Et tout ça après le 7 octobre… c’est vertigineux. C’est épouvantable. A devenir misanthrope… Le prix de la démographie alliée à une démocratie qui considère les habitants d’un pays comme égaux et ayant les mêmes droits… même quand certains ne pensent qu’à mettre les autres dans des chambres à gaz ou à faire cuire leurs bébés dans des fours…
Je ne ricane pas. Au train où vont les choses, la France sera bientôt dans la situation d’Israël
Christine Tasin
Mardi 27 octobre, 77,7% de participation, record depuis 1999. Résultat final publié cette nuit…
Bloc Netanyahu (droite, extrême-droite, ultra-orthodoxes) : 53 sièges sur 120. Le Likoud reste premier parti avec 26-27 sièges, mais perd 6 sièges par rapport à 2022. Sa coalition n’a plus la majorité.
Bloc Eisenkot (Yashar + opposition centriste/gauche/droite laïque) : 48 sièges. L’ancien chef d’état-major, Gadi Eisenkot, qui a créé son parti Yashar en 2025, arrive au coude-à-coude.
Partis arabes : 19 sièges, record historique. Raam (islamiste modéré de Mansour Abbas) et Liste Unifiée (Hadash-Taal-Balad) deviennent les faiseurs de rois. C’était 10 sièges avant.
Aucun camp n’a les 61 sièges pour gouverner. Et là commence le poker menteur
Netanyahu ne peut plus. « Il n’a aucun moyen de former un gouvernement » avec ses alliés actuels, résume la prof Shpaizman (Bar-Ilan). Il a donc changé de stratégie: depuis jeudi, son camp accuse les partis arabes de fraude, d’achat de voix, de financements du Qatar. Sans preuves. Le Shin Bet enquête mais dit lui-même qu’il n’y a « aucun fondement à une compromission systématique ». Le but ? Délégitimer toute alliance judéo-arabe pour bloquer Eisenkot.
Ben Gvir, son ministre très actif et sans concession, réclame même l’arrestation des chefs arabes. Ambiance.
Eisenkot peut, mais à quel prix ? Il a deux options, toutes deux explosives:
-Un gouvernement minoritaire avec soutien extérieur des Arabes. La Liste Unifiée dit être prête à « faire tomber Netanyahu » sans entrer au gouvernement.
-Une coalition formelle judéo-arabe. Mansour Abbas se dit prêt à bosser avec Eisenkot. Mais Avigdor Lieberman (droite laïque, 8 sièges dans le bloc Eisenkot) a juré qu’il ne gouvernerait jamais avec les Arabes. Et Eisenkot lui-même avait toujours exclu cette option, demandant reconnaissance d’Israël comme État juif et condamnation du Hamas.
Le paradoxe : les deux listes arabes ont fait campagne contre la guerre à Gaza, contre la « colonisation en Cisjordanie », contre les prétendues violences des « colons israéliens ». Comment s’allier avec un bloc qui, comme Netanyahu, s’oppose à un État palestinien ?
La suite ?
Résultats remis mercredi à Isaac Herzog. Il consulte puis désigne un négociateur. Les tractations vont durer des semaines. Si échec, comme en 2019-2022 où Israël a fait 5 élections en 4 ans, on retourne aux urnes.
Dans un pays en guerre larvée avec Gaza, le Liban, et où Netanyahu menace de relancer une campagne contre l’Iran, une paralysie politique est le pire scénario.
Les partis arabes, 20% de la population israélienne, longtemps bêtes noires, se retrouvent au centre du jeu. Le slogan de Netanyahu « Un gouvernement qui dépend de partis anti-sionistes met en danger Israël » ne suffit plus à faire une majorité.
Alors, alors… on se dirige vers des alliances improbables. Ou vers de nouvelles élections.
Christine Tasin
Post-scriptum. Depuis des décennies je vitupère contre ceux qui ont accepté, par « humanisme, » par « souci d’égalité », que des non juifs puissent avoir leur mot à dire dans les élections et le gouvernement israélien… Il fallait en faire des métèques, au sens étymologique et historique de la Grèce ancienne (1) tout simplement. Acceptés, protégés, mais n’ayant pas leur mot à dire dans les élections et les décisions primordiales.
(1)
Le mot métèque vient du grec ancien métoikos (composé de meta, qui indique le changement, et oikos, la maison). Il désigne deux réalités historiques et linguistiques très différentes. [1, 2, 3]
1. Dans la Grèce antique
- Statut : C’était un résident étranger installé durablement dans une cité-État (comme Athènes), sans posséder la citoyenneté.
- Droits et devoirs : Il était libre de travailler et de participer à la vie économique et culturelle, mais n’avait pas le droit de voter, ni de posséder de terres ou de maisons. Il devait payer un impôt spécial (le métokion) et accomplir son service militaire.
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J’ai bien du mal à comprendre pourquoi Israël tolère des partis arabes sur son sol alors que leur but est détruire ce pays.
Le parti du Likoud transmet à la police, au Shin Bet et à la Commission électorale centrale des centaines de témoignages et d’éléments de preuve concernant le vol électoral dans de nombreux bureaux de vote arabes : des milliers d’enveloppes contenant de l’argent liquide et des bulletins de vote du Ra’am, des menaces et des actes de violence à l’encontre des membres des bureaux de vote, des votes multiples derrière le paravent, des votes sous double identité, des divergences entre le nombre d’enveloppes et le nombre d’électeurs, l’utilisation de logiciels de mobilisation interdits, et bien d’autres faits encore.
https://emet.press/le-likoud-accuse-les-partis-arabes-ont-vole-les-elections-420646.html
Vraiment compliquées ces élections !