Les courtisans flagorneurs…

Derrière les Masques du Conformisme Électoral, il vous suffit d’observer les visages qui jubilent aujourd’hui sur les écrans de télévision à l’approche du scrutin israélien du 27 octobre 2026 pour ressentir le reflux des remugles d’un profond écœurement.

Pendant que le petit État juif panse encore ses plaies et livre une bataille existentielle sur plusieurs fronts, une partie de son élite politique et médiatique s’empiffre à bouchées doubles pour accéder au pouvoir. On les surprend à bout de nerfs, se lançant dans de dangereuses acrobaties pour s’emparer du siège de chef d’Etat actuel, Bibi Netanyahu. D’aucuns ne prennent la peine d’analyser les portées de leurs actes, ni même de les énumérer.

En face, c’est le visage poupin et la panse encombrante de Mansour Abbas, chef du parti de Ra ‘Am, qui surgit et occupe tout l’écran. Il est courtisé par ces juifs inconscients qui lui promettent la concrétisation de tous ses rêves aux dépends des juifs nationalistes. Mais voyons, nous nous confrontons à ce même scénario dans toutes les démocraties d’Europe… La France peine à se relever et l’Angleterre n’a d’autres alternatives que de se mentir sur son échec et sur le mal qu’elle a infligé aux Juifs qui fuyaient les camps de concentration… Aucune pitié… la même qu’ils avaient démontrée lors du partage arbitraire de la Palestine mandataire, et l’offre généreuse faite à Abdallah le saoudien… C’est le revers de la médaille, le salaire de l’ignominie… et qui dit que la justice Divine ne frappe pas ?

Mais passons aux masques de ces prétendus « juifs » israéliens – Le premier à arracher est celui de la gauche sioniste unifiée sous la bannière des « Démocrates ». Portée par l’ancien général de l’IDF, Yair Golan, et créditée de 9 à 11 sièges dans les dernières enquêtes d’opinion, cette formation s’auto-proclame le camp de la « diplomatie » et du « progrès moral ». La réalité dénudée de son programme est une capitulation doctrinale absolue : elle exige le démantèlement des implantations en Judée-Samarie et l’établissement rapide d’un État palestinien aux portes mêmes de Tel-Aviv et de Jérusalem.

Au nom d’une paix utopique et universaliste, ces partisans de l’athéisme réajustent le bandeau sur leurs yeux, refusant de voir que cette séparation radicale ne ferait qu’offrir une base arrière légale à ceux dont l’objectif ultime reste l’anéantissement total d’Israël.

Comme si ce Hara-Kiri n’était pas largement assez, Ehud Barak se dédie corp et âme au plan B anti-démocratique.

L’ancien Premier ministre, qui multiplie les invectives télévisuelles et accuse sans relâche Benjamin Netanyahu d’escalades militaires imaginaires, prépare activement le sabotage du « jour d’après ». En cas de victoire confirmée du bloc national le 27 octobre, le projet de Barak ne s’embarrasse d’aucune déférence envers les urnes : il s’agit d’une insurrection civile globale. Il connaît ce rouage et procède à sa reproduction au carrefour Kaplan.

C’est l’expression ultime d’un dégoût de soi et du pouvoir perdu : une élite de salon prête à précipiter son propre peuple dans le chaos d’une guerre civile plutôt que d’admettre la légitimité d’une majorité souverainiste qui refuse sa propre dissolution.

C’est ici que le spectacle des écrans devient un chef-d’œuvre d’ironie tragique.

Il faut voir les dirigeants de ces factions arabes plastronner, sourire et afficher leur orgueil face caméra. Ils jubilent, et ils ont raison : les courtisans flagorneurs de la gauche universaliste et athée sont en train de leur offrir sur un plateau d’argent ce qu’ils n’ont jamais pu obtenir par la force. Mais ce triomphe apparent cache une immense supercherie, une véritable victoire à la Pyrrhus. En s’alliant par haine de «Bibi » à des mouvements nationalistes arabes et islamistes, la jeunesse occidentalisée de Tel-Aviv et les militants des minorités croient s’acheter un confort progressiste. Quelle cécité ! Ce qu’ils préparent en réalité, c’est l’avènement d’une dictature théocratique sous laquelle leurs propres libertés s’effondreront en premier.

On voit mal les habitués des terrasses branchées se plier aux décrets d’une charia implacable. Les danseurs de salon qui s’agitent aujourd’hui sur deux tableaux se retrouveront bientôt nus, hébétés, au milieu des ruines de leurs illusions civilisatrices.

Face à cette chorégraphie du renoncement, le camp national doit se rappeler une vérité immuable : l’homme fait des plans, mais Dieu rit. Les stratèges de cour et les insurrectionnels d’arrière-boutique pensent pouvoir sceller le sort de l’État hébreu par de simples calculs de couloirs. À quelques jours du scrutin, alors que le bloc national lutte pied à pied pour arracher la majorité vitale des 61 sièges, chaque électorat se retrouve personnellement confronté à la promesse de Dieu faite à Abraham dans les livres de la Genèse 12 et de la Genèse 17: « N’aie pas peur, Abram ! Je te protégerai, et je te donnerai une grande récompense. Regarde le ciel et compte les étoiles si tu peux. » Puis Il ajoute : « Ceux qui naîtront de toi seront aussi nombreux.  C’est moi le SEIGNEUR qui t’ai fait sortir d’Our en Babylonie. J’ai voulu que le pays où tu es maintenant soit à toi. »

Il ne nous reste plus qu’à espérer que ces « juifs renégats » adoptent un jour la voie dictée par leurs ancêtres, Jacob et son frère Esaü, jumeaux d’Isaac et de Rebecca. Affamé après une sortie de chasse, Ésaü vend son droit d’aînesse (son héritage privilégié de premier-né) à Jacob en échange d’un simple plat de lentilles rouges.

Peter Paul Rubens, La réconciliation de Jacob et Esaü, 1624.

Mais tes ennemis Israël, sont comme le Sisyphe des Océans qui pousse un énorme rocher. À chaque fois que la pierre atteint le sommet, elle retombe inlassablement vers la plaine, forçant Sisyphe à recommencer sa peine pour l’éternité…

Thérèse Zrihen-Dvir

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