Comment les gouvernements européens ont vendu l’Europe à l’islam

ON COMMEMORE CETTE ANNÉE LE 20e ANNIVERSAIRE DE LA MORT D’ORIANA FALLACI, QUI, DANS SON LIVRE « LA FORCE DE LA RAISON » (2004) A EXPLIQUÉ LE COMPLOT QUI A OUVERT GRAND LES PORTES À L’IMMIGRATION MUSULMANE

 

 Tout le monde ne l’a peut-être pas encore remarqué, mais depuis un demi-siècle, l’islam tente véritablement de conquérir l’Europe en exploitant les faiblesses de la démocratie (qui, même après le nazisme, le fascisme et le communisme, n’a toujours pas appris à se défendre par des lois spéciales et des mesures drastiques contre les idéologies totalitaires, surtout lorsqu’elles sont “camouflées“ par la religion). Et comment cette conquête se déroule-t-elle ? Tout d’abord par l’immigration et les naissances, car on ne peut conquérir un pays ou un continent sans une base démographique solide, sans une “armée“ de citoyens votants. Ensuite, par le prosélytisme et le lavage de cerveau sur le modèle des sectes religieuses, en diffusant et en propageant par tous les moyens possibles la “culture“ islamique (où le mot “culture“ sert de prétexte pour diffuser la religion) et la langue arabe, la langue du Coran, afin d’empêcher l’assimilation des musulmans dans notre civilisation occidentale et de préparer le terrain à l’introduction de la charia en remplacement de la démocratie le jour où les musulmans seront majoritaires. Pour cette occupation “culturelle“, qui nécessite d’énormes investissements dans la construction et la gestion de mosquées, de centres culturels islamiques et d’écoles coraniques, les cheikhs du pétrole disposent de ressources financières pratiquement illimitées grâce auxquelles, exploitant la cupidité de l’homme occidental, ils achètent depuis des décennies les faveurs des gouvernements, des politiciens et des entrepreneurs, mais aussi, petit à petit, l’Europe.

En somme, les rôles se sont inversés, et ce sont désormais les Arabes qui sont les colonialistes, mais cela ne semble pas déranger l’intelligentsia woke de gauche qui, pour critiquer et culpabiliser l’Occident, multiplie les accusations à sens unique sur son passé colonialiste.

 

La Suisse voulait juger Oriana Fallaci

 

Mais quand donc a commencé ce colonialisme à l’envers, cette mise en vente de l’Europe ? Je vais essayer de l’expliquer en utilisant les mots de la grande Oriana Fallaci, qui, dans son livre “La forza della ragione“ (La force de la raison), publié en 2004 par Rizzoli, a démontré sans l’ombre d’un doute que l’immigration islamique en Europe et les plans d’islamisation du continent sont le fruit d’un chantage mis en place par les pays musulmans producteurs de pétrole en 1973, pendant la guerre du Kippour lancée par l’Égypte et la Syrie contre Israël. Il convient de noter que ce livre est en quelque sorte la suite, moins impulsive et plus raisonnée, du livre “La rabbia e l’orgoglio (La rage et l’orgueil) que cette journaliste courageuse et visionnaire, décédée le 15 septembre 2006, avait écrit en 2001 après l’attentat terroriste islamiste contre les tours jumelles de New York.

Pour avoir écrit ce livre, Oriana Fallaci a été la cible de calomnies, notamment de la part de la gauche, et de menaces de mort. Même le Département fédéral de justice et police suisse, comme elle le rappelle elle-même dans son deuxième livre, avait envoyé en novembre 2002, à la demande de groupes ou de citoyens musulmans résidant dans notre pays, un dossier volumineux à l’État italien pour demander son extradition ou l’ouverture d’une procédure pénale contre elle et ses éditeurs pour le contenu de son premier livre, et ce sur la base des dispositions antiracistes contenues dans les articles 261 et 261 bis du Code pénal suisse. En tant que citoyen suisse épris des libertés et des coutumes occidentales (dont la liberté d’expression) et de la démocratie, j’ai honte de cette impolitesse que la personne directement concernée a qualifiée à juste titre de “grossièreté impardonnable“, et même si c’est à titre posthume, je présente mes excuses au nom de millions de Suisses à Mme Oriana Fallaci et à ses éditeurs, certain que le temps a le pouvoir de réparer les torts et que, tôt ou tard, ils verront leur clairvoyance et leur courage récompensés à leur juste valeur.

