Le nouveau Premier ministre hongrois, Péter Magyar, affiche une continuité avec la politique de son prédécesseur, Viktor Orbán, sur les questions clé. Dans une interview, il défend la position ferme contre l’immigration irrégulière, refuse le paiement des amendes de l’UE et dénonce les « murs d’arrêt » politiques.
Hongrie : le nouveau 1er ministre aligné avec la politique d’Orban – Malgré ses propres critiques à l’égard de la conduite politique de Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois Péter Magyar a affirmé qu’il poursuivrait lui aussi une politique « très stricte et cohérente en matière d’immigration clandestine ». Dans une interview accordée à un journal allemand, il a tenu des propos élogieux à l’égard de la politique migratoire de son prédécesseur.
Le mercredi 3 juin, le Frankfurter Allgemeine Zeitung a publié une interview du nouveau Premier ministre. Dans cet entretien, M. Magyar a également annoncé qu’il ne paierait pas l’amende infligée à la Hongrie par la Cour de justice de l’Union européenne en 2024. En effet, d’autres États membres se ralliaient désormais à la position de la Hongrie.
Évoquant l’année 2015, il a déclaré : « De nombreux États membres ont désormais réalisé qu’ils avaient pris de mauvaises décisions à l’époque. »
Péter Magyar refuse de payer l’amende de l’UE
Le 13 juin 2024, la Cour de justice de l’Union européenne a condamné la Hongrie à verser une indemnité forfaitaire de 200 millions d’euros pour rupture de contrat.
Une pénalité d’un million d’euros par jour de retard a également été infligée. La Cour a estimé que la Hongrie, par sa politique, avait « délibérément cherché à contourner l’application d’une politique commune de l’Union dans son ensemble ».
Position de la CJUE
La Hongrie avait ignoré une décision de 2020 rendue par la CJUE. Cette décision ordonnait au pays d’accorder aux demandeurs d’asile un accès effectif à une procédure légale.
De plus, la Hongrie devait garantir aux demandeurs d’asile la possibilité de rester sur son territoire jusqu’au rejet légal de leur demande.
Pour que leur demande d’asile soit traitée en Hongrie, les demandeurs d’asile doivent d’abord accomplir une procédure préliminaire auprès d’une ambassade de Hongrie à l’étranger. La Hongrie viole ainsi le principe de coopération sincère en matière de protection internationale et les règles relatives au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier. Cette pratique constitue une menace sérieuse pour l’unité du droit de l’Union européenne.
Les événements de 2015 doivent « servir de leçon à l’Europe »
M. Magyar a expliqué que cette décision avait été prise « à une époque et dans un cadre juridique totalement différents ». Aujourd’hui, elle « ne reflète plus la réalité actuelle ».
De nombreux autres États membres de l’UE suivent actuellement une démarche similaire à celle de la Hongrie. Cependant, l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne ne leur est pas applicable.
Le Premier ministre hongrois a annoncé que des discussions vont être entamées afin de trouver une solution « pour protéger nos frontières et éviter une amende journalière d’un million d’euros ». La Hongrie n’acceptera aucun migrant en situation irrégulière et ne paiera aucune amende, a-t-il déclaré.
Aider la Grèce, Malte et l’Italie à protéger leurs frontières extérieures
Elle aidera toutefois des pays comme la Grèce, Malte et l’Italie à protéger leurs frontières extérieures. Le Premier ministre hongrois souhaite par ailleurs que l’approche de son pays devienne la norme au sein de l’UE.
« La crise migratoire de 2015 doit servir de leçon à l’Europe. La tâche la plus importante des responsables politiques européens est de garantir la sécurité des personnes. »
Le Premier ministre a souligné que la Hongrie ne renoncerait pas au principe d’unanimité au sein de l’UE. Contrairement à son prédécesseur, son objectif n’était toutefois pas de « vaincre Bruxelles », a expliqué M. Magyar. L’essentiel, a-t-il affirmé, était de se comprendre et de se convaincre mutuellement afin de trouver des compromis.
