Comment détruire le cerveau de nos jeunes ? Simple comme bonjour !

Maître Brusa interroge ChatGPT ; « si tu étais le diable… »

L’avocat Carlo Brusa a posé une question de ChatGPT : « Si tu étais le diable qu’est-ce que tu ferais pour détruire le cerveau des jeunes de la prochaine génération sans qu’ils ne s’aperçoivent ? » L’exercice n’est pas inintéressant.

Voici la réponse de ChatGPT :

« Si je prends votre question comme une expérience de pensée, le moyen le plus efficace ne serait probablement pas de « détruire » brutalement le cerveau des jeunes. Ce serait de dégrader progressivement leur attention, leur autonomie intellectuelle et leur capacité à supporter l’effort, tout en leur donnant l’impression qu’ils sont plus libres, plus informés et plus connectés que jamais.

Je m’y prendrais à peu près ainsi :

1. Je fragmenterais leur attention. Notifications, vidéos de quelques secondes, changement permanent de sujet. Je ferais en sorte qu’un livre de 300 pages paraisse insupportablement lent.
2 Je transformerais l’ennui en ennemi. À chaque seconde vide : téléphone. Plus d’attente, plus de contemplation, plus de rêverie. Or c’est souvent dans ces moments que la réflexion personnelle se construit.
3. Je perfectionnerais les récompenses immédiates. Likes, scroll infini, jeux, achats, contenus sexuels, nourriture très gratifiante : de petites récompenses disponibles en permanence. L’effort long paraîtrait alors beaucoup moins attrayant.
4. Je réduirais leur sommeil sans qu’ils considèrent cela comme dangereux. Écrans tardifs, sollicitations nocturnes, peur de manquer quelque chose. Un adolescent chroniquement fatigué apprend, mémorise et maîtrise moins bien ses émotions.
5. Je leur donnerais énormément d’informations mais très peu de connaissances. Ils sauraient ce qui s’est passé il y a dix minutes à l’autre bout du monde, mais auraient du mal à expliquer un événement historique pendant cinq minutes.
6. Je remplacerais progressivement la réflexion par la réaction. « Pour ou contre ? », « scandaleux ou génial ? », « like ou dislike ? ». Très peu de place pour : « Je ne sais pas encore, il faut que j’y réfléchisse. »
7. Je ferais de chaque question une question identitaire. Au lieu de discuter des idées, chacun défendrait son groupe. Changer d’avis deviendrait une humiliation plutôt qu’un signe d’intelligence.
8. Je rendrais la comparaison sociale permanente. Beauté, argent, voyages, corps, réussite : chacun comparerait sa vie réelle aux moments soigneusement sélectionnés de milliers d’autres personnes. Le sentiment d’insuffisance deviendrait presque structurel.
9. Je les connecterais énormément tout en les isolant physiquement. Beaucoup de messages, peu de longues conversations. Beaucoup de contacts, peu d’amitiés nécessitant présence, patience et compromis.
10. Je leur ferais perdre progressivement certaines capacités par délégation. GPS pour ne plus s’orienter, moteur de recherche pour ne plus retenir, calculatrice pour tout calcul, puis IA pour écrire, résumer, argumenter et finalement penser. Non parce que ces outils seraient mauvais, mais parce qu’on pourrait les utiliser à la place du cerveau plutôt qu’avec lui.
11. Je supprimerais autant que possible l’effort et la frustration. Tout devrait être intuitif, rapide, personnalisé et immédiatement accessible. Pourtant, beaucoup de facultés intellectuelles se développent précisément en affrontant quelque chose de difficile.
12. Et surtout, je ne leur interdirais rien. Une interdiction provoquerait une révolte. Je rendrais simplement les comportements qui les affaiblissent plus faciles, plus amusants et plus gratifiants que ceux qui les construisent. »

👉 Source : X de Carlo Alberto Brusa (4.09.26)
https://x.com/cab2626/status/2095514409191776720

Léo Kersauzie

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