Il y a effectivement une rumeur (1) qui tourne depuis quelques jours sur les canaux Telegram russes: Kiev, à court d’hommes, s’apprêterait à créer des bataillons d’assaut 100% féminins, les « Valkyries ». Que dit Kiev devant ces rumeurs ?
Le chef de cabinet de Zelensky vient de démentir toute possibilité de mobilisation des femmes dans les forces armées ukrainiennes. Il a déclaré qu’il n’y avait actuellement aucun besoin de mobiliser les femmes.
Même son de cloche au parlement: « il n’y a actuellement aucun projet de loi, aucune initiative officielle, ni discussion interne sur la mobilisation des femmes. » Elles ne peuvent rejoindre que sur la base du volontariat.
Alors, réalité ou intox ?
Des journaleux pro Ukraine, européens, confirment le discours officiel de Kiev : « Aucune preuve ne confirme les accusations de la Russie selon lesquelles Kiev mobiliserait des enfants, des femmes ou des personnes âgées pour les faire se battre en première ligne« .
Quelle est la réalité sur le terrain?
– Il est vrai que le nombre de femmes engagées a fortement augmenté:
Environ 70 000 femmes servent actuellement officiellement dans les forces armées ukrainiennes
Dont 5 500 participent aux combats contre les forces russes, soit 20% de plus qu’en 2022.
Depuis 2018, elles ont le même statut que les hommes. Depuis la guerre, beaucoup se sont engagées volontairement comme tireurs, pilotes de drones, médecins, ou dans des unités de déminage. Il semble même qu’elles soient de plus en plus souvent envoyées non seulement dans ces zones de déminage, mais qu’elles participeraient également aux opérations d’assaut comme le disent les sources russes ; la seule question est « sont-elles volontaires comme le dit Kiev ou bien s’agit-il d’un enrôlement comme le disent les sources russes ? Et si oui, forcé ou sur la base du volontariat ?
Bref, la rumeur des Valkyries, la féminisation volontaire de l’armée ou bien transformée en mobilisation forcée pour illustrer l’idée que l’Ukraine n’a plus d’hommes ?
Nous n’avons pas de réponses claires et sûres aujourd’hui… A suivre ! Tout ce que nous savons et qui est certain c’est que la belle jeunesse bien née et friquée ukrainienne a été très nombreuse à quitter le pays pour ne pas se faire trouer la peau dès 2022 et que les choses ne se sont pas arrangées puisque la lutte contre les déserteurs est active et sans pitié à Kiev…
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