Selon lui, le peuple souhaite « une Union européenne fondée sur des États membres forts, et non des États‑Unis d’Europe ».
Les pare‑feu ne sont pas la solution ; il est crucial de répondre aux préoccupations des Européens
M. Magyar s’est également prononcé contre les prétendus pare-feu mis en place pour lutter contre les forces extrémistes, arguant qu’ils ne font que les renforcer. Dans de nombreux pays, les élites politiques, médiatiques et économiques protègent leurs propres intérêts et ne s’attaquent pas toujours aux véritables craintes et problèmes de la population. Le grand public ne l’oublie pas.
Le Premier ministre a déclaré que les citoyens « méritent mieux que des discours politiquement corrects et l’imposition mutuelle d’étiquettes idéologiques ».
Il s’est donc opposé à des catégories telles qu’« extrémiste de droite » ou « extrémiste de gauche ». Il a toutefois soutenu que les pouvoirs en place se desservaient eux‑mêmes en utilisant « le langage du politiquement correct » et, en fin de compte, en se détachant de la réalité.
M. Magyar a souligné qu’il est toujours bénéfique de dialoguer. Ce que l’on accepte des propositions de l’autre est cependant une autre question.
Concernant la Russie, il a déclaré que la Hongrie avait subi des conséquences négatives des interventions russes de 1849 et 1956. Le sabotage et les attaques militaires russes ne doivent pas être tolérés aujourd’hui non plus. La Hongrie considère les États-Unis comme l’un de ses partenaires les plus importants en matière de politique étrangère.
Appel au pragmatisme dans les relations avec la Russie
M. Magyar estime qu’il faut toutefois tenir compte des réalités géographiques et politiques, d’où l’importance de trouver un modus vivendi avec la Russie. Une fois la guerre en Ukraine terminée, il sera nécessaire de revenir partiellement aux sources d’énergie russes et de lever les sanctions.
Dans l’intérêt de la compétitivité européenne, personne ne peut avoir intérêt à perpétuer une nouvelle guerre froide économique et politique après la fin du conflit. Par ailleurs, l’Ukraine doit obtenir des garanties de sécurité internationales pour que la guerre prenne fin.
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Ah,alors là,je jubile,je me marre,la vanderhyène va nous faire un caca nerveux,et tous les européistes doivent etre vert de déception.Ils croyaient en avoir finis avec Orban,mais non,quelle joie.Et quand on veut,on peut,il refuse de payer les amendes,nos politiques nous disent qu’on est obligés de respecter les traités,preuve que non,bravo.Peut etre que nos politiques devraient envisager un voyage en Hongrie,desfois qu’ils deviendraient pionniers en greffage de couilles.
Tant mieux, le pire était a craindre.
Enfin une bonne nouvelle
relire : Non, la défaite de Viktor Orbán n’est pas la victoire du progressisme : https://resistancerepublicaine.com/2026/04/21/non-la-defaite-de-viktor-orban-nest-pas-la-victoire-du-progressisme/ ne nous laissons pas manipuler, ni intoxiquer par le prêt-à-penser médiatique !
Dans le Figaro Magazine du 16 avril, A. Devecchio rétablit la réalité de l’éviction d’ Orban en Hongrie sans la déformation idéologique façon Ernotte en supputant un résultat tel qu’on voudrait qu’il fût, c’est-à-dire en conformité avec la gauchodoxie (ou doxa?) politique !
J’avais déjà mis en garde contre le côté dépressif de certaines réactions à chaud ici-même dans un commentaire !
https://resistancerepublicaine.com/2026/04/14/un-air-de-liberte-flottait-sur-budapest-nostalgie-non-desesperance/
Avec le recul nécessaire, le moral est sans doute revenu…chez les battants et surtout battantes non abattues !
Les Hongrois ont bien de la chance