Massacre anti-juif du 7 octobre 2023 : trois ans après

Trois ans se sont écoulés depuis le 7 octobre 2023.

Ce fut le massacre de Juifs le plus atroce depuis 1945 et la fin de la Deuxième Guerre mondiale. L’ignominie, la cruauté, la barbarie des membres du Hamas et des habitants de la bande de Gaza qui ont perpétré le massacre les a exclus du genre humain.

Ils furent, sur de nombreux plans, plus abjects et répugnants que les tortionnaires nazis au moment de la Shoah. Les tortionnaires nazis avaient honte de ce qu’ils faisaient, et ont tenté de le dissimuler. Ce ne fut pas le cas des déchets inhumains qui ont perpétré le massacre du 7 octobre. Ils étaient si fiers de ce qu’ils faisaient qu’ils filmaient avec leur téléphone ou avec leur caméra GoPro et qu’ils en parlaient au téléphone avec leurs familles et leurs amis, avec une jubilation visible. Ils ont pris des otages et ce qu’ils leur ont fait subir ensuite a été la continuation de l’ignominie, de la cruauté et de la barbarie.

Deux enfants en bas âge, Kfir et Ariel Bibas, ont été massacrés à coups de pierres par leurs ravisseurs immédiatement après leur enlèvement, vraisemblablement sous les yeux de leur mère, des femmes ont été violées et torturées à de nombreuses reprises. Des hommes ont été torturés aussi et privés de nourriture. L’un d’eux a été contraint de creuser ce qui devait être sa propre tombe. Des images filmées par les déchets inhumains susdits ont été assemblées dans un film diffusé par Israël destiné à montrer ce qui s’était passé, car des négationnistes antisémites tels les membres de la France Insoumise en France disaient que ce qui s’était passé n’était pas si grave voire ne s’était pas passé du tout.

Et sitôt Israël a décidé d’entrer en guerre pour en finir avec le Hamas, la désinformation haineuse a commencé, et ce qui a été perpétré le 7 octobre 2023 a quasiment été relégué dans le révolu et s’est effacé des mémoires dans le monde occidental. L’armée israélienne, qui veille plus que toute autre armée au monde à ne pas faire de victimes collatérales, a été accusée de massacrer des femmes, des vieillards et des enfants, et au bout de quelques mois, elle a été accusée de génocide, rien de moins !

Des manifestations de soutien à la « cause palestinienne » et au Hamas ont commencé à déferler dans l’ensemble du monde occidental avant même l’action de l’armée israélienne, et des slogans appelant à la destruction, effectivement génocidaire, elle, d’Israël ont été criés ou inscrits sur des banderoles. Les actes antisémites se sont multipliés en Europe et en Amérique du Nord. Ils venaient souvent de Musulmans, mais ils venaient aussi de gens de gauche et d’extrême gauche. De pseudo organisations de défense des droits de l’homme, telles Amnesty International, ont vite basculé dans la propagande antisémite qui, dès lors qu’elle incite à la haine contre des Juifs israéliens, peut se donner libre cours.

Quand la guerre a cessé, les accusations contre l’armée israélienne se sont estompées, les manifestations de soutien à la « cause palestinienne » et au Hamas ont, pour l’essentiel, disparu, les actes antisémites sont devenus moins nombreux (ils restent malgré tout plus élevés partout dans le monde occidental qu’avant le 7 octobre 2023). Les pseudo organisations de défense des droits de l’homme sont passées à autre chose, mais n’ont pas effacé leurs publications ignobles de leurs sites.

Les Juifs israéliens chargés d’illusions qui se seraient peut-être attendus à un peu de compassion ont été déçus. Les Juifs israéliens qui n’avaient aucune illusion ont vu dans tout cela la confirmation de leur absence d’illusions. Les Juifs dans le reste du monde ont vu se confirmer le fait que l’antisémitisme au sein du monde occidental était toujours bien vivant au sein des communautés musulmanes et de l’extrême gauche. Les amis d’Israël et du peuple juif qui ont en eux de la lucidité n’ont pas été surpris. Les faux amis d’Israël et du peuple juif, eux, ont « déploré » l’antisémitisme, et dit que tout cela était la faute de la droite et de « l’extrême droite » israélienne, et que si Israël se dotait d’un gouvernement de centre-gauche lors des prochaines élections, tout rentrerait dans l’ordre. Ils savent que c’est faux, mais ils sont hypocrites.

Je n’ai jamais caché mon amitié pour Israël et pour le peuple juif, et j’ai écrit plusieurs livres qui le montrent, et je le dis. Le centre-gauche israélien et la gauche israélienne sont dangereux pour Israël et pour la survie du peuple juif, en Israël et ailleurs. Ils se refusent à voir que la « cause palestinienne » est ce qu’elle est, une cause dont le but fondamental est la destruction d’Israël et du peuple juif en Israël. Et les vecteurs musulmans « palestiniens » de la « cause palestinienne » ne l’ont jamais caché : il est aisé de lire leurs déclarations sur le sujet quand (cela arrive rarement, mais cela arrive), ils ne mentent pas. J’ai écrit, avec mon regretté ami David Horowitz, un livre appelé Comment le peuple palestinien fut inventé (il a été réédité et est de nouveau disponible) dans lequel tout est expliqué. Zoheir Mohsen, l’un des dirigeants de l’OLP, a expliqué lui-même pourquoi le peuple palestinien a été inventé : pour être une arme de destruction d’Israël et du peuple juif en Israël. Et refuser de la voir et de le dire est ignoble et criminel.