 La stratégie islamique pour conquérir l’Europe

 

Si l’on voulait vraiment censurer un livre et empêcher sa diffusion, il aurait peut-être mieux valu commencer par le Coran, dont de nombreuses pages regorgent de racisme et d’incitations à la haine et à la violence contre tous ceux qui ne sont pas musulmans. C’est aussi pour rappeler à tous la clairvoyance d’Oriana Fallaci, héroïne de notre époque, et pour mettre en garde ceux qui n’ont pas encore ouvert les yeux sur ce qui se passe, que j’ai décidé de reprendre certains passages importants du livre “La forza della ragione“ (La force de la raison). Dans le cinquième chapitre de ce livre, l’auteur se reproche de ne pas avoir compris plus tôt, dès les trois dernières décennies du siècle dernier, la stratégie islamique pour la conquête de l’Europe:  Je n’ai pas remarqué que, favorisé par la fin de notre colonialisme, le même flux se produisait en Europe (…) Je n’ai pas compris, en somme, que loin d’être un flux migratoire normal, ce phénomène s’inscrivait dans une stratégie bien précise, dans un plan basé sur une pénétration progressive et non sur une agression brutale et directe contre tous les chiens infidèles de la planète. (…) Personne ne l’a compris, d’ailleurs. La guerre froide détournait l’attention de tout, engloutissait tout. On ne parlait que de communisme à l’époque (…) On n’entendait jamais le mot islamisme

 

“L’ennemi n’est pas seulement Israël, mais aussi l’Occident“

 

En mars 1972, Oriana Fallaci interviewa George Habash (ancien médecin et ancien chrétien), chef du FPLP (Front populaire de libération de la Palestine),“l’homme à qui l’on devait la plupart des attentats commis en Europe au début des années 70“. “Habash m’expliqua que l’ennemi des Arabes n’était pas seulement Israël : c’était aussi l’Occident (…) Parmi les cibles à frapper, il cita en effet l’Italie, la France, l’Allemagne et la Suisse. Voici ce que Habash ajouta :  “Les Palestiniens font partie de la nation arabe. Il est donc nécessaire que toute la nation arabe entre en guerre contre l’Amérique et contre l’Europe. Qu’une guerre totale soit déclenchée contre l’Occident. Et elle le sera. Avancer pas à pas, millimètre par millimètre. Année après année. Décennie après décennie. Déterminés, obstinés, patients. Telle est notre stratégie“. Oriana Fallaci écrivit que cette interview lui avait ouvert les yeux, mais pas complètement. Elle admit ne pas avoir compris qu’en parlant de guerre à mener contre l’Occident, Habash ne faisait pas seulement référence à la guerre menée avec des armes, mais aussi à celle “qui consiste à voler un pays à ses citoyens. Pas à pas, millimètre par millimètre. Année après année, décennie après décennie. Avec détermination, obstination et patience. En somme, la guerre qui se fait avec la victimisation et l’asile politique, avec les femmes enceintes et les canots pneumatiques et les projets d’accord, avec des revendications qui deviennent de plus en plus arrogantes. Aujourd’hui, les fêtes islamiques, le vendredi, les cinq prières, la viande halal, le visage voilé sur les documents. Demain, le mariage islamique, la polygamie et peut-être la lapidation de l’adultère ou de la femme violée“.

 

La guerre du Kippour et le chantage pétrolier

 

Ce qui a définitivement ouvert les yeux d’Oriana Fallaci, c’est “l’extraordinaire recherche que Bat Ye’or (grande experte de l’islam et auteur de “Islam and Dhimmitude“) a publiée en décembre 2002 dans l’Observatoire du Monde Juif“. Voici comment Fallaci explique les conclusions de la recherche de Bat Ye’Or, essayiste d’origine juive née en Egypte et réfugiée en Grande-Bretagne. Les 16 et 17 octobre 1973, pendant la guerre du Kippour (lorsque l’Égypte et la Syrie ont attaqué Israël), les représentants de l’OPEP (l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, fondée en 1960) se sont réunis au Koweït et ont décidé de quadrupler le prix du pétrole, tout en annonçant une réduction de la production pétrolière et un embargo contre les États-Unis, le Danemark et les Pays-Bas, menaçant d’étendre l’embargo à tous les pays qui rejetteraient ou ne soutiendraient pas leurs revendications politiques. Quelles étaient ces revendications ? Le retrait d’Israël des territoires dit “occupés, la reconnaissance des Palestiniens, la présence de l’OLP dans toutes les négociations de paix et l’application du principe contenu dans la résolution 242 de l’ONU (celle qui interdit l’acquisition de territoires par la guerre). Front populaire de libération de la Palestine,Les neuf pays de la CEE – écrit Oriana Fallaci – ont cédé au chantage“. Dix-neuf jours plus tard, ils signaient à Bruxelles un document qui acceptait intégralement les demandes de l’OPEP. Quelques jours plus tard, à l’initiative de la France (Pompidou) et de l’Allemagne (Brandt), il fut décidé d’ouvrir un dialogue avec le monde arabe “et même de jeter les bases d’une amitié solide avec la Ligue arabe“. Peu après, débuta le Dialogue Euro-Arabe avec la réunion au sommet de Copenhague et, “l’été suivant, les conférences ou les pourparlers se sont succédé à un rythme presque scandaleux“.

