Toujours passionnant, l’origine des peuples !
Il y a peu, un article sur les Amazighs et Berbères est paru dans RR.
Intéressant de se pencher sur la France. J’étais convaincu depuis plusieurs années que le peuple français était majoritairement descendant des Gaulois, que les Francs, Goths et autres étaient surtout des groupes armés venus se tailler des propriétés, pas des invasions proprement dites (pas comme celle veant d’Afrique qui nous touche actuellement).
Pourquoi se fatiguer, j’aurais dû y passer plusieurs jours, alors question à une IA (ce qui ne dispense pas de s’informer autrement, comme je l’ai fait avant sur le sujet).
Question suite aux haplogroupes en France : Plus « historiquement », en s’exprimant par rapport aux chasseurs-cueilleurs, celtes-gaulois, Francs, Burgondes, Wisigoths-goths, Normand, etc… ?
D’un point de vue historique, la population française actuelle est une superposition de couches génétiques où les Celtes/Gaulois (liés à l’haplogroupe R1b) forment le socle principal de la population, tandis que les vagues germaniques (Francs, Wisigoths) ou scandinaves (Normands) ont laissé des traces ciblées mais plus minoritaires.
On s’est moqué de nos historiens du 19/20ème siècle. Ils avaient raison !
Ci-dessous, un lien récent, 2016, en faisant témoignage… il n’est pas le seul !
https://www.lepoint.fr/politique/nos-ancetres-les-gaulois-une-invention-de-la-renaissance-20-09-2016-2069904_20.php
Voici comment se traduisent ces grandes périodes de l’Histoire de France dans l’ADN du chromosome Y (lignées paternelles) :
1. Les Chasseurs-Cueilleurs (Paléolithique / Mésolithique)
Haplogroupe associé : Principalement I2 (et certaines branches de I1).
Impact actuel : C’est la lignée la plus ancienne d’Europe. Elle a été très largement submergée par les vagues suivantes. Aujourd’hui, elle ne représente qu’un faible pourcentage en France (environ 5 à 10 %), bien qu’elle soit restée plus forte dans d’autres régions d’Europe (comme les Balkans). [1]
2. Les Celtes et Gaulois (Âge du Bronze et du Fer)
Haplogroupe associé : R1b (en particulier les sous-clades R1b-U152, R1b-L21, et R1b-DF27).
Impact actuel : C’est le cœur génétique de la France (environ 60 % de la population). Cet haplogroupe est arrivé avec les vagues indo-européennes à l’Âge du Bronze, qui ont assimilé les populations locales pour donner naissance aux peuples celtes (les Gaulois).
Variations régionales :
R1b-L21 domine en Bretagne (forte composante celte insulaire).
R1b-DF27 domine dans le Sud-Ouest et chez les Basques (liée aux Aquitains/Ibères).
R1b-U152 domine dans l’Est et le Centre (liée à la culture celte de La Tène* et aux influences italo-celtiques).
* : le sommet culturel, artistique et technologique du monde celte au cours du second Âge du Fer (d’environ -450 à -50 av. J.-C.)
3. Les Peuples Germaniques : Francs, Burgondes, Wisigoths (Antiquité tardive / Haut Moyen Âge)
Haplogroupes associés : I1, R1a, et des branches spécifiques de R1b (comme R1b-U106).
Impact actuel : Contrairement à ce que l’histoire culturelle et politique suggère (la France tirant son nom des Francs), l’impact génétique paternel de ces grandes invasions est modéré à faible (estimé entre 5 et 15 % globalement).
Répartition :
Les Francs ont surtout laissé des traces (R1b-U106, I1) dans le Nord et le Nord-Est de la France.
Les Burgondes ont marqué l’Est (Bourgogne, Franche-Comté, vallée du Rhône).
Les Wisigoths et les Goths, passés par le Sud et l’Aquitaine avant de s’installer en Espagne, ont laissé un impact génétique extrêmement diffus et difficile à isoler aujourd’hui, car ils se sont fondus dans la masse gallo-romaine locale. [1, 2, 3, 4, 5]
4. Les Normands (IXe – Xe siècles)
Haplogroupes associés : I1 (souvent appelée la lignée viking) et certaines branches scandinaves de R1a.
Impact actuel : Très localisé. Les « Hommes du Nord » (Vikings) se sont installés en Normandie. Les études génétiques régionales montrent une augmentation notable de l’haplogroupe I1 et de signatures génétiques typiquement scandinaves en Haute-Normandie (Cotentin et Pays de Caux), mais cet impact s’estompe dès que l’on s’éloigne de ces zones côtières.
Synthèse : Le « cocktail » génétique français
Pour résumer la dynamique historique :
Passionnant, les Basques, petit article à venir… A étudier aussi du côté de l’ADN mitochondrial, ce qui révèle beaucoup !
Jean-Paul Saint-Marc
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Vous oubliez le connardpithèque, dont le capital génétique est intact et qui compose la grande majorité du peuple français actuel.