Génocide à Gaza : les mensonges sémantiques de LFI

Nous avons passé près de trois ans à expliquer que la guerre menée par Israël contre le Hamas ne correspondait pas à la définition du génocide – et qu’il n’existait pas de génocide à Gaza.

Nous avons affirmé que ceux qui l’avancent, comme les membres de LFI en France, et leurs jumeaux idéologiques du DSA (Socialistes démocrates d’Amérique) aux États-Unis, déforment cette définition pour pouvoir accuser les Juifs, alors qu’Israël a le même droit de se défendre que n’importe quel pays au monde, et que si l’on s’intéresse un peu à la réalité, c’est le Hamas qui nourrit des intentions génocidaires à l’encontre des Israéliens. Publiquement, dans leurs discours.

Maintenant, le DSA accuse les États-Unis de commettre un génocide contre Cuba, cela sous-entend quelque chose de très intéressant.

  • Cela montre que si le DSA dit vrai, et les socialistes étant par essence les détenteurs de la vérité, de la morale et de l’humanisme, ils disent forcément vrai, alors LFI réserve exclusivement le terme « génocide » au conflit israélo-palestinien ;
  • Cela montre que l’extrême gauche a du génocide une autre définition que celle du commun des mortels.

Ils ne déforment pas la définition bien connue. Ils ont simplement un sens différent de ce mot, ils ont oublié de nous en informer, et de nous dire quelle définition recouvre pour eux un génocide.

Nous avons fait le travail, en se basant sur leurs déclarations :

  • Pour LFI, « génocide » est la qualification globale de la politique israélienne ;
  • Pour les socialistes du DSA, « génocide » veut dire « racial capitalisme ».

C’est un peu comme s’ils avaient redéfini les termes « sionisme » en « colonialisme » ; « antisionisme » en « défense des droits des Palestiniens » ; « fascisme » en « toutes les idées qui ne sont pas de gauche », « apartheid » en « État d’Israël », « colonialisme » en  « impérialisme » en « tout pays occidental à majorité blanche » ; « antifascisme » en « légitimité d’affronter ceux qui ne pensent pas comme eux » ; « démocratie » en « suprématie blanche » ; et bien d’autres encore, avec l’aide bienveillante des médias. Bien entendu, ils n’auraient jamais eu l’idée de faire une chose pareille, ils sont le camp du Bien, après tout.

En d’autres termes, nous avons eu tort. Nous avons combattu le mensonge du génocide, alors que nous n’avions pas du tout affaire à une accusation grave telle que nous la comprenons !

Valium ou Tranxène ?

Quand le DSA qualifie les États-Unis « d’entité à caractère génocidaire », ça donne à la fois envie de sourire et cela réduit considérablement les enjeux. C’est tout comme LFI. Ils parlent de génocide à Gaza après avoir appris que la Cour internationale n’a trouvé aucun génocide.

Au lieu de mobiliser des équipes d’avocats, d’experts militaires et d’historiens de l’Holocauste, nous avions besoin d’équipes de psychiatres pour comprendre le langage des malades du DSA et de LFI, et de leur suggérer du Valium ou du Tranxène. Ou les deux. À haute dose.

Nous n’avons pas besoin de dictionnaires, d’applications de traduction et de modèles de langage grand public (LLM) correctement formés pour comprendre les socialistes. Nous avons besoin de relire Nietzsche sur le ressentiment et le nihilisme, et Hannah Arendt sur la destruction du rapport au réel. Ce n’est pas une mince affaire, mais c’est tout à fait nécessaire.

Dans La Généalogie de la morale, Nietzsche décrit le mécanisme :

Ce qui était auparavant considéré comme puissance, réussite, noblesse ou affirmation de soi devient « oppression », « domination », etc., tandis que l’impuissance devient moralement supérieure.

Et dans Les Origines du totalitarisme, Arendt explique comment une idéologie peut devenir une machine intellectuelle permettant de déduire le réel à partir d’une idée, plutôt que de confronter l’idée au réel.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.com.

 183 total views,  183 views today

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


1 Commentaire