Je l’ajoute. Des dirigeants de gauche israéliens ont fait un mal immense à Israël, et le fait qu’ils soient admirés dans le monde occidental est l’un des signes montrant que le monde occidental veut qu’Israël disparaisse. Shimon Peres et Yitzhak Rabin ont signé les accords d’Oslo, qui ont permis à l’organisation terroriste antisémite OLP de changer de nom et de se voir accorder un territoire : cela s’appelle l’Autorité Palestinienne. Et depuis, Israël doit assumer l’existence de l’Autorité Palestinienne.

D’autres dirigeants politiques israéliens ont pris des décisions criminelles : l’abandon de la bande de Gaza, venu hélas d’Ariel Sharon, le retrait israélien du Sud-Liban, venu d’Ehud Barak. C’est triste, car Ariel Sharon et Ehud Barak ont été de grands soldats.

Je le souligne. Les politiciens israéliens qui poussent Israël à fléchir et à faire des concessions prennent des décisions qui se paient en centaines de morts israéliens et n’attirent la sympathie dans le monde occidental que parce que ceux qui disent éprouver de la sympathie pour eux savent que les décisions prises conduiront à des morts israéliens.

Israël ne sera jamais aimé en Europe, sinon par ceux qui ont l’amour de la réussite, car Israël est un accomplissement extraordinaire, par ceux qui savent ce que le monde doit au judaïsme et au peuple juif (j‘en parle dans Israël expliqué à ma fille, et j’ai recommandé récemment à une lectrice deux livres remarquables, The Gift of the Jews, de Thomas Cahill et A History of the Jews de Paul Johnson).

Israël est aimé et défendu par ceux qui savent que les mots employés après la Shoah, plus jamais ça, ont un sens, et par ceux qui savent comprennent que la survie d’Israël est essentielle à la survie du monde occidental.

Israël est davantage aimé aux États-Unis qu’en Europe (j’ai expliqué pourquoi dans un autre livre, Le pays presque élu), et cela fait partie des nombreuses raisons pour lesquelles j’ai choisi de devenir américain, mais, hélas, la gauche, qui pourrit tout ce qu’elle touche, fait monter l’antisémitisme et le rejet d’Israël aux États-Unis, et y facilite l’islamisation du pays : cela donne des politiciens tels que Rashida Tlaib, Ilhan Omar, et Zohran Mamdani.

Faute d’être aimé, Israël doit être craint par ses ennemis, et Israël doit avoir la force qui inspire le respect. Dans le monde musulman, les rapports de force comptent. C’est parce qu’Israël est fort que des pays musulmans en viennent à respecter Israël, et c’est parce qu’Israël est fort que cinq pays musulmans ont passé des accords de paix avec Israël. Quand le régime iranien tombera, et je pense maintenant qu’il tombera, un chemin s’ouvrira pour que ce nombre s’accroisse.

Binyamin Netanyahou est détesté et méprisé en Europe : vu le nombre d’antisémites, d’ennemis, et de faux amis d’Israël aujourd’hui en Europe, cela montre que Binyamin Netanyahou est fort et admirable. Il sait qu’Israël ne peut se permettre d’être faible.

Ze’ev Jabotinsky a montré la voie. Il n’a pas vu la naissance d’Israël, puisqu’il est mort à 59 ans, en 1940, aux États-Unis, sans avoir pu retourner sur la terre d’Israël depuis 1929, en raison de l’hostilité à son égard des autorités britanniques de l’époque. Ses continuateurs ont été les plus grands dirigeants d’Israël, Menahem Begin, Yitzhak Shamir, Binyamin Netanyahou, fils de Benzion Netanyahou, qui fut le secrétaire de Ze’ev Jabotinsky. Ce sont eux qui ont rompu avec le socialisme de David Ben Gourion et de ses successeurs travaillistes, et fait d’Israël la start-up nation décrite par Dan Senor et Saul Singer dans un livre publié en 2009.

Le peuple d’Israël est un peuple de héros. On l’a vu à de nombreuses reprises depuis 1948 (je devrais dire à de trop nombreuses reprises tant je souhaite qu’Israël puisse vivre en paix). On l’a vu après le 7 octobre 2023. On l’a vu lors d’un récent vol Dubaï Tel Aviv.

Le massacre du 7 octobre a été une atrocité absolue que nul être humain attaché au respect de la dignité humaine ne doit oublier. Je n’oublie pas. Et Israël a raison d’éliminer ceux qui ont perpétré le massacre, un à un. Ils ont cessé, le 7 octobre 2023, de mériter de vivre encore. La mémoire de leurs victimes, elle, doit vivre éternellement.

© Guy Millière pour Dreuz.com. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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