La nouvelle génération interdite de fumer ? S’en fout, elle se drogue à mort

Interdire la cigarette à partir d’une certaine génération : une mesure liberticide qui, en plus,  rate sa cible (si c’est sa cible… )!!!

La sécu a récemment plaidé, dans son rapport annuel, pour interdire la vente de cigarettes aux personnes nées après 2009. L’objectif affiché : créer une génération sans tabac , en s’inspirant du Royaume-Uni (qui est de moins en moins un modèle, pourtant….) qui a adopté une mesure similaire. Le directeur général Thomas Fatôme l’a défendu sans détour : « Il n’y a pas de raison d’être plus bêtes » que nos voisins. Plus bêtes ? J’aurais dit plus salauds

Sur le papier, l’intention pourrait passer pour  louable. Le tabac tue encore des dizaines de milliers de personnes chaque année en France et représente un coût colossal pour la Sécurité sociale. Réduire son accès, surtout chez les plus jeunes, viserait  à briser la transmission générationnelle d’une addiction particulièrement vicieuse.

Mais est-ce vraiment la priorité ? Et à quel prix ?

Cette interdiction pose un problème de principe majeur : elle instaure une discrimination par date de naissance. Les personnes nées en 2010 et après deviendraient des citoyens de seconde zone en matière de libertés individuelles, alors que leurs aînés conserveraient le droit d’acheter un produit légal (et très taxé). C’est une approche paternaliste et liberticide qui traite les adultes futurs comme des mineurs perpétuels. Le Meilleur des Mondes, 1984.. ça ne vous dit rien ?

Où s’arrêtera cette logique ? Faudra-t-il interdire l’alcool, certains aliments, les écrans ou les sports à risque selon la génération ?

Pendant ce temps, les chiffres sur les autres addictions chez les jeunes interpellent. Si le tabagisme classique baisse chez les adolescents (usage quotidien en forte diminution), d’autres substances progressent ou restent préoccupantes : cannabis (première drogue illégale consommée), cocaïne (dont l’usage dans l’année a fortement augmenté, touchant plus d’un million de Français), alcoolisations ponctuelles importantes, et une banalisation de certaines pratiques.

Les jeunes expérimentent de plus en plus tôt des produits souvent plus durs ou aux effets imprévisibles, dans un contexte de trafics puissants et d’offres diversifiées. Interdire le tabac aux post-2009 ne règlera pas ce problème plus large d’addictions et de santé publique. Au contraire, cela risque de créer un sentiment d’injustice et de pousser certains vers le marché noir ou d’autres substances.

Une politique de santé publique efficace devrait être cohérente : éducation renforcée dès le plus jeune âge, lutte réelle contre les trafics de drogue, accompagnement des personnes en difficulté, et incitations positives plutôt que des interdictions sélectives et générationnelles. La prévention est importante, certes, mais elle ne doit pas se transformer en contrôle social déguisé.

La France a déjà multiplié les hausses de prix, les avertissements sanitaires et les restrictions. Avant de franchir le pas d’une interdiction par génération, il serait sage de se demander si l’on ne traite pas le symptôme en ignorant les causes profondes du mal-être juvénile. Une génération sans tabac  ne servira à rien si elle est une génération plus exposée à d’autres dépendances.

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