La conspiration visant à vendre l’Europe à l’islam

En juillet 1974, lors de la Conférence de Paris, l’Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe (organisme composé de députés et de sénateurs choisis par les différents gouvernements de la CEE) fut créée. Pour Oriana Fallaci, il s’agissait rien moins que d’une conspiration menée au grand jour sous les yeux de tous, devant les caméras de télévision et menée par des dirigeants célèbres (…) avec une telle effronterie que personne ne s’en est aperçu“. Et petit à petit, l’Europe a été vendue à l’islam. En 1974, lors de la Conférence de Rabat, les gouvernements européens ont pleinement accepté les conditions que la Ligue arabe avait posées concernant Israël et les Palestiniens. En 1975, à Strasbourg, l’Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe a créé un comité permanent composé de 360 fonctionnaires, basé à Paris. C’est également cette année-là qu’a été fondée “Eurabia“, une “petite revue terrifiante“ qui, pour Fallaci, prouve qu’en 1975, l’Europe avait déjà été vendue à l’islam ! Les “exécutants officiels du complot“, c’est-à-dire les fondateurs de “la petite revue“, étaient l’Association France-Pays Arabes de Paris, le Middle East International Group de Londres, le Groupe d’Études sur le Moyen Orient de Genève et le Comité Européen de Coordination des Associations d’Amitié avec le Monde Arabe.

 

La résolution qui a déclenché l’immigration arabe

Oriana Fallaci avoue que la lecture du deuxième numéro de la “petite revue“ lui a donné des frissons. Il contenait les propositions présentées par le Belge Tilj Declerq (membre de l’Association Parlementaire déjà mentionnée) à la Conférence du Caire – qui les a approuvées – et qui ont par la suite été intégrées dans la Résolution de Strasbourg (juin 1975). Et savez-vous de quoi parle cette résolution ? Des futurs immigrants – écrit Fallaci – plus précisément des immigrants que les pays arabes enverront en Europe avec le pétrole“. Voici quelques extraits de cette résolution rapportés dans le livre de Fallaci : “Une politique à moyen et long terme doit désormais être formulée à travers l’échange de la technologie européenne contre le pétrole brut et les réserves de main-d’œuvre arabe. Cet échange, qui conduira au recyclage des pétrodollars, favorisera une intégration économique complète en Europe et en Arabie. Ou aussi complète que possible (…). L’Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe demande aux gouvernements européens de prendre des mesures spéciales pour garantir la libre circulation des travailleurs arabes qui immigreront en Europe ainsi que le respect de leurs droits fondamentaux. Ces droits devront être équivalents à ceux des citoyens nationaux.

 

Diffuser la culture arabe en Europe

 

