Tout le monde connaît Glucksmann, donneur de leçons droits-de-l’hommistes, pourfendeur de l’ingérence étrangère au Parlement européen, sanctionné par la Chine pour les Ouïghours.
Plus personne ne parle de Glucksmann, plume de Mikheïl Saakachvili.
De 2009 à 2012, Raphaël Glucksmann n’est pas un simple observateur. Il est « conseiller spécial auprès de la présidence de la Géorgie ». Son président, c’est Mikheïl Saakachvili, l’homme qui a promis de faire entrer la Géorgie dans l’OTAN en 6 mois.
Sa mission, il la décrit lui-même: faire de Tbilissi « une Babel occidentale plantée au cœur du Caucase ». Former un gouvernement de jeunes avec double nationalité américaine, anglaise ou israélienne. Préparer les discours pour Bruxelles.
Pour ça, il s’installe. Il épouse en 2009 Eka Zguladze, vice-ministre de l’Intérieur géorgien, puis ministre. La police, les prisons, c’est son ministère à elle.
Et que se passe-t-il sous ce pouvoir « réformateur » ?
Le nombre de détenus explose. 6.000 en 2003. 24.000 en 2012. La « tolérance zéro » à la géorgienne.
Jusqu’au 18 septembre 2012
Ce soir-là, Maestro TV et Channel 9 diffusent les vidéos de Gldani. La prison N°8 de Tbilissi. On y voit des détenus roués de coups par 10 gardiens, violés avec des manches à balai, suppliant… Amnesty International publie en urgence: « les autorités doivent enquêter de manière approfondie sur des preuves de torture en prison ».
C’est la fin. Manifestations monstres à Tbilissi, Batoumi, Poti. Le ministre des prisons démissionne. Le ministre de l’Intérieur, Bacho Akhalaia — le supérieur direct de l’épouse de Glucksmann — est arrêté.
Deux semaines plus tard, le parti de Saakachvili perd les législatives. C’est le premier président géorgien à quitter le pouvoir après une défaite électorale. Il le paiera cher : condamné, emprisonné, son état de santé fera les gros titres jusqu’en 2025.
Et Glucksmann ?
Il quitte Tbilissi pour Kiev, conseillera Klitschko pendant Maïdan, puis rentrera à Paris pour expliquer à Sciences Po ce qu’est la démocratie.
Interrogé, il a cette formule: « Certes, Saakachvili n’est pas Gandhi.«
Non, en effet. Un rapporteur de l’ONU dénoncera à l’époque des « tortures systématiques ».
Aujourd’hui candidat à la présidentielle 2027, vainqueur de la primaire sociale-démocrate, Glucksmann fait de la défense des « droits humains »( sic !) son ADN. Très bien.
Mais quand Salomé Zourabichvili, ancien ministre des Affaires étrangères de Saakachvili devenue présidente géorgienne, lui lance: « Marié à celle qui était viceministre de l’Intérieur, ignorait-il vraiment tout des excès de la police et des tortures dans les prisons ? », la question reste sans réponse.
Ce n’est pas une accusation. C’est une question de cohérence.
On peut donner des leçons de droits de l’homme à Pékin. Encore faut-il pouvoir rendre des comptes sur ce qui s’est passé à 3.000 km de Paris, quand on était dans l’antichambre du pouvoir qui torturait.
Voilà ce que plus personne ne raconte.
C.Tasin et J.C. Guerry
Complément de Pimpin
Glucksmann, un agitateur professionnel, de ceux qui sont allés en Ukraine en 2013 et 2014 pour lancer les évènements de Maïdan, origine de la guerre actuelle. Il se rend à Kiev dès le début des manifestations (fin novembre/début décembre 2013), reste plusieurs mois, conseille gratuitement Vitali Klitschko (l’un des leaders de l’opposition), rédige ses discours et développe ses contacts européens et américains. Il travaille depuis le quartier général des manifestants (bâtiment des syndicats, sur la place Maïdan) et se décrit alors comme « consultant en révolution ».
Son épouse de l’époque, Eka Zgouladze (ancien vice-ministre géorgienne), devient par la suite vice-ministre de l’Intérieur dans le gouvernement ukrainien post-Maïdan. Glucksmann avait déjà filmé la Révolution orange en Ukraine en 2004 et servi de conseiller à Mikheil Saakachvili en Géorgie.
Mais bon, ce sont les Russes qui font de l’ingérence !
Bonjour.Mme tasin j’apprécie beaucoup votre comportement,malgré un caractère qu’on peut qualifier de bien trempé,vous savez,malgré certains désaccords faire rentrer les gens dans votre cercle,alors que tant de personnes(ex nos politiques tout bords confondus)préfèrent ignorer tout ceux qui les contrarient,vous devez etre une bonne ame quelques part.Bon je dois etre dans un bon jour,car je n’ai pas le compliment facile,mon épouse me le fait remarquer,la pudeur des mots sans doute.bonne journée.
Bonjour.Mme tasin j’apprécie beaucoup votre comportement,malgré un caractère qu’on peut qualifier de bien trempé,vous savez,malgré certains désaccords faire rentrer les gens dans votre cercle,alors que tant de personnes(ex nos politiques tout bords confondus)préfèrent ignorer tout ceux qui les contrarient,vous devez etre une bonne ame quelques part.Bon je dois etre dans un bon jour,car je n’ai pas le compliment facile,mon épouse me le fait remarquer,la pudeur des mots sans doute.bonne journée.
Sourire et émotion, merci !