Source : Alain Weber, sur X
La Scala de l’infamie : itinéraire d’un théâtre déshonoré !
Ce qu’il s’est passé ce 4 juin dépasse l’entendement. Un théâtre, un lieu censé élever les âmes, rassembler, transmettre. Et à la manœuvre, Frédéric Biessy, directeur des lieux, figure autoproclamée de l’intelligentsia culturelle parisienne, copropriétaire de la Scala à Paris et Avignon, structure grassement subventionnée par les deniers publics.
Que fait-il devant 350 lycéens réunis pour un projet pédagogique ? Il transforme la scène en tribune politique. Il vomit sa hargne contre Donald Trump, contre Vincent Bolloré, puis s’en prend avec une violence calculée à celui qu’il désigne comme le « Pire de Tous », Benjamin Netanyahou, le tout enrobé de slogans sur la « libération de la Palestine ». Le public, chauffé à blanc, acclame. La sous-directrice appuie. Le ton est donné. La meute est lâchée.
Et là, au milieu de cette foule, des adolescents. Des gamins de quinze, seize ans. Certains issus d’un établissement confessionnel juif, d’autres du Lycée Pasteur de Neuilly, dont plusieurs élèves de confession juive. Ils écoutent, sidérés. Ils comprennent qu’ils ne sont pas les bienvenus. Ils sortent. Ils hésitent à partir pour de bon. Leur professeur de français les persuade de revenir, la tête haute, pour défendre le travail qu’ils préparent depuis un an. Ils reviennent. Ils jouent, amputés, une partie seulement de leur pièce.
Et c’est là que tout bascule.
À la pause, ils sont repérés. Identifiés. Et alors se déchaîne une curée. « Free Free Palestine ! » « Free Gaza ! » Qu’on leur crache au visage, au sens propre. Mais aussi : « Vous n’êtes que des pleurnichards ! » Et ce cri qui glace le sang, proféré devant des adolescents : « On va tous vous génocider. » Vous avez bien lu. Une menace d’extermination, en 2026, dans un théâtre parisien.
L’enseignante, consternée, décide d’interrompre définitivement leur participation avant la seconde représentation. Alors qu’ils s’en vont, c’est l’hallali : « Cassez-vous ! » « On ne veut pas de vous ici ! » Des huées, des insultes, des crachats sur des lycéens.
Et que font les adultes ? Rien. Pas un geste. Pas un mot. Ni les enseignants présents, ni Frédéric Biessy. Lui qui avait tant à dire une heure plus tôt reste muet. Complice par son silence. Lui qui pontifie sur l’humanisme et le vivre-ensemble laisse des enfants se faire lyncher verbalement sous ses yeux, dans son théâtre.
Qu’on ne vienne pas parler de malentendu. Qu’on n’invoque pas la liberté d’expression. Il ne s’agit pas d’un débat d’idées. Il s’agit d’adolescents juifs chassés d’un théâtre parce que juifs. Insultés, menacés de génocide, conspués, couverts de crachats. Et cela dans un lieu financé par l’argent public, qui se pare du label vertueux « d’intérêt public ».
Ce jour-là, à la Scala, ils étaient dans l’Allemagne nazie !
Devons nous vraiment subventionner l’antisémitisme le plus répugnant ?
Qui est Frédéric Biessy pour livrer ainsi des enfants à un lynchage ?
[Note de Gally : je préfère relayer l’excellent Alain Weber que de m’exprimer moi même. Les lecteurs qui me connaissent comprendront aisément pourquoi]
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On se souviendra de lui le moment venu…
Waouh ! que dire ?
Les heures les plus sombres qu’ils nous promettent depuis un certain temps, sont en train de se réaliser, et par qui ?
Une honte totale, ne plus subventionner ce truc pour commencer et que le directeur soit démis de ses fonctions et traverse la rue pour trouver un vrai boulot
Qu’elle honte, les nazis reviennent en force. Ce triste salopards de biessy devrait être virer de son poste, qu’elle honte ce mec, un pur LFI qui ne se rend même pas compte de son immence connerie. Je te lui en foutrais des excuses, c’est trop tard, ce qu’il a fait est fait. Foutez moi ce sale type au chômage. Il devrait lire le coran, c’est bien marqué dedans que les infidèles comme lui devront être tuer. Imbécile.
D’après le journal Sud-Ouest, ce misérable, cet abominable individu a présenté ses excuses.
https://www.sudouest.fr/ile-de-france/paris/paris-le-directeur-du-theatre-la-scala-s-excuse-apres-un-discours-critiquant-benjamin-netanyahou-devant-des-lyceens-29415393.php
On notera la banalité, la constante et la perfidie dans ces gestes d’immense bravoure. Lancement délibéré bien étudié d’une bombe à fragmentation dont on sait forcement les dégâts, puis aux premières réactions attendues, on fait mine de s’excuser. Le Mal ayant largement, profondément, irrémédiablement été fait, on se dit quitte, mais prêt, stimulé pour repartir vers de nouvelles opportunités.
C’est vrai. Et aux yeux de la foule il passera encore pour une victime.
Imaginons les mêmes invectives, les mêmes menaces et les mêmes crachats lancés sur une autre communauté : ce seraient un scandale immédiat, des sanctions, des révocations, des inculpations (et à juste titre). Ici silence, l’antisémitisme dans sa bêtise crasse et meurtrière de lynchage collectif. La France n’est-elle plus peuplée que de musulmans haineux et de Français apeurés qui se hâtent de sacrifier leurs compatriotes juifs pour donner des gages à l’islam?