La peur de la mort des démocraties occidentales tétanise toute rébellion, toute prise de décision…

Histoire Publié le 10 novembre 2020 - par - 15 commentaires

LA PEUR DE LA MORT : NOS DÉMOCRATIES SONT DEVENUES DES VENTRES MOUS.
Notre société occidentale souffre d’un vice terrible : le déni de la mort.

Tout ce qui touche à la mort est devenu tabou. Quand une personne âgée parvient en fin de parcours, on la soustrait à la vue en l’envoyant dans un Ehpad, puis le grand jour venu, on l’expédie dans un funérarium le temps de préparer l’incinération qui oblitérera définitivement son existence.
Il n’est pourtant pas si loin le temps où l’on accueillait chez soi l’ancêtre en fin de vie, où l’on pratiquait les veillées mortuaires et on l’on procédait à de vraies obsèques.
La mort faisait partie de la vie.

C’est désormais bien fini. On occulte la mort, et le défi ultime est de la faire disparaître ou à tout le moins reculer avec le transhumanisme.
La mort est devenue inacceptable. J’ai réalisé ceci en 2009 quand sept familles ont porté plainte contre l’État parce que leurs fils soldats avaient été tués dans une embuscade en Afghanistan. Quelle qu’ait pu être la douleur des familles, une telle attitude est inacceptable car un soldat en zone de combat risque la mort et le sait. Se battre est son métier, et il doit en accepter pleinement le risque.

Même la mort des animaux devient insupportable, comme le prouve l’essor des mouvements antispécistes.



Pourquoi cette évolution ?
Il est au-dessus de mes capacités d’en comprendre le mécanisme. Peut-être l’effondrement de la religion y est-il pour quelque chose ?
Peut-être le culte du principe de précaution a-t-il développé à l’extrême le refus de prise de risque ?
Peut-être que notre génération est la première depuis les débuts de l’Humanité à n’avoir pas connu de guerre sur notre sol ? Pour préserver une telle quiétude, n’est-on pas prêt à ignorer toutes les menaces ? S’oriente-t-on vers un syndrome de Munich généralisé ?

J’ignore si ces tentatives d’explications permettent d’appréhender les causes.

En revanche, les conséquences sont dramatiques pour notre civilisation : le refus de prise de risque est symptomatique d’une décadence annonciatrice de sa chute.

Cette peur de la mort tétanise toute prise de décision.

Pour préserver notre confort moral, on refuse de regarder les problèmes en face, et on est prêt à tous les atermoiements, à tous les dénis.

L’hyperprotection est en fait une fuite en avant qui aggrave les problèmes rongeant notre société, au premier rang desquels l’invasion musulmane.

J’en veux pour preuve l’absence de vraies réactions suite à la mort de Samuel Paty.
Au-delà des envolées lyriques et du cirque habituel des déclarations fracassantes, rien n’a changé.

La dhimmitude a repris le dessus, Macron s’excuse sur Al-Jazzera, Le Drian en rajoute en professant le « profond respect de l’islam qu’a la France », le summum ayant été atteint avec l’ambassadeur français en Suède qui a déclaré que « la France est un pays musulman ».

Refuser de voir la guerre qui nous est déclarée est criminel.
Pire encore, les gages de faiblesse donnés à l’ennemi sont consternants.
Après l’interdiction des crèches dans les mairies, on voit petit à petit disparaître les « vacances de Noël » au profit des « vacances de fin d’année ».

Petit détail révélateur : le calendrier des Postes que j’ai reçu cette année a fait disparaître les saints…


Quel sera le prochain signe d’allégeance ? L’irruption d’une fête musulmane dans le calendrier ?

Peut-on aller plus loin dans la soumission, la lâcheté, la trahison et la veulerie ?

Nos compatriotes sauront-ils retrouver le courage nécessaire pour lutter quand le moment sera venu ?






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Michèle
Michèle
il y a 3 mois

D’accord sur de nombreux points,
Je pense en premier lieu au vide philosophique de nos sociétés matérialistes.
Le super porteur de valises (JP Sartre) n’y est pas pour rien, et on l’enseigne, encore et toujours, dans nos lycées!
C’est la théorie de la fuite en avant!
Quand va-t-on épurer, et pour de bon, l’enseignement qui ne fait que continuer la théorie, et la pratique, de l’enfant roi?

Nos bobos et le bon peuple à leur remorque acceptent tout, sauf le moindre bobo, la moindre contrariété, la moindre contrainte.

Il ne leur reste plus que les muz au pouvoir et l’application de la charia, ils verront ce qu’ils verront.
Pour mon compte personnel, à mon âge, je peux regarder la planète se partager en quatre morceaux, rien n’entamera ma philosophie.
Par contre, pour les plus jeunes, …. C’est donc pour eux que je me bats, que nous nous battons, avec mon épouse.
Tout le reste n’est que littérature … de mauvais goût!

Il faut vivre dangereusement disait Friedrich Nietzsche …. du fond de son plumard!

Courage, ça va beaucoup mieux aujourd’hui que … demain!

Gérard

Christine Tasin
Administrateur
Christine Tasin
il y a 3 mois
Reply to  Michèle

Mais heureusement qu’on enseigne toujours la philosophie de Sartre, grand philosophe et grand écrivain, il m’a apporté beaucoup de choses et je lui dois en partie ma propre philosophie. On ne se lassera pas, chez Gérard, de rappeler qu’il nous faut prendre garde à ne pas faire ce que font les gauchistes et à pratiquer des chasses aux sorcières pour les oeuvres de ceux avec qui nous sommes en désaccord philosophiquement

PASCAL LEVEQUE
PASCAL LEVEQUE
il y a 3 mois

Oui, c’est tout à fait ça et comme les musulmans sont restés primitifs et croyants, la mort est moins redoutée pour eux que pour nous.

Folavoine
Folavoine
il y a 3 mois

LEVEQUE –
Ce n’est pas parce qu’ils sont primitifs et croyants que les musulmans redoutent moins la mort.
Ils la redoutent pour eux; leur famille mais pas pour les infidèles que leur « livre de chevet » leur intime de tuer allègrement.
Je n’ai pas peur de la mort, c’est une chose naturelle, qui nous est acquise avec notre naissance. Par contre je crains la souffrance, la mienne et celle de toutes les personnes qui peuvent exister. Même celle des animaux. La souffrance physique ou morale c’est abominable.
Il faut vivre, aimer intensément, en se disant que chaque jour peut être le dernier.
La mort c’est un long sommeil, c’est ceux qui restent qui continuent à redouter les aléas de la vie

PASCAL LEVEQUE
PASCAL LEVEQUE
il y a 3 mois

Je réfléchis au problème de notre civilisation depuis 3 ans environ, et je suis tout à fait d’accord avec cette vision des choses révélée par la peur de la mort. Nous sommes dans une société qui a pratiquement perdue toute sa spiritualité, qu’elle soit religieuse (déclin du christianisme), philosophique et même artistique (l’art se vidant de sa substance créatrice). Même le nationalisme et le patriotisme disparaissent progressivement au profit d’une pensée globaliste et mondialiste que je considère comme un égarement des consciences. On finit par focaliser sur l’individualisme, l’égoïsme et le matérialisme à outrance. La nature à horreur du vide et c’est pourquoi l’islam archaïque est devenu un terrible danger pour nous.

Michèle
Michèle
il y a 3 mois

@Christine
Bien sûr que non, chère Christine, entre gens de bonne compagnie, il peut y avoir des échanges courtois de philosophie, mais, pour cela, il faut écouter nos édiles et autres, et bien se laver les mains!
Quand on a «les mains sales», sales du sang de jeunes Français, jeunes envoyés, certes à la boucherie, avec un passage par le Camp Sainte Marthe de Marseille!
…….
Pour nous, la philosophie s’élabore en plongeant les mains dans le cambouis!
BONNES PENSEES, BONNES PAROLES, BONNES ACTIONS.
Nous pensons que si on agit mal, en portant des valises, si on parle mal, en faisant une propagande que de nos jours on appelle: apologie du terrorisme, on ne peut avoir de bonnes pensées.
CQFD!
Bon, nombre de nos amis me disent que j’utilise des schémas raccourcis; c’est certainement vrai, mais, si on comprend que Robespierre a pu, en son temps et en certaines circonstances, raccourcir, autre que des schémas, …. Je dirai comme lui, je n’ai point de vices, qu’on me laisse mes fantaisies.
Plus sérieusement, en ces temps extrêmement tendus, une certaine radicalisation, pour user d’un mot à la mode, ne serait-elle pas nécessaire, vitale?

Bonne journée et bonne santé à toutes et à tous,
Gérard

LANGLOIS
LANGLOIS
il y a 3 mois

Les FRANCAIS sont lâches, poltrons, couards, traîtres et collabos.
Ils acceptent la muselière et se prosternent dans un état d’asservissement, de soumission et de docilité qui permet au salopard de macron de mener tout ce bon peuple à l’abattoir ..

Anne Lauwaert
Anne Lauwaert
il y a 3 mois

« Nos compatriotes sauront-ils retrouver le courage nécessaire pour lutter quand le moment sera venu ? »
Quoi « quand le moment sera venu? » mais ça fait des années que nous luttons ! Pour ma part j’ai au moins 250 articles dans les archives de Riposte Laïque. C’est depuis 1990 que j’ai compris que ça ne tournait pas rond.

bm77
bm77
il y a 3 mois

Les pays occidentaux sont entrés en décadences. Les barbares sont dans la place comme ils l’étaient à Rome.
Je ne peux m’empêcher de penser aux années 70 et 80 et d’en faire la comparaison avec 2020.
Dans ces années d’insouciance et de liberté d’expression poussées à leur paroxysme, où toutes les institutions qu’elles soient régaliennes et politiques fonctionnaient encore à merveille, symbolisées par un Coluche parfaite synthèse d’un mélange de prolo et de soixantehuitard épousant un Thierry Leluron lui très libéral et gaullien, ce qui n’empêchait pas l’un et l’autre de brocarder des gens dont ils revendiquaient leurs appartenance idéologique! Nous pensions toujours ces années 2000 en terme d’avancées technologiques et de robots de toutes sans compter les conquêtes spatiales et d’amélioration du genre humain.
Hors qu’avons vu venir??
Des gens qui eux étaient restés dans l’ombre ont réactivé leurs cellules endormis au sens propre comme figuré. Il attendaient leur heure celle ci leur fut offerte par la chute de l’empire soviétique .
Les trotskystes on repris leur baluchon sur les ruines du stalinisme et ils ont investi massivement la société y compris les banques et les partis de gauche qui briguaient le pouvoir . Tout cela pour miner la société et ses institutions et faire leur révolution de l’intérieur .
Pendant ce temps l’ immigration exponentielle, elle même favorisée et manipulée idéologiquement par les trotskystes n’a pas manqué de faire naitre des appétits politiques .
Cela a pu se réaliser à travers la religion musulmane , il leur a suffit d’utiliser les mêmes ficelles que leur maitre et l’élève « frère musulman » a dépassé et s’est émancipé de son maitre en stratégie d’entrisme de la société; le trotskyste! En proposant quelque chose qui correspondait plus à son « profil » culturel et religieux.
Et après que notre société soit bien minée de l’intérieur et paralysée par les deux phénomènes qui l’un nous menace directement et physiquement et l’autre nous impose ses restrictions de langage et de pensées comme l’avait fait l’union soviétique en son temps où les gens avaient peur que ce qu’ils pouvaient dire soit mal interprété par un « camarade « ,que constatons nous?
Une société qui est revenue à l’âge de pierre au niveau des mentalités où une partie de sa population a comme desseins principaux de pouvoir porter un fichu sur la tête, de faire cinq prières par jours d’asservir l’autre à sa charia par la menace directe si il le fallait , de faire des fatwa s sur celui qui oserait remettre en question le prophète ou de blasphémer .
Notre société des années 2000 au lieu de nous projeter dans le futur nous ramène aux heures sombres de l’histoire du monde . La Rome décadente asservie par les barbares , les croisades , le moyen âge à travers le confinement en un mot la barbarie!!https://www.bvoltaire.fr/europe-2020-un-parfum-de-decadence-romaine/

J
J
il y a 3 mois

Je suis d’accord avec un point de Pascal Leveque : la perte de spiritualité avec la déchristianisation a beaucoup à voir avec la peur de la mort. Qu’on soit d’accord ou non, la promesse d’une vie après la mort, dans la félicité, pour peu qu’on n’ait pas été trop pécheur, atténuait un peu la douleur de la mort (du moins, quand la personne est vieille, parce que la perte d’un enfant ou d’une personne en bonne santé, c’est horrible avec ou sans vie après).
Je pense aussi que les sociétés modernes rendent le culte de l' »homme-dieu », toujours à la recherche de l’éternelle jeunesse (voir les nombreux produits de beauté), et même de l’immortalité, mais à quel prix ? Le clonage, l’utilisation de cellule souche autre que pour guérir des maladies graves. Science sans conscience n’est que ruine de l’âme, dit-on.

PASCAL LEVEQUE
PASCAL LEVEQUE
il y a 3 mois

Les FDO et militaires sont comme la plupart des gens en France, il existe beaucoup de lâcheté de leur part et cette lâcheté intellectuelle est devenu phénoménale aujourd’hui, pourquoi ? l’individualisme, l’égoïsme, la peur, l’absence de spiritualité qu’elle soit religieuse ou philosophique mais il existe aussi à tort un complexe de culpabilité vis à vis des populations indigènes.

frejusien
frejusien
il y a 3 mois

Petite vérification faite sur le calendrier,
eh oui ! je confirme, petit à petit, on nous grignote notre passé, notre Histoire, rongeant silencieusement le socle de notre civilisation ,
j’ai vérifié pour le calendrier :

voilà un modèle de calendrier de 1960, il y a effectivement les st et ste devant chaque prénom, et pour le premier janvier, il est marqué « circoncision », qui est la circoncision du Christ, qui sait cela aujourd’hui ??
le glissement se fait sans même qu’on s’en aperçoive, certains travaillent dans notre dos

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