs étaient censés regagner leur pays d’origine après une période donnée. Les autorités néerlandaises encourageaient l’intégration, tout en insistant sur la nécessité de « conserver sa propre identité ». Les enfants devaient être éduqués dans leur langue et leur culture d’origine pour éviter qu’ils ne se coupent de leurs racines et ne rencontrent de graves problèmes d’adaptation à leur retour dans leur pays. Les immigrants sont finalement restés ; mais l’idée « d’intégration tout en conservant son identité propre » a également perduré.

Avec l’arrivée de travailleurs étrangers et les regroupements familiaux, une nouvelle catégorie de population s’est dessinée, avec des répercussions sur la composition religieuse du pays.

En cinquante ans, l’islam est passé du statut de petite religion autour de quelques milliers de fidèles à celui de troisième religion du pays, avec plus d’un million de croyants.

Durant de nombreuses années, un large consensus réunissait tous les partis politiques autour de l’idée que le multiculturalisme était désirable. Celui-ci peut être défini comme une conception politique fondée sur le principe d’égalité entre les différentes communautés culturelles cohabitant sur un territoire donné. Il s’est progressivement transformé aux Pays-Bas en une sorte de doctrine d’État. Ce n’est qu’avec la montée en puissance du leader populiste Pim Fortuyn, assassiné en 2002, que la notion de société multiculturelle fut, pour la première fois, remise en question.

Le Partij voor de Vrijheid (PVV) de Geert Wilders. 

Fortuyn, le leader populiste, critiquait durement le relativisme culturel animant la grande majorité des élites politique et culturelle ; il entendait supprimer l’article premier de la Constitution – qui établit le principe de non-discrimination – et s’opposait durement à l’islam.

Après la mort de Fortuyn, ses idées furent plus ou moins reprises par le PVV de Geert Wilders.

Celui-ci s’oppose farouchement à la société multiculturelle, proclamant sa volonté de protéger la « culture néerlandaise » : le tout non sans succès.

Selon Chris Aalberts, qui a étudié les partisans du Partij voor de Vrijheid par le biais de groupes de discussion, le vote en faveur du PVV repose sur un facteur déterminant : des expériences négatives avec des étrangers. Pour Aalberts, « ce qui les séduit chez Wilders, ce sont les propositions concernant de la société multiculturelle ». La critique du multiculturalisme, et notamment de l’islam, est devenue le thème principal du parti.

Les excellentes propositions du parti PVV sur l’islam :

Le PVV a radicalisé sa vision de l’islam, qui se reflète dans les propositions qu’il a soumises depuis 2007. Toutes visent l’expulsion progressive de l’islam :

-interdiction du Coran, fermeture des écoles coraniques, interdiction de construire des mosquées, arrêt total et permanent de l’accueil d’immigrés en provenance de pays musulmans, suppression des aides aux médias et aux institutions islamiques, interdiction du port du voile dans différentes professions et dans les bâtiments publics, interdiction des leçons sur le Coran à l’école, taxe sur le port du voile.

 

Les Néerlandais et l’islam : une relation problématique

Aux Pays-Bas, on peut globalement distinguer deux camps quant au regard porté sur l’islam.

Les uns le considèrent comme une religion parmi d’autres ; les autres comme une idéologie à combattre.

Le PVV appartient radicalement à la seconde catégorie. Avec ses campagnes contre l’islam, il diffuse une méfiance généralisée vis-à-vis de cette religion. Selon une enquête d’opinion menée en 2007, 51 % des Néerlandais considéraient cette dernière comme une menace pour le pays ; seuls 13 % d’entre eux la voyaient comme une source d’enrichissement culturel.

Selon une étude menée en 2014, 65 % des Néerlandais estimaient que la culture musulmane n’avait pas sa place aux Pays-Bas.

L’intégration des musulmans dans la société néerlandaise demeure problématique. Les immigrants préfèrent ainsi se marier dans leur propre groupe d’origine. Le chômage, la pauvreté, la création d’écoles particulières ainsi que la réticence, au sein de certains groupes, à adopter les valeurs laïques de la culture néerlandaise constituent autant d’obstacles majeurs à l’intégration.

Ce qui transparaît par exemple dans les statistiques des crimes et délits. Si l’on en croit les résultats de l’étude menée en 2010 par le professeur Arjan Blokland et ses collègues, 23 % des hommes et 5 % des femmes d’origine néerlandaise nés avant 1984 avaient eu affaire à la police au moins une fois avant l’âge de 23 ans. Les jeunes garçons d’origine marocaine sont surrepresentés dans les dossiers de la police : 54 % d’entre eux ont été signalés au moins une fois, et parmi ces derniers un tiers l’a été cinq fois ou plus. Les filles d’origine marocaine sont également surreprésentées dans ces mêmes chiffres.