La résolution aborde également les besoins qui surgiront lorsque “la marchandise humaine“ (comme la définit Fallaci) arrivera en Europe. Tout d’abord, “la nécessité de permettre aux immigrés et à leurs familles de pratiquer la vie religieuse et culturelle des Arabes“. Ensuite,“la nécessité de créer, à travers la presse et les différents organes d’information, un climat favorable aux immigrés et à leurs familles“. Enfin, celle de “mettre en valeur, à travers la presse et le monde universitaire, la contribution de la culture arabe au développement européen. Ces thèmes ont été repris par le Comité mixte d’experts dans les termes suivants : “outre le droit inaliénable de pratiquer leur religion et de maintenir des liens étroits avec leur pays d’origine, les immigrés auront celui d’exporter leur culture en Europe. C’est-à-dire de la propager et de la diffuser (“Avez-vous bien lu?“, écrit Fallaci, horrifiée. Et de faire remarquer plus loin que ce sont précisément ces deux points qui devaient déclencher l’islamisation de l’Europe, la transformation de l’Europe en Eurabia...). Oriana Fallaci poursuit : “Au Caire, le Comité mixte d’experts a également fait autre chose. Il a précisé que la coopération européenne devait s’étendre du domaine purement technologique aux domaines bancaire, financier, scientifique, nucléaire, industriel et commercial. Il a affirmé qu’en plus d’envoyer de la main-d’œuvre, les pays arabes s’engageaient à acheter en Europe “des quantités massives d’armes“ (…) Et n’est-ce pas à ce moment-là que les Arabes ont commencé à faire leurs achats en Europe ? (…) Ils achetaient tout, absolument tout. Des cordonneries, de grands hôtels, des aciéries, des châteaux anciens, des compagnies aériennes, des maisons d’édition et des studios de cinéma (…)“.

Revenons un peu en arrière, en 1974. Cette année-là, comme le rappelle Fallaci dans le premier chapitre de son livre, s’est tenue à Lahore (Pakistan) la conférence de l’Organisation de la Conférence Islamique  OCI(l’association qui regroupe tous les pays islamiques, actuellement au nombre de 57). La conférence s’est conclue par une résolution qui comprenait le projet de transformer le flux d’immigrants vers le continent européen (à l’époque modeste) en “prépondérance démographique“. Et dire qu’il y a encore ceux qui soutiennent que le “Grand Remplacement“ des peuples européens est une théorie raciste…

 

Le rôle du Vatican dans l’islamisation de l’Europe 

Oriana Fallaci s’en prend également à l’Église catholique, qui ne sait plus où elle va et qui a bâti une industrie sur le piétisme, le bonisme et le victimisme“. Elle s’en prend en particulier aux associations catholiques qui gèrent les aides publiques aux immigrés, qui s’opposent aux expulsions même si les personnes concernées ont été surprises en possession d’explosifs ou de drogue, et qui “procurent l’asile politique, nouvelle formule de l’invasion“. C’est précisément avec l’aide du Vatican que ce que Fallaci appelle “le coup de maître“, c’est-à-dire “la deuxième partie du complot “, destiné à islamiser l’Europe par la propagation et la diffusion de la culture arabe, a été mis en œuvre. La date fatidique est le 28 mars 1977, lorsque l’Institut Pontifical d’Etudes Arabes et Islamiques du Vatican (en collaboration avec l’Institut pour l’Orient de Rome et la Faculté des langues étrangères de l’Université de Venise) organisa à la Ca’ Foscari de Venise le premier séminaire sur les moyens et les formes de coopération pour la diffusion de la langue arabe et de sa civilisation littéraire (sous le patronage du président de la CEE et du secrétaire général de la Ligue Arabe). Au terme de trois jours, le séminaire s’est conclu par une résolution demandant à l’unanimité la diffusion de la langue arabe et de la culture arabe en Europe.

 

Et à partir de ce moment-là, note Fallaci, les petits professeurs ne se sont plus arrêtés et, pour démontrer la supériorité de l’islam, ils n’ont cessé de réécrire l’Histoire (…). La réécrire, la falsifier, l’effacer “. À titre d’exemple, elle rappelle ce qui s’est passé en avril 1983, lorsque le ministre allemand des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher a inauguré le Symposium de Hambourg pour le Dialogue Euro-Arabe, “et pendant une heure, il a chanté la grandeur, la miséricorde, la bienveillance, la richesse scientifique et humaniste inégalée de la civilisation islamique“.  Un symposium au cours duquel “presque tous ont respectueusement présenté leurs excuses pour le colonialisme que les Européens ingrats avaient infligé“ aux pays arabes. Au cours de ce symposium, il a également été question des immigrants et le mot “équivalence“ est devenu “égalité“, “et c’est là qu’on a commencé à dire que les droits des immigrants musulmans (et non des bouddhistes, hindous, confucéens ou grecs orthodoxes) devaient être égaux à ceux des citoyens qui les accueillaient. C’est là qu’on a commencé à réclamer des mesures visant à “accroître leur présence dans les syndicats, les mairies, les universités, ainsi qu’à explorer leur participation à la vie politique du pays d’accueil“ (lire : le vote). Et depuis ce jour, les congrès, les conférences, les colloques, les séminaires, les symposiums sont une glorification sans fin de de la civilisation islamique. Une dévalorisation, voire une condamnation de la civilisation occidentale“.

