L’électrique moins polluant ?
Sauf quand les batteries en lithium prennent feu régulièrement d’une manière dont on nous dit qu’elle est inéluctable…
L’entassement des batteries à recycler comporterait toujours le risque inévitable d’un incendie prenant très vite d’énormes proportions.
Et comme qui dit incendie dit pompiers, et qui dit pompiers dit urgence donc proximité de la population, l’entrepôt de recyclage a été placé en pleine ville.
Un véritable cercle vicieux !
On nous assure que toutes ces fumées respirées ne sont pas nocives pour la santé. Soyez sans crainte, comme pour Tchernobyl.
Quant aux riverains immédiats, ils en prennent plein les poumons mais pour l’instant on n’entend pas parler d’interdire l’activité de l’entreprise qui gère l’entrepôt. Un aveu du caractère inhérent à cette activité de ces incendies réguliers ?
Je n’ai plus rien de thermique chez moi, ni tondeuse, ni voiture, ni matériel de bricolage ou jardinage. Pour autant, je ne suis pas de ceux qui veulent imposer l’électrique aux autres pour des raisons environnementales car je suis aussi anti-écolo-dingo-gaucho donc anti-ZFE.
On sait très bien qu’il y a un problème avec le recyclage des batteries. A quoi bon vouloir imposer l’électrique à la population si on n’est pas en mesure de recycler le lithium correctement ?
1 000 m³ de voitures compactées en feu : gigantesque incendie à la Sirmet
(…) C’est le troisième incendie depuis fin mars, le huitième en quatre ans et les riverains commencent à mal le vivre. Emmanuel et Jessica Moreau sont les plus proches voisins de ces incendies à répétition. Ils habitent l’ancienne semoulerie de Bourlion, et ont une vue directe sur le panache de fumée. « Il est à 100 m de nous à vol d’oiseau. Le panache monte mais tout ce qui est lourd et solide redescend. On entend de très nombreuses explosions malgré notre triple vitrage, c’est impressionnant et on voit des débris tomber devant nos fenêtres, on espère que ça ne va pas prendre feu », s’inquiètent-ils.
Lundi, à la lassitude et à la peur se mêlait aussi la colère face à la récurrence des incendies et aux fumées âcres alors que leur habitation se trouve en zone Natura 2000 et que le couple nourrit des projets avec Charente Nature et la fédération de pêche.
« C’est trop, ce n’est pas possible. On ne peut pas continuer comme ça ». En colère et en quelques phrases, sur le site, Marilyne Vinet, la maire de Gond-Pontouvre a résumé le sentiment général. Le préfet a aussi constaté que « malgré plusieurs inspections, des mesures prises sur le site, des arrêtés pris pour protéger les populations, des départs de feu continuent de se produire de manière récurrente ».
(…) La SIRMET, le seul site du département à traiter les déchets ménagers et industriels contenant des batteries au lithium, la plupart du temps à l’origine des sinistres, a déjà été victime d’un violent incendie le dimanche 29 mars dernier.
« Un départ de feu provoqué par des batteries au lithium endommagées », selon Samuel Hervé, le directeur, qui confessait déjà dans nos pages il y a deux ans, à propos de ces déchets d’équipements électriques et électroniques : « on ne se demande pas si ça va prendre feu. Mais quand ».
Les batteries au lithium restent pourtant la hantise de tous les sites de recyclage. « On n’en aura jamais la certitude puisque tout est parti en combustion, mais la manière et la vitesse à laquelle le feu est parti indiquent que tout est parti de là », retrace François Filippi, directeur de Calitom, à propos de l’incendie de Valoparc il y a un an, à Sainte-Sévère, qui traite pourtant les déchets de la collecte sélective, les fameux sacs jaunes.
Mