USA, Trump, Iran et retombées internationales : où en est-on ?

Image ci-dessus datant du 3 juin

A l’heure où j’écris, jeudi 11 juin à 18 h, j’ai le sentiment que la situation reste très volatile, c’est le moins que l’on puisse dire ! Tout est possible, le meilleur comme le pire.

– La crise a commencé quand, de retour au pouvoir, Trump a relancé  une politique de « pression maximale » sur l’Iran avec des sanctions  et des menaces militaires, ce qui nous a réjouis, tant nous craignons les horreurs dont les mollahs sont capables et tant nous mesurons à quel point Israël, très isolé, a besoin du soutien actif du grand frère américain.  

Des négociations indirectes ont eu lieu via Oman dès 2025, mais sans accord solide sur le nucléaire iranien.

– Guerre de 2026 : Fin février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes massives sur l’Iran (cibles nucléaires, militaires, infrastructures). L’objectif déclaré était d’éliminer la menace nucléaire imminente et de pousser à un changement de régime ou à des concessions majeures. Cela a déclenché la « 2026 Iran war », avec des échanges de tirs et une fermeture effective du détroit d’Ormuz.

La guerre a duré plusieurs semaines avec un cessez-le-feu fragile en avril, prolongé ensuite. Des négociations reprennent par intermittence, mais Trump alterne entre déclarations optimistes ( un accord est proche  ou  dans quelques jours ) et menaces de frappes plus dures. Début juin, un hélicoptère américain abattu et des frappes de part et d’autre  ont relancé les tensions, avec de nouvelles frappes US ces derniers temps.

Position des deux côtés
– Trump exige un accord « bien meilleur »  que le retrait de 2018 avec  arrêt complet ou presque de l’enrichissement d’uranium, le démantèlement des stocks, la fin des activités régionales déstabilisatrices, et la réouverture sans entraves du détroit d’Ormuz. Trump utilise la force comme levier et met l’Iran devant son seul choix  (l’Iran accepte le  deal ou on frappe plus fort ).
Iran : Affaibli militairement et économiquement, mais résistant. Il demande la levée des sanctions, des garanties de sécurité et maintient son droit à l’enrichissement civil. Téhéran accuse Washington et Israël de violations du cessez-le-feu et menace de ripostes (y compris contre les installations pétrolières du Golfe).

Retombées sur le reste du monde
Énergie et économie : Le détroit d’Ormuz (20 % du pétrole mondial) a été bloqué ou fortement perturbé, causant la plus grande rupture d’approvisionnement de pétrole de l’histoire récente. Les prix du « Brent » ont flambé (jusqu’à plus de 120 $ le baril à certains moments, autour de 90-110 $ récemment). Cela alimente l’inflation mondiale, touche durement l’Europe, l’Asie importatrice (Chine, Inde, etc.) et risque de ralentir la croissance. Les exportateurs alternatifs (USA, Brésil, etc.) en profitent partiellement.
Moyen-Orient : Instabilité accrue. Israël est directement concerné. Les alliés du Golfe (Arabie saoudite, Émirats) sont en alerte. Les proches des  Iraniens qui font la guerre par procuration (proxies: Hezbollah, Houthis, etc.) ont été affaiblis mais restent une menace. Le risque d’escalade régionale demeure.

Géopolitique :
– La Chine et la Russie critiquent les USA et soutiennent (au moins diplomatiquement) l’Iran.
– L’Europe est prise entre ses sanctions et ses besoins énergétiques.
– Les marchés financiers mondiaux : volatilité, hausse des prix de l’énergie et des matières premières, risques de récession si le conflit s’enlise.
– Humanitaire: Victimes civiles en Iran, crise économique interne, et déplacements.

Bref, on est dans une phase de « cessez-le-feu précaire » avec des  négociations sous pression militaire . Un accord reste possible avec la réouverture d’Ormuz (s’il y a des  concessions nucléaires), mais fragile…

Trump semble prêt à l’escalade  si nécessaire. Au moment où j’écris,  Trump menace de frapper “très fort” l’Iran cette nuit et de mettre la main sur ses ressources. Source Courrier International dont on sait qu’ils ne portent pas Trump dans leur coeur. Trump évoque aussi l’éventuelle prise de l’île de Kharg.

Khârg ou Khark (en persan : جزیره خارگ, Jazireh Khārg) est une île du golfe Persique appartenant à l’Iran. Elle est située à quelque 50 km de la côte iranienne et à 483 km au nord-ouest du détroit d’Ormuz. Administrée par la province de Bouchehr contiguë, l’île étend les eaux territoriales iraniennes vers les gisements pétroliers du golfe Persique. L’île de Kharg possède un port permettant d’exporter le pétrole. Source Wikipedia

La situation pourrait donc encore évoluer rapidement dans les prochains jours/semaines, voire dans les prochaines heures.

A suivre, peut-on dire que le monde entier danse sur un volcan ou bien est-ce exagéré ? J’ai déjà dit ici que je souhaiterais, quant à moi, que Trump mette une raclée mémorable aux mollahs qui permette et aux Iraniens de re-découvrir la liberté et aux Européens, entre autres, de retrouver l’accès facile à un pétrole bon marché. A suivre. 

Christine Tasin

 

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5 Commentaires

  1. Je trouve que Trump, que j’aimais bien, se laisse embobiner par ce gvt iranien qui lui chiera toujours à la gueule sauf si destruction Totale de ce pays en essayant d’éviter de tuer les 50% du peuple iraniens qui n’en peuvent plus !
    Comment faire ? Tant pis, les rescapés lui seront toujours reconnaissant !

  2. Une solution, demander au peuple Iranien d’évacuer les grandes villes et Téhéran, et une fois fait, pulvériser toutes ces cités à l’arme nucléaire. Le régime tombera comme un fruit mûr. Ou alors en plus soft, débarquer et appliquer la blitzkrieg : attaques au sol avec appui aérien avant et pendant l’action avec bombardements massif, infanterie, blindés, lance-flammes pour ceux qui se cacheraient dans les grottes plus gaz asphyxiants. Au choix. Troisième solution, bombarder radicalement les centrales électriques, les réserves d’eau, les usines de dessalement. Là ça deviendra intenable. Sinon ça risque de durer des années. Autre solution : inonder l’Iran de fausse monnaie, ça va donner une inflation à quatre chiffres et finir de plomber leur économie. Bon, mon cher Donald, si tu manques d’idées, tu sais où ne pas me trouver. Et joyeux anniversaire avec retard.

  3. « que Trump mette une raclée mémorable aux mollahs »
    Sun Tzu dans son livre « L’art de la guerre » explique, en substance, qu’il faut laisser une petite porte de sortie à ceux que l’on pourrait tous tuer, car il faut laisser des survivants pour qu’ils témoignent de leur propre défaite et pouvoir, éventuellement, prendre le roi déchu à son propre service.
    SAUF DANS UN CAS TRES PRECIS : quand on fait la guerre à des FANATIQUES RELIGIEUX alors il faut TOUS LES TUER JUSQU’AU DERNIER.

  4. Pour savoir où va Trump, prenez un ticket de grattage de la FDJ.
    C’est dommage, je le soutenais sans retenue il n’y a pas si longtemps….

  5. Il semblerait que Donald TRUMP ait oublié l’une des « choses » primordiales: Le Peuple Perse Iranien !…