C’est magique. A Paris, un tag « Remigration » sur une palissade en bois rue Saint-Honoré vaut une saisine immédiate du procureur au titre de l’article 40, un communiqué municipal, une intervention des équipes de la propreté, et la qualification officielle d' »incitation à la haine raciale d’une gravité particulière ».
Une fresque célébrant la mort de Quentin Deranque, elle, peut rester trois semaines sur un mur. C’est l’ordre des priorités de la mairie de Paris.
Derrière le mot « remigration », nous dit Emmanuel Grégoire, « se trouve le projet raciste de l’extrême droite ». Voilà l’argument massue. Le mot serait raciste en soi. Demander le départ d’étrangers serait donc raciste et interdit par la loi. Fermez le ban.
Sauf que l’histoire du droit français dit exactement l’inverse.
Depuis toujours, un État qui accueille un étranger le fait à deux conditions: soit il en a besoin, soit il estime que cet étranger a de bonnes raisons de vouloir vivre chez lui. Et depuis toujours, cet accueil est révocable. Pas par caprice, mais par souveraineté. Un pays qui n’a plus les moyens d’entretenir, de loger, de trouver du travail à des personnes qu’il a acceptées provisoirement, peut leur demander de quitter le territoire qui n’est pas le leur. Un pays dont un invité se comporte mal, enfreint les lois de l’hospitalité, peut mettre fin à l’hospitalité.
C’est le principe même du titre de séjour, de l’OQTF, de l’expulsion pour trouble à l’ordre public. Tout cela est dans le CESEDA. Ce n’est pas l’extrême droite qui l’a inventé, c’est la République.
Alors posons la question simplement: en quoi des Français exaspérés par une délinquance étrangère surreprésentée dans certains actes et qui le disent commettraient-ils un délit ? Dire « je ne veux plus subir, je souhaite que ceux qui sont entrés sans droit ou qui agressent repartent » est-ce du racisme ou du bon sens ?
Le maire de Paris pratique-t-il la préférence étrangère ? Quand on efface en 24h le mot « remigration » et qu’on laisse une fresque faisant l’apologie d’un meurtre, on peut se poser la question. La haine, semble-t-il, a une géométrie variable rue de Rivoli.
Ceux qui hurlent au racisme à chaque fois que le mot remigration apparaît ne défendent pas la loi. Ils défendent un tabou. Ils veulent interdire le débat que le préfet a déjà interdit au Plessis-Robinson ce week-end, sous prétexte de « risque pour l’ordre public ». L’ordre public serait menacé par un colloque qui s’intitule « Remigration: ouvrons le débat ». On croit rêver.
La remigration n’est pas une expulsion massive fondée sur la couleur de peau, comme on voudrait le faire croire. C‘est le rappel d’un principe simple et ancien : la France n’est pas un hôtel dont on ne peut plus sortir. Elle choisit qui elle accueille, et elle peut choisir de ne plus accueillir.
Et ça, ce n’est ni raciste, ni interdit. C’est même la définition de la souveraineté.
BAY
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Quand Grégoire interdira-t-il la vente du coran, ce livre raciste, totalitaire appelant au meurtre et à la servitude des juifs, chrétiens, esclavage sexuel des captives de guerre, infériorité de la femme….. etc? Le Mein Kampf de combat de l’islamisme !