Les quatre artistes, membres de la famille Lecoq, bien connue à Arradon (Morbihan), étaient encore au chevet de leurs photographies exposées à la chapelle d’Arradon, jeudi 30 juillet 2026, dans la matinée. Ils accusent le coup : la mairie leur a demandé de déplacer des photos qui ont choqué quelques visiteurs. […] Le photographe qui expose ici pour la sixième fois est sous le choc : Demander à un artiste de décrocher ses œuvres, c’est très violent. J’ai pensé mon installation poétiquement et non politiquement, pour montrer des formes que l’on retrouve dans les gestes du quotidien et le désir de connexion. Qui décide de ce qui est acceptable ou pas ? Je ne me suis absolument pas dit que mes photos pouvaient être perçues comme une profanation du lieu.
Ouest France
Non, respecter un lieu, ce n’est pas censurer l’art !
À Arradon, dans le Morbihan, une exposition photographique dans la chapelle a provoqué un incident prévisible. Des clichés montrant des fesses d’hommes nus, un baiser entre deux hommes, des jambes écartées en sous-vêtement… le tout accroché dans un édifice encore consacré. Des visiteurs se sont sentis choqués. La mairie a demandé le retrait des photos jugées décalées ou leur déplacement dans une salle communale toute proche. Les artistes ont refusé, parlé de censure, et ont tout décroché.
On peut aimer l’art, défendre la liberté d’expression et reconnaître le droit de photographier le corps humain – y compris dans sa dimension homosexuelle, il n’y a aucun problème on n’est plus au Moyen-âge ! – sans pour autant accepter que tout lieu devienne un terrain de provocation.
Une chapelle n’est pas une galerie d’art contemporain. Elle n’est pas non plus un espace neutre. C’est un lieu chargé de sens pour des croyants qui y viennent prier, se recueillir, chercher autre chose que le désir sexuel, qu’il soit homo ou hétéro.
Traditionnellement, dans les églises chrétiennes, on observe une forme de pudeur. Non par pruderie, mais parce que le lieu est orienté vers le spirituel. On n’y expose pas non plus des scènes hétérosexuelles explicites. Le corps nu peut être célébré dans l’art sacré (le Christ, les saints, les anges), mais dans une perspective de beauté, de souffrance ou de transcendance, pas de sexualité brute. Confondre les deux, c’est justement manquer de respect au cadre.
Ceux qui prennent un plaisir particulier à « casser les codes » dans les lieux de culte jouent souvent un double jeu. Ils réclament le respect de leurs sensibilités ailleurs, mais considèrent que les croyances des autres sont un terrain de jeu gratuit. Comme si choquer était en soi une preuve de courage ou de modernité. Or il n’y a rien de particulièrement courageux à exposer des fesses nues dans une chapelle : le public y est captif d’un certain silence et d’une certaine solennité. Le vrai courage serait peut-être d’assumer ces images dans un lieu où elles n’imposent rien à personne contre son gré.
La proposition de la mairie était mesurée : retirer les photos contestées ou les déplacer à quelques mètres. Les artistes ont préféré le grand geste de la « censure ». C’est leur droit. Mais cela ne transforme pas un simple problème de lieu en atteinte à la liberté artistique. On peut exposer ces photographies dans une salle municipale, une galerie, un festival. Personne ne l’interdit. Ce qui est demandé, c’est un minimum de discernement : un lieu de culte n’est pas un support publicitaire pour n’importe quelle vision du corps.
Respecter les croyances d’autrui ne signifie pas les partager. Cela signifie simplement ne pas les utiliser comme faire-valoir d’une posture provocatrice. Dans une société où l’on exige de plus en plus de considération pour les sensibilités de chacun, cette exigence devrait aussi s’appliquer aux lieux et aux personnes qui croient encore que certaines choses ont un caractère sacré. Et c’est une athée se plaisant à dire « même si Dieu existait je n’en voudrais pas » qui vous dit cela !
Christine Tasin
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Nos grands parents,nos parents avaient la pudeur des mots,et une pudeur intégrale de la vie,cela ne nous a pas traumatisés.Quand on voit les quatre zozos,pas besoin d’etre devin pour deviner pour qui ils votent,ce qui est leur droit,entendons nous bien,mais leur allure débraillées,ne fait aucun doute.Il y a tellement de belles photos à faire,sans qu’il y ait besoin de choquer les gens.Mais on reconnait bien la,leur marque de fabrique.En plus dans une chapelle,avant la pudeur,il y a le respect.Un beau nu,exposé de façon naturelle et non érotique,peut etre acceptable,mais des jambes écartées,pour moi,c’est non,je sais je suis vieille France,mais ce n’est pas encore interdit.Deux hommes qui s’embrasse,bon on l’accepte,mais à quoi bon l’exposer,quand ils auront compris que c’est contre productif.On appelle ça la liberté artistique,tout a ses limites,une société équilibré,devrait nous inciter à respecter l’autre.
Ils n’ont qu’à aller mettre ça sur des abribus ou dans une mosquée dans le 9-3, on verra combien de temps ils vont tenir.
Ensuite, pour les pseudo artistes, il parait évident qu’ils ont voulu provoquer, choquer, confondant art et provocation.
Cela me rappelle les femen qui se mettaient nues dans les églises.
C’est pitoyable et ridicule.
Au final, ils n’acceptent pas d’être exposés ailleurs, car ils se doutent bien qu’il n’y aura personne pour aller admirer leurs petites « cochonneries ».
Une église n’est pas un lieu de dépravation. Il y a des temples pour glorifier l’amour charnel , l’église n’en est pas un.
Excellent article, Christine, surtout venant d’une athée, comme vous le dites si bien.
La première erreur vient de la mairie qui a pris la chapelle, lieu de prières et de méditation, pour un hall d’exposition profane.
Surtout, si d’autres lieux sont disponibles dans la commune.
En France, des prêtres autorisent la retransmission des matchs de foot dans leurs églises.