Vous avez un diabète de type 2 ? Voici la solution

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Comme beaucoup de retraités et de plus en plus d’adolescents obèses vous avez un diabète de type 2. Choisissez un médecin  de famille déprescripteur adepte de la via negativa

Une  nouvelle étude menée par l’American College of Lifestyle Medicine  (Collège américain de médecine du mode de vie ) apporte des preuves concrètes que la désprescription des médicaments hypoglycémiants, en particulier la metformin  est à la fois faisable et sûre lorsque les patients atteints de diabète de type 2 bénéficient de  conseils médicaux et de soins axés sur le mode de vie dans le cadre des soins de premier recours, à la condition bien sûr d’être motivés pour faire quelques efforts et changements de leur mode de vie pour moins prendre de médicaments.

La médecine du mode de vie est une discipline clinique fondée sur des données probantes qui recourt à des interventions thérapeutiques axées sur le mode de vie, notamment une alimentation variée à base d’aliments complets, une activité physique régulière, un indice de masse corporelle (IMC) raisonnable, un sommeil réparateur, la gestion du stress, l’évitement des substances à risque et le maintien de liens sociaux positifs, comme principale approche pour prévenir, traiter et même inverser le cours des maladies chroniques .

La désprescription, c’est-à-dire le processus consistant à réduire progressivement, à diminuer ou à arrêter la prise de médicaments jugés inappropriés ou inutiles, est une stratégie de plus en plus reconnue des médecins appliquant la via negativa (et pas la via positiva commerciale) pour lutter contre la polypharmacie et optimiser les résultats cliniques chez les patients. Si les médicaments hypoglycémiants restent au cœur de la prise en charge du diabète de type 2, le recours exclusif à la pharmacothérapie ne traite pas la cause profonde de la maladie et peut entraîner des effets secondaires, alourdir le fardeau thérapeutique et augmenter les coûts de santé.

Résumé de cette étude

Contexte : Chez les personnes atteintes de diabète de type 2, l’amélioration du mode de vie peut permettre de rétablir le contrôle glycémique ; pourtant, peu d’études ont examiné la désprescription dans des contextes où celle-ci était rendue utile par une amélioration de l’état de santé. Cette étude visait à :

  • Recenser les cas de désprescription chez les adultes atteints de diabète de type 2 dans un contexte de soins primaires où les patients avaient accès à la médecine du mode de vie.
  • Documenter les changements de mode de vie chez les patients ayant bénéficié d’une désprescription. Evaluer les variations de l’indice de masse corporelle (IMC), de la glycémie et de l’hémoglobine glyquée A1c (HbA1c) à la suite de la désprescription. 
  • Evaluer la sécurité de la désprescription dans le cadre de soins fondés sur la médecine du mode de vie en identifiant les événements indésirables. 

Méthodes : Une analyse rétrospective des dossiers médicaux électroniques de patients a été menée auprès de 650 adultes présentant un diagnostic de diabète de type 2 dans deux cabinets de médecins généralistes. Pour être inclus dans l’étude, les patients devaient avoir été vus au moins deux fois au cours de la période d’étude, de 2014 à 2023. À l’aide d’un cadre de désmédication préalablement développé, les dossiers ont été examinés afin d’identifier les événements de désmédication. Chez les patients identifiés comme ayant fait l’objet d’une désprescription, l’IMC (indice de masse corporelle ou BMI), la glycémie et l’HbA1c ont été extraits du dossier médical, et les différences ajustées en fonction de l’âge, du sexe et du temps. Les mentions de changement de mode de vie dans les notes des médecins prestataires de soins dans le dossier médical ont également été extraites avant et après la désprescription. Les mentions de changements de mode de vie figurant dans les notes des prestataires de soins contenues dans le dossier des patients ont également été extraites avant et après la désprescription. 

Résultats : quarante et un cas de désprescription ont été confirmés, soit 6,3 % de la population étudiée. Les modifications thérapeutiques les plus courantes comprenaient une réduction de la dose de metformin (34 %), l’arrêt de la metformin (19,5 %) et une réduction de la dose d’insuline (19,5 %). Parmi les patients pour lesquels des données de suivi étaient disponibles, l’IMC moyen a diminué de 2,25 kg/m². Des baisses moyennes de 25 % de la glycémie et de 13 % de l’HbA1c ont également été observées, respectivement. Des modifications du mode de vie ont été spécifiquement mentionnées dans 51 % des dossiers des patients ayant bénéficié d’une déprescription, le plus souvent en rapport avec l’alimentation et l’activité physique. Aucun événement indésirable grave n’a été identifié chez les patients ayant bénéficié d’une déprescription. 

Conclusions

Dans un contexte de soins primaires où les patients avaient un médecin de famille adepte de  la médecine du mode de vie, un sous-groupe d’adultes atteints de diabète type 2 a connu des améliorations significatives de leur état de santé et a pu réduire ses médicaments hypoglycémiants sans qu’aucun événement indésirable grave ne soit noté dans leurs dossiers médicaux.

PD. Dr. méd. Dominique Schwander

juin 2026

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1 Commentaire

  1. Bonjour @Docteur Dominique Schwander ;

    C’est vraiment plus qu’aimable ; c’est vraimnt bienveillant à vous de nous livrer gracieusement des conseils que vos compétences, votre savoir vous autorise.

    C’est vraiment l’âme du « Docteur » qui nous fait ce don.

    Merci Docteur ; c’est très généreux à vous de nous en faire profiter et e prendre le temps pour le faire.

    Excellente journée à vous !