Manifs plutôt pacifiques mais atmosphère plus que tendue…

Notes et chiffres relevés dans la presse 
National : 410 000 selon l’Intérieur, 800 000 selon CGT. À 13h50, Nuñez ne comptait que 35 000 à mi-journée contre 60 000 samedi dernier.
Paris : 110 000 préfecture, 250 000 CGT, cortège imposé de la Porte d’Italie à la Porte de Vincennes de 13h à 19h après interdiction du parcours Bastille-Nation.
Orléans (anti-RN): 13 000 dans le calme, préfecture, alors qu’on en attendait 20 à 30 000.
Dégâts et affrontements
Dispositif massif : 70 000 policiers/gendarmes soit 10 000 de plus que le 17 octobre, blindés Centaure, GIGN, RAID, BRI, Sentinelle….
135 interpellations à mi-journée sur contrôles préventifs (feux d’artifice, boules métalliques).
Journée globalement pacifique, mais fin de cortèges très tendue :
Paris cours de Vincennes :  jets de projectiles, lacrymos, charges
Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Nantes, Lille, Grenoble, Rennes, Nice, Clermont-Ferrand : gaz, barricades, tirs de mortiers
Pour limiter la casse : 28 stations de métro fermées dès 9h, Louvre, Orsay, Opéra fermés, commerces barricadés.
Comparaison avec le 17 octobre
17 octobre : 550 000 Intérieur / 800 000 orgas, mais 2 000 à 3 000 commerces touchés/pillés, 450 dégradés à Paris dont 228 pillés, mairies attaquées. C’était le chaos.
24 octobre: moins de monde pour l’Intérieur (410k vs 550k), même chiffre CGT (800k), mais dégâts beaucoup plus contenus grâce au changement de parcours et au verrouillage du centre de Paris. Pas de pillage massif signalé ce soir.
C’est une mobilisation qui tient, mais qui s’érode un peu côté chiffres officiels.
Échec ou victoire?
Pour les manifestants : Victoire morale à moitié. Ils ont maintenu la pression malgré les interdictions, parcours excentré, couvre-feux et discours de Macron qui demandait jeudi « qu’il n’y ait pas de manifestations ». La convergence Gilets Jaunes + syndicats + lycéens/étudiants fonctionne. Mais ils n’ont pas retrouvé le niveau de chaos qui avait forcé le gouvernement à bouger le 17 octobre.
Pour Macron : Victoire tactique, pas stratégique. Tactique car pas de nouveau samedi noir, commerces préservés, image de fermeté « intraitable » de Laurent Nunez. Stratégique, c’est plus fragile: le fond reste — étudiants à 202€ de bourse qui dénoncent, pouvoir d’achat, et Mélenchon dans la rue qui dit « Macron doit céder ». Le mouvement n’est pas éteint.
Leçons et conséquences
Leçon 1 : La doctrine a changé. On ne laisse plus manifester dans les centres commerçants. Bastille-Nation interdit, on envoie en périphérie.
Leçon 2 : La sécurisation a un coût, Paris ville morte, musées fermés, touristes furieux, commerçants qui doivent payer des vigiles avec chiens.
Conséquence : Si le gouvernement n’annonce pas de mesures sur la vie chère,  l’Acte III est déjà annoncé par les collectifs. Et avec la mobilisation anti-RN à Orl
BAY

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