Ah, Mediapart et ses pseudos-féministes gauchistes ! Ah ! Ce temple de la pureté idéologique où l’on décide, urbi et orbi, qui a le droit de se réclamer des grands esprits du passé. Cette fois, c’est Olympe de Gouges qui a l’honneur d’être placée sous scellés. Elle aurait bien le droit d’aller rejoindre Condorcet mais… pas si c’est le RN/Marine qui le propose… Grandiose… Molière, reviens nous faire une farce à la hauteur des nouveaux Tartuffe !
Le Rassemblement national ose proposer sa panthéonisation ? Scandale ! Imposture ! Récupération ! « Les fachos ça ose tout » !
Quoi ? Des universitaires, des historiens et des historien-ne-s-(pardon pour les découpages de mots à la mords-moi le noeud, jamais compris ni envie de comprendre l’aberration de l’écriture dite inclusive) la plume tremblante d’indignation, découvrent que des gens qui ne pensent pas comme eux peuvent, eux aussi, trouver admirable une femme qui a écrit la *Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Quelle audace !
Bref je découvre ce matin que, à mon insu, Olympe de Gouges se serait inscrite dans un club privé dont Mediapart détiendrait les clés. « Vous n’avez pas le droit de l’admirer, messieurs-dames du RN. Elle est à nous.Vous n’avez même pas le droit de prononcer son nom !»
Le raisonnement est d’une finesse rare : le RN vote « mal » (selon le petit livre rouge de Plénel et de sa remplaçante ) sur la parité, l’égalité salariale ou l’IVG, donc il ne peut pas honorer une figure féministe du XVIIIe siècle.
Si on s’en tient au critère des votes des partis et des individus, il va falloir interdire à la gauche de citer Robespierre un peu trop « Juste » et refusant honneurs, avantages et privilèges (un Mélenchon et sa clique seraient passés voir la Veuve de très près depuis très longtemps ; il va falloir interdire à la droite de citer de Gaulle, un peu trop souverainiste et à tout le monde de citer Voltaire, un peu trop impertinent).
Que voulez-vous ! Chez Mediapart, seul le RN est trop impur pour toucher aux icônes. Pour même prononcer leurs noms…
On apprend ainsi que Marine Le Pen n’aurait « pas lu » (bigre ! ) Olympe de Gouges. Sans doute parce qu’elle n’a pas le bon label. Je veux bien quant à moi interroger publiquement Mélenchon et Marine sur Olympe, sur Robespierre et même sur le sexe des anges…Et on compte les points.
Pendant ce temps, les mêmes qui s’étranglent devant cette « récupération » n’ont jamais trouvé à redire quand d’autres formations politiques se drapaient dans les mêmes références pour des opérations de communication plus que calculées… La mémoire est sélective, surtout quand elle sert à diaboliser.
Olympe de Gouges était une femme libre et intransigeante qui défendait les droits des femmes et s’opposait à l’esclavage (entre autres).. Elle n’appartenait à personne. Ni au RN, ni à Mediapart, ni aux signataires de tribunes outrées. Prétendre le contraire, c’est exactement ce que l’on reproche aux autres : confisquer une figure historique pour en faire un totem partisan.
« Le RN ose tout » disent-ils Soit et alors ? Pourquoi pas ? Quand on voit les drapeaux des assassins du Hamas brandis dans l’Assemblée Nationale qui n’appartient qu’aux Français et à la République, celle de 1789 comme à celle de 1793, sans que Mediapart ne dise un mot, le dit Mediapart (et ses copains) n’a qu’une chose à faire, fermer sa gueule.
Mediapart aurait dû être interdit depuis longtemps, Mediapart est criminel, oui on le sait, mais finalement c’est encore trop honorer ce torchon que d’évoquer une interdiction. Ces traîtres à l’histoire et à la République osent transformer l’histoire en terrain de chasse réservé. Et ça, franchement, c’est du niveau d’un club de bons élèves petits cons qui refuse de partager ses jouets.
Christine Tasin
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