 

Éloges occidentaux à la supériorité“ de l’islam

 

Le livre “La forza della ragione“ (La force de la raison) rapporte un autre épisode emblématique. En mai 1991, l’Assemblée Parlementaire de l’Union Européenne (en collaboration avec le Conseil de l’Europe et sur proposition de la Fundacion Occidental de la Cultura Islamica) a organisé à Paris une conférence intitulée La contribution de la civilisation islamique à la culture européenne“, à laquelle ont participé presque exclusivement des délégués européens. Les interventions faites lors de cette conférence ont été rassemblées dans un volume de 185 pages, dont la lecture a indigné et même consterné Oriana Fallaci, car cela lui rappelait l’essai intitulé “Allahs Sonne über dem Abendland“ (“Le soleil d’Allah brille sur l’Occident “) dans lequel l’orientaliste Sigrid Hunke (une “putain de nazie“ qui, dans une thèse de doctorat de 1935, affirmait que la purification ethnique était une tâche urgente) soutenait la supériorité absolue de l’islam et affirmait que l’influence exercée par les Arabes sur l’Occident avait été le premier pas vers la libération de l’Europe du  christianisme. Après avoir réfuté la prétendue supériorité de l’islam (cf. chapitre 7 de son livre), Fallaci écrit : “Nous savons bien que dans le passé lointain de l’islam il y a eu aussi des hommes intelligents, voire exceptionnels. L’intelligence n’a pas de frontières, elle parvient toujours à pénétrer le mur de l’idiotie constitutionnalisée (…). Mais, outre le fait qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, l’islam a toujours persécuté et réduit au silence ses hommes intelligents. À commencer par le grand Averroès, accusé d’hérésie pour son ouvrage “La destruction de la destruction“ (…) et emprisonné à Fès comme un criminel, avant de retrouver la liberté quelques mois avant sa mort“.

 

Le héros norvégien Hallgrim Berg

 

En relisant les 185 pages du congrès de Paris, Fallaci dit avoir vu un seul héros“, le parlementaire norvégien Hallgrim Berg, qui, le 9 septembre 1991, devant l’Assemblée de Strasbourg sur le point d’approuver le rapport de la conférence de Paris, a demandé la parole (laquelle lui a été retirée après quelques minutes) pour dénoncer le fait que ce rapport n’était pas un document culturel mais un document politique qui ne servait qu’à soutenir les intérêts de l’islam en Europe. Il a notamment déclaré : “Ce rapport n’est pas aussi innocent qu’il n’y paraît. Tout d’abord, parce qu’il ne dit pas un mot sur le traitement abominable que subissent les femmes dans la culture islamique (…), parce qu’au lieu d’aborder la question des droits de l’homme dans l’islam, il l’évite. Un rapport qui, en outre, passe sous silence les vérités du problème palestinien, la propagation du fondamentalisme, les aspects négatifs de l’islam (...). Vous demandez, par exemple, que soient retirés les manuels scolaires qui ne mentionnent pas la contribution de l’islam au développement culturel de l’Europe. Et eux ? Avons-nous des raisons de croire qu’ils ont l’intention de faire de même, c’est-à-dire d’expliquer dans les pays islamiques la grande contribution que le christianisme et les valeurs occidentales ont apportée partout et à tout le monde ? Vous demandez également d’introduire dans notre système scolaire, c’est-à-dire dans nos universités, en particulier dans nos facultés de droit, l’étude de la loi coranique. Et eux ? Avons-nous des raisons de croire que l’étude de nos lois et de notre pensée est introduite dans leurs facultés de droit, dans leurs universités, dans leurs écoles ? (…)“. Mais, malgré cette défense passionnée des valeurs occidentales, le rapport fut approuvé à l’unanimité, devenant la “Recommandation 1162 sur la Contribution de la Civilisation Islamique à la Culture Européenne““Un document qui – selon Oriana Fallaci – suggérant des normes encore plus tolérantes en matière d’immigration, invitait à revoir ou à retirer des écoles les textes qui ne respectaient pas suffisamment l’islam. Il invitait également à introduire l’étude du Coran dans les facultés de droit, de théologie, de philosophie et d’histoire“.  

Voici l’histoire du suicide d’une civilisation.   

                                                                                              Giorgio Ghiringhelli   

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