Nino-Anne Dupieux, 85 ans, ancienne élue d’Orléans, dialysée depuis six ans, arrive aux urgences du CHU d’Orléans le 18 juillet 2026 pour une hémorragie digestive violente. Six jours et cinq nuits plus tard, elle est toujours là. Pas dans une chambre. Sur un brancard. Dans un box sans fenêtre ou le long d’un couloir où les civières s’alignent « à touche-touche ». Soins sans anesthésie possible faute de personnel disponible, nuits sans sommeil, dos brisé, fatigue extrême. Elle finit par signer une décharge contre l’avis médical et rentre chez elle. Parce qu’en 2026, en France, un lit d’hôpital pour une vieille dame devient un luxe que l’État n’est plus capable de garantir.
Le CHU reconnaît des tensions exceptionnellement longues sur les capacités d’hospitalisation en aval des urgences et promet d’ouvrir des lits… à l’automne. Autrement dit : trop tard pour elle, et pour tous ceux qui ont eu le malheur de tomber malades en juillet.
Ce n’est pas un accident. C’est le produit d’une politique délibérée.
Depuis plus de vingt ans, les gouvernements successifs, et particulièrement ceux d’Emmanuel Macron, ont poursuivi une réduction massive des lits d’hospitalisation complète.
Entre 2013 et 2024, la France a perdu plus de 45 000 lits.
En 2023, près de 5 000.
En 2024, encore plus de 2 000.
On parle de virage ambulatoire, de modernisation, de réorganisation ... Sur le terrain, cela se traduit par des urgences transformées en salles d’attente permanente, des patients âgés qui pourrissent sur des brancards, des soignants épuisés qui n’ont plus que leur humanité à offrir faute de moyens.
La promesse solennelle de Macron en 2023 de désengorger tous les services d’urgence d’ici fin 2024 est restée lettre morte. Les brancards, eux, n’ont jamais été aussi nombreux.
Pendant ce temps, on a volontairement tarifié l’accès aux études de médecine. Le numerus clausus a longtemps fabriqué la pénurie. Sa suppression en 2019-2020 et le passage au « numerus apertus » n’ont pas réglé le fond du problème : une sélection ultra-compétitive qui continue d’éliminer des jeunes Français brillants et motivés dès la première année. Des milliers d’entre eux partent chaque année en Roumanie, en Espagne, en Belgique ou au Portugal pour se former. Ils reviennent ensuite exercer en France grâce à la reconnaissance européenne des diplômes. Résultat : on forme insuffisamment chez nous, on laisse partir les nôtres, puis on recrute à l’étranger pour combler les trous, parfois avec des niveaux de formation très variables. On refuse de former assez de médecins français pour ensuite s’étonner que les déserts médicaux s’étendent et que les hôpitaux manquent de bras.
Cette double politique – fermeture de lits et rationnement de la formation – n’est pas une maladresse. C’est un choix. Un choix de gestion budgétaire à courte vue, de priorités données aux ratios comptables plutôt qu’à la capacité réelle de soigner, de soumission aux logiques de « maîtrise des dépenses » qui finissent toujours par frapper les plus fragiles. Les déficits hospitaliers explosent (plus de 2 milliards d’euros pour les hôpitaux publics), les soignants partent, les lits ferment, les patients attendent. Et l’on s’étonne ensuite que des octogénaires passent une semaine sur un brancard.
Il n’y a sans doute pas de complot secret pour « faire crever les Français ». comme le disent certains patriotes amers et désabusés, il y a quelque chose de plus froid et de plus cynique : l’indifférence organisée. On a accepté que l’hôpital public devienne un service minimum permanent. On a accepté que la dignité des malades âgés devienne une variable d’ajustement. On a accepté que des jeunes motivés soient rejetés du système de formation pendant que l’on importe de la main-d’œuvre pour colmater les brèches. Et pendant ce temps, on parle de « souveraineté sanitaire » et de « refondation ».
Voir ce qu’écrivait Antislam il y a 3 ans :
Concours première année de médecine : toujours plus de wokisme et de discrimination positive
Nino-Anne Dupieux a eu le courage de parler. Elle a même salué les soignants – « des anges en enfer ». Ces anges n’ont pas besoin de médailles. Ils ont besoin de lits, de personnel, et d’une politique qui arrête enfin de traiter l’hôpital public comme une ligne de dépenses à réduire. Tant que cela ne changera pas, les brancards continueront de servir de lits, et les vieux continueront de mourir un peu plus seuls, un peu plus humiliés, dans les couloirs de la République.
Six jours. Cinq nuits. 85 ans.
Ce n’est plus une anecdote. C’est un bilan. C’est une sonnette d’alarme…
Christine Tasin
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6 jours sur brancard a 85 ans ( même a moins) c’est une honte pour pays comme la France ! les responsables de ça sont a virer sans indemnité ( mais la dame de 85 ans ça devait être une blanche donc là ça passe )
mais c est le projeeeeeeeeeeeeeeeeet : eliminer les vieux : euthanasie obligatoire !
qu il commence par sa meuf !!
Les pourritures qui ont organisé ce désastre ne passeront jamais plus d’une heure sur un brancard.
Nos élites vont ils goûter aux fruits de leurs incompétences sur leurs vieux jours ?
Que nenni : Aide à domicile, employés de maison et cliniques privées leurs sont offertes !