Nombre de ces adolescents vivent dans ce que l’on désigne comme les « quartiers Vogelaar ». En mars 2007, Ella Vogelaar, ministre sociale-démocrate de l’Intégration et du Logement, publiait une liste de 40 zones comparables aux 751 zones urbaines sensibles (ZUS) répertoriées par le gouvernement français. Le chômage, les problèmes d’identité, la délinquance, la colère, inspirée ou non par la religion, sont autant d’éléments favorisant l’émergence de croyances et de comportements extrêmes chez ces jeunes musulmans.

Selon un sondage publié par l’hebdomadaire Elsevier, dans les quatre grandes villes de l’agglomération urbaine de l’Ouest des Pays-Bas, le Randstad, les professeurs d’histoire trouvent difficile de mentionner l’Holocauste, notamment parce que cela poserait problème à certains élèves musulmans.

En 2010, le journaliste Paul Andersson Toussaint affirmait que dans plusieurs quartiers d’Amsterdam, des juifs portant la kippa ou un habit orthodoxe ne pouvaient paraître en public sans courir le risque d’être insultés, menacés, voire même agressés. Constat touchant les quartiers de De Baarsjes, de Nieuw-West, d’Indische Buurt et de Transvaalbuurt à l’est d’Amsterdam, ainsi que le Pijp, au sud – en résumé des quartiers comprenant une forte proportion de Néerlandais d’origine marocaine. Depuis des années, l’ensemble des écoles, synagogues et autres institutions juives font d’ailleurs l’objet d’une étroite surveillance.

Pays Bas : la famille du footballeur israélien, Eran Zehavi, agressé lors d’un vol violent en mai 2021: 

Shai Zehavi  « Nous avons traversé un événement choquant, il nous faudra  un moment pour le digérer ».

À noter que des cas de violence à l’encontre d’homosexuels susceptibles d’être identifiés comme tels ont aussi été signalés.

Les attaques en meute, typiques de l’islam, devenues courantes.

Jasper Vernes-Sewratan et son mari, Ronnie, 35 et 31 ans, résidents à Arnhem (à une centaine de kilomètres d’Amsterdam), ont été agressés dans la nuit du samedi au dimanche 2 avril par un groupe d’adolescents, frustrés de les voir se tenir par la main.

« Nous ne le faisons jamais. On évite pour ne pas jouer les provocations dans la rue », ont expliqué les deux hommes. Mais ils rentraient de soirée, sans doute trop insouciants cette fois-là, déplorant qu’aujourd’hui encore, même au Pays-Bas, ce genre de marques d’affection restent incitatives à la violence. On se tenait par la main, on rentre mutilé !

Ils ont bien tenté d’ignorer les injures homophobes, « désormais communes », mais la situation s’est intensifiée, et les voyous les ont rapidement encerclés à vélo, puis séparés pour les rouer de coups.

« Ronnie gisait dans une mare de sang », il a perdu 4 dents, souligne Jasper, qui s’en sort avec plusieurs côtes fêlées.

Une enquête de 2006 de l’Inspection de l’éducation néerlandaise montre que 40 % des jeunes musulmans âgés de 16 ans rejettent l’homosexualité en tant que telle. Cette proportion est de 13 % chez les jeunes chrétiens et de 3 % pour les non-pratiquants.

Attentat majeur déjoué aux Pays-Bas: la Gay Pride était visée.

[Chaque année, un attentat islamiste contre la march

La Gay Pride 2018 constituait l’une des cibles des terroristes présumés d’Arnhem, commune de l’est des Pays-Bas, ressort-il vendredi de la deuxième audience du procès, qui se tient à Rotterdam, pour organisation d’attaques terroristes.

C’est le cerveau présumé de l’attentat, Hardi N., âgé de 36 ans, qui aurait identifié la cible au cours d’un contact avec un policier infiltré, dont le juge a lu vendredi le compte-rendu devant la cour. Le groupe planifiait également d’attaquer une base militaire en tirant sur des soldats qui faisaient leur jogging, pointe ce rapport.

L’extrémisme se manifeste également dans l’influence grandissante des salafistes dans les cercles islamiques.

En 2014, le coordinateur national pour la sécurité et le contre-terrorisme, Dick Schoof, écrivait : « la situation n’a jamais été aussi préoccupante qu’aujourd’hui ». Non seulement parce que des jeunes se rendent toujours en Syrie, mais également parce que la radicalisation progresse au sein de certains mouvements islamiques dans le pays. À la question : combien de musulmans néerlandais appuient les actes de violence commis par l’État islamique en Irak et en Syrie, Schoof répondait : « On parle là de quelques milliers de Néerlandais. Il est très préoccupant qu’autant de personnes éprouvent de la sympathie pour un mouvement qui prévoit également de mener des attaques ici. Je me demande si la communauté musulmane a le même niveau de défense qu’il y a quelques années. On peut constater une vraie mutation. Alors que par le passé, la Dawa salafiste [la branche la plus orthodoxe de l’islam] s’opposait au djihad, ce n’est plus toujours le cas aujourd’hui ».

Le diagnostic ne semble pas exagéré. Une étude de 2013 fait apparaître nettement que la révolution conservatrice qui traverse l’islam a gagné les Pays-Bas. Les musulmans d’origine marocaine et turque résidant dans le pays éprouvent une grande sympathie envers ceux qui se rendent en Syrie pour combattre le régime de Bachar el-Assad : selon un sondage publié par Elsevier, près des trois quarts d’entre eux les considèreraient comme des héros.

Pour la Gauche verte, Geert Wilders est un « fasciste »…

Lorsque le parti PVV a soulevé la question du coût de l’immigration de masse, la sociologue et responsable politique Evelien Tonkens, affiliée à la Gauche verte (Groen Links), a commenté dans Volkskrant : « Les nazis ont réduit certains de leurs compatriotes à l’état d’instruments sur lesquels ils menaient des expériences scientifiques. Nous sommes tous opposés à cela. Nous devrions donc être contre l’instrumentalisation des nouveaux Néerlandais, et continuer à l’être. Les actes des Wilders sont fascistes, d’une manière qu’il n’avait pas montrée jusqu’à maintenant  ».

Traiter Wilders de « fasciste », est complètement  irréaliste : les convictions politiques de Wilders et de ses collaborateurs sont explicitement  pro-israéliennes, pro-américaines et libertaires.

Ils défendent le droit à l’avortement, la sélection d’embryons et l’euthanasie, tout en s’érigeant en défenseurs de l’émancipation des femmes et des homosexuels, selon eux menacés par l’islam.

  • Extraits remaniés pour RR : Les Pays-Bas et la crise du multiculturalisme
  • Jan Herman Brinks, Traduit de l’anglais par Loïc Hoff
  • Dans Politique étrangère 2014/4 (Hiver), pages 183 à 195

 

12 Commentaires

  1. Etrange que nous ayons les mêmes problèmes dans toute l’Europe, avec les mêmes  » personnes « . Pourtant tout les peuples européens sont parfois très différents les uns les autres par leurs US et COUTUMES !!! Vraiment je ne comprend pas !

  2. Boff qu’ils attaquent la gay pride et les 2 maris ne me derangent pas le moins du monde, ils sont responsables de l’arrivee en masse des arbres et des noix.

  3. Laisser se déployer une saleté aussi destructrice de liberté, de propreté morale c’est être des larves. En islam laisser violer une fillette de 9 ans qu’on a vendue à un vieux détritus bien dégueulasse c’est acceptable. Mais voir le genou d’une femme est scandaleux (cherchez l’erreur). Le coran est rempli de ce genre de connerie. Ils interdisent les églises dans leurs pays quand cette fiotte d’Europe construit des mosquées à chaque carrefour. Il interdisent l’islamophobie mais eux peuvent pratiquer la christianophobie. Les fidèles de cette nuisance prient 5 fois par jour pour 72 pucelles (le spirituel entre les jambes) et finalement impatients, ils tuent au hasard des rues. A chaque massacre une mosquée de plus. Je cherche comment MLP peut trouver trouver cette merde compatible avec la république, quand c’est immondice.

  4. Je crois que c’est le même problème partout en Occident et dès qu’un groupe annonce l’exagération de l’invasion, il est tout de suite dissous comme l’a été génération identitaire, la société préfère fermer les yeux, c’est plus facile que de remuer la merde qui éclabousse et qui sent mauvais ?

  5. l’Europe entière est en danger avec ces oiseaux la , sa finira en guerre , seuls les médias ne voient rien et sa leur explosera en pleine gueule

      • Malheureusement, pour se procurer une arme, il faut des autorisations. Sauf à se les procurer sur le marché parallèle, le marché noir. Nous ne pouvons même plus avoir un couteau sur nous. Arme blanche. Les Français ont été désarmés et la racaille surarmée!

  6. La gangrène et la peste se répandent partout, mais c’est surtout à cause des collabos, qui veulent l’islam. Ces gens traîtres et sans honneur ne sont pas digne d’être représentant de leur pays.

  7. Là oû la religion islamique, par le nombre s’impose, c’est le conflit ou la disparition des autres.

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