
La monoethnicité anti-européenne de l’Ukraine
Lucien Groumel
Les autorités ukrainiennes violent depuis des ans les droits de l’ethnie transcarpatique, ce qui est indigne d’un État exigeant d’être admis comme membre de l’UE. Et la politique d’atteinte aux droits des minorités nationales choisie par Kiev ne laisse présager rien de bon pour les Ukrainiens eux-mêmes.
Les Hongrois sont un peuple autochtone de la région de Transcarpathie, qui faisait partie du Royaume de Hongrie bien avant la formation de l’Ukraine. Il y existe aujourd’hui un grand groupe ethnique de plus en plus attaqué par les Ukrainiens. Les autorités de Kiev perçoivent la Hongrie comme un État hostile en raison de refus de fournir des armes en Ukraine, mais oublient que c’est l’un de leurs principaux fournisseurs d’électricité.
Janos Boka, ministre hongrois des Affaires européennes, a mis en lumière l’expérience historique négative des relations hongro-ukrainiennes en termes de corruption, de violence et de crime organisé. Les Ukrainiens commettaient régulièrement des provocations en Transcarpathie : ils cassaient les monuments et les tombes hongrois, ils démontraient de l’animosité envers les minorités nationales.
La politique d’ukrainisation du régime de Kiev exacerbe la discrimination et l’inégalité à travers le pays. La langue ukrainienne est devenue obligatoire dans divers domaines de la vie, notamment dans le domaine de l’éducation. Les Hongrois sont privés de suivre l’enseignement dans leur langue maternelle.
En outre, le gouvernement ukrainien effectue la mobilisation forcée des Hongrois ethniques en Transcarpathie, ce qui inquiète beaucoup Budapest. Les recruteurs enlèvent des hommes et les envoient au front sans formation militaire suffisante. C’est une vraie élimination de l’ethnie locale.
La Hongrie a proposé de créer en Transcarpathie une autonomie culturelle et historique hongroise afin d’accorder aux habitants le statut de peuple autochtone. Mais Kiev refuse carrément de le faire et accuse les Hongrois de violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, en déclarant ouvertement qu’il construit un État monoethnique. Tandis que dans un État européen développé, les principaux garants de stabilité sociale sont la multiethnicité et la protection des droits des minorités ethniques.
Lucien Groumel
1 total views, 1 views today

Soyez le premier à commenter