Washington frappe les Frères musulmans, la France les protège, l’Europe détourne le regard

Le Département américain du Trésor a annoncé que les États-Unis viennent d’imposer des sanctions au secrétaire général des Frères musulmans.

Mahmoud al-Abyari, figure de proue des Frères musulmans égyptiens basé à Londres, a été sanctionné pour avoir financé le Hamas. Il a contribué à la collecte de fonds du Hamas par l’intermédiaire d’organisations telles que Filistin Vakfi et Hayat Yolu.

Ces nouvelles sanctions visent également la société Tujah Bulah Global, basée en Indonésie et créée par le Hamas pour générer des revenus destinés à sa branche militaire, ainsi que la Madad Palestine Charitable Society, basée à Gaza, une organisation de façade du Hamas qui collectait des fonds soi-disant destinés aux civils, mais les détournait à des fins militaires.

Ce n’est pas la première salve — c’est la troisième de 2026

Ces désignations de jeudi sont la troisième série de sanctions contre les Frères musulmans annoncée par le Trésor cette année, après janvier (branches égyptienne, jordanienne et libanaise).

Des répercutions jusqu’en Europe

La société « El-Kahira for General Trading », basée en Turquie, a également été sanctionnée pour avoir transféré des centaines de milliers de dollars au Hamas via un système bancaire clandestin, tant en monnaies fiduciaires qu’en cryptomonnaies.

Détail croustillant : El-Kahira a aussi fourni des services de banque clandestine à des groupes du crime organisé en Suède. Et trois individus liés à la société sont nommément sanctionnés : le propriétaire Khuldun Khamis Zakaria Alden, et les actionnaires Zaid Issam Ahmed Al-Jebouri et Abdullah Issam Ahmad Al-Jebouri.

Terrorisme

Les Frères musulmans s’appuient sur de fausses associations caritatives et des organisations de façade au sein de réseaux transnationaux à plusieurs niveaux, bénéficiant du soutien d’États tels que la France, la Turquie et le Qatar pour financer le terrorisme du Hamas et faire obstacle à la paix à Gaza.

Washington pousse en parallèle le Royaume-Uni à désigner les Frères musulmans comme organisation terroriste — le Royaume-Uni n’a toujours pas interdit le groupe ni ne l’a désigné comme terroriste, car l’islam tient déjà la classe politique en otage dans plusieurs parties du pays.

Des répercutions jusqu’en Europe

La société « El-Kahira for General Trading », basée en Turquie, a également été sanctionnée pour avoir transféré des centaines de milliers de dollars au Hamas via un système bancaire clandestin, tant en monnaies fiduciaires qu’en cryptomonnaies.

Le gouvernement français, depuis Chevènement jusqu’à Macron en passant par Sarkozy, se distingue par une nullité crasse qui n’a d’égal que son imbécile aveuglement.

  • « L’islam de France » — le projet porté depuis Chevènement puis Sarkozy avec le CFCM (Conseil français du culte musulman, créé en 2003) — a structurellement intégré les Frères musulmans au cœur des institutions honorables, notamment l’UOIF (Union des organisations islamiques de France, rebaptisée « Musulmans de France » en 2017).
  • L’UOIF a été traité comme un interlocuteur légitime et représentatif, donnant à cette organisation terroriste qui finance le Hamas, une centralité institutionnelle.
  • En juillet 2020, une commission d’enquête sénatoriale alertait sur un islamisme « polymorphe » procédant par une stratégie d’infiltration lente des associations, écoles et collectivités.
  • Puis, en 2025, l’État français est officiellement passé en « mode alerte ». Un rapport de 73 pages commandé par le gouvernement, intitulé « Les Frères musulmans et islamisme politique en France », a été remis au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, décrivant la mouvance pour ce qu’elle représente. Le « Bruno qui parle, mais ne fait jamais rien » a qualifié cet « entrisme islamiste » de menace pour la République et la cohésion nationale… et il est retourné soigner son rictus éternel.
  • Macron a annoncé la création de nouveaux outils de sanctions financières.
  • Il a réclamé un texte de loi « pour la fin de l’été » (2025) – nous sommes à l’été 2026.
  • Le 5 mai 2026, le sénat vote enfin. Mais le ministre Laurent Nuñez a promis que pour que le texte « aboutisse, ce sera compliqué ». Traduction : ça va encore dormir.

Bilan : Un rapport accablant, trois conseils de défense, deux textes concurrents, une opinion publique largement acquise à l’action — et… un an après le rapport du ministère de l’Intérieur, aucune loi n’est promulguée, rien n’est fait, Macron fait le paon à l’étranger, donne des leçons au monde, et si les Français le pouvaient, ils voteraient encore pour lui.

Pendant ce temps, la Maison-Blanche a déclaré que la Turquie qui abrite le Hamas et donne l’impression de vouloir prendre la tête de la confrérie mondiale des Frères musulmans – et pas pour organiser une gigantesque distribution de fleurs aux pays non-musulmans – ne réunissait pas les conditions pour obtenir les fameux F-35 qu’elle convoite tant, et dont l’annonce avait inquiété Israël.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.com.

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