Vincent Lapierre à Ceuta

Reportage réalisé à Ceuta, enclave espagnole située sur la côte nord-africaine.

Cinq jours après l’arrivée massive de migrants à Ceuta, je me suis rendu sur place pour comprendre ce qui se passe réellement dans cette enclave espagnole située au nord du Maroc.

Pendant ce reportage, je suis allé à la rencontre des habitants de Ceuta, mais aussi des migrants encore présents dans la ville. J’ai voulu confronter les discours, les chiffres et les images qui circulent à ce que l’on peut réellement observer sur le terrain. Dans les rues et sur les plages de Ceuta, j’ai personnellement croisé des centaines de migrants.

Plusieurs jours après le début de la crise migratoire, la question de leur nombre réel et de leur départ de l’enclave reste au cœur des interrogations.

À 23h30, je me rends notamment sur une plage présentée comme l’un des endroits les plus sensibles de Ceuta, où des migrants passent la nuit. Certains me racontent leur parcours, leurs espoirs et les risques qu’ils sont encore prêts à prendre pour rejoindre l’Espagne continentale.

Plusieurs évoquent la possibilité de traverser le détroit de Gibraltar à la nage. D’autres me parlent de passeurs proposant une traversée en jet-ski pour plusieurs milliers d’euros.

Derrière la crise migratoire et les chiffres, je découvre surtout des hommes, leurs histoires, leur détresse, leurs espoirs et parfois des projets extrêmement dangereux.

Mais je rencontre également les habitants de Ceuta. Beaucoup se disent désemparés face à la situation et réclament une meilleure protection de la frontière entre l’Espagne et le Maroc. Ils racontent leur quotidien depuis l’arrivée massive de migrants et leur sentiment de voir leur ville profondément bouleversée.

Migrants, habitants, frontière marocaine, sécurité, traversée du détroit de Gibraltar, passeurs : dans ce reportage, j’ai voulu montrer les différentes réalités qui se télescopent à Ceuta et donner directement la parole à ceux qui vivent cette crise.

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9 Commentaires

  1. J’ai visionné Ceuta 2 de Lapierre.
    Je n’ai pas vu une seule femme.
    Mais comment auraient-elles pu nager en gandoura ?

  2. Il paraitrait que l’Espagne verse de l’argent au Maroc pour surveiller cette frontière.
    Les déboires d’un régime socialope, jamais capable de défendre ses citoyens, et toujours une excuse bidon, pour verser de l’argent ailleurs.

  3. Les Espagnols sont surprenants, ils leur ont offert à boire et à manger, sans se poser de questions.
    Ce sont les images mêmes des chrétiens qui se font bouffer régulièrement par les muzz.

  4. La plupart de ces envahisseurs ne parlent pas français. Ce qui conforte l’idée que des bus sont allés les chercher, dans les bleds les plus lointains, pour les amener à la frontière.
    Dans les grandes villes comme Casa ou Rabat, le français est enseigné au lycée.
    Manœuvre du roi ? dans quel but ?

  5. Du temps des colonies, ils avaient des écoles pour etre formés, des hopitaux pour etre soignés, des routes pour se déplacer, et du travail pour vivre dignement. Depuis lors, l’Islam est passé par là et ils ne comprennent pas pourquoi ils sont pauvres, malheureux et sans avenir? Et ils ne réalisent pas, à cause de leur ignorance crasse, les risques insensés qu’ils prennent en voulant traverser à la nage le détroit de Gibraltar. Encore beaucoup de morts en perspective. Et en effet, beaucoup ne sont pas des mauvais bougres.

  6. Un reportage extraordinaire. Vincent Lapierre a la capacité et l’empathie pour approcher de très près toutes les personnes rencontrées. C’est ainsi que l’on a des témoignages absolument uniques. Par exemple, ce Sénégalais qui est incapable de comprendre qu’il ne sera jamais le bienvenu en France. Ces jeunes sont persuadés que le pays de cocagne les attend.

  7. Bravo,encore une fois pour ce reportage de Vincent Lapierre.Si il n’existait pas,il faudrait le créer.Il faut etre courageux,pour réaliser tous ces reportages,qui comportent quand meme des risques pour certains.Ce que je ne comprend pas,il y a bien des journalistes,des jeunes qui débutent leur carrière chaque année,pourquoi n’ y a t-il pas plus de Vincent Lapierre?Ils doivent préférer le confort des bureaux climatisés,c’est tellement plus facile.ça en dit long sur notre société,plus de prise de risques,on ne sait jamais,génération coton,comme me dit un client.Pas plus tard qu’hier,un client me confiait que ses enfants dormaient entre 10 et 12 heures,il en était chagriné,il m’a dit également,il ne faudrait pas qu’il y ait une guerre.Voila entre autre,notre société actuelle.Bien sur,ils ne sont pas tous comme ça,mais ceux qui restent,seront ils assez nombreux?

    • Vincent Lapierre a une capacité qu’on n’apprend pas: une certaine modestie, une empathie réelle et évidemment du courage pour se mêler de très près à ce qui pourrait être dangereux. D’après mon copilot, ce jeune homme est docteur en économie.