Budget 2027 : 28 milliards de dépenses supplémentaires ; pendant que la France s’enfonce dans la dette et que les Français paient les casseurs

En commission des finances, les députés viennent d’ajouter plus de 28 milliards d’euros de dépenses pour 2027. Ce chiffre, calculé par le bureau du rapporteur général Philippe Juvin, n’est même pas définitif : l’examen de la partie dépenses n’est pas terminé. À titre de comparaison, le budget annuel entier du ministère de la Justice tourne autour de 11 milliards.

Voir article du Figaro ici

Ces 28 milliards ne sortent pas de nulle part. Une part massive – plus de 11,7 milliards – a été fléchée vers l’enveloppe « écologie » (dont tout le monde connaît à présent l’arnaque) et les mobilités. La France insoumise  qui, pourtant, n’a pas obtenu des urnes la majorité… a obtenu l’adoption de plusieurs de ses amendements. La gauche écolo et LFI ont donc pesé pour alourdir encore la facture, dans un contexte où le pays n’a plus de marge.

La France n’est pas encore tout à fait « la plus endettée de l’UE »  au sens strict du ratio dette/PIB (Grèce et Italie restent devant), mais elle figure dans le trio de tête avec environ 119 % du PIB au deuxième trimestre 2026, soit près de 3 600 milliards d’euros. Le déficit reste structurellement élevé (autour de 5 % du PIB), les taux d’emprunt ont dépassé les 5 % sur le 10 ans, et la charge d’intérêts explose. Pendant que la plupart des pays européens stabilisent ou réduisent leur ratio, le nôtre continue de grimper.

Dans le même temps, les Français sont déjà en train de régler la note des dernières émeutes. Les violences des 17 et 18 octobre 2026 ont touché environ 3 000 commerces en un week-end (deux fois plus qu’en neuf jours d’émeutes en 2023). Les premières estimations parlent de plus d’un milliard d’euros de dégâts, qui s’ajoutent aux milliards déjà accumulés depuis les Gilets jaunes, 2023 et la Nouvelle-Calédonie. Au final, ce sont les contribuables, les assureurs (qui répercutent) et les collectivités qui paient. Les casseurs, eux, passent rarement à la caisse.

Voilà le tableau : une dette qui s’approche des 120 % du PIB, des taux qui montent, des intérêts qui mangent une part croissante du budget, des émeutes à répétition dont la facture tombe sur tout le monde… et une commission des finances qui vote 28 milliards de plus, en privilégiant des enveloppes idéologiques. L’écologie et les « mobilités » passent avant la maîtrise des comptes. Les économies structurelles, elles, sont refusées ou reportées.

Ce n’est plus de la générosité. C’est de l’irresponsabilité. Chaque euro emprunté aujourd’hui sera remboursé demain par les Français – y compris ceux qui n’ont rien demandé, ni les émeutes, ni les dépenses supplémentaires. Quand la gauche écolo et LFI votent des milliards de plus dans un pays déjà au bord, ils ne protègent personne. Ils alourdissent purement et simplement la charge qui pèse déjà sur chacun.

Les chiffres sont là. Le reste n’est que posture.

Christine Tasin

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1 Commentaire

  1. Le problème c’est que le volet dépenses est voté avant le volet recette .
    Alors que c’est le contraire qu’il faut faire .
    Définir les recettes avant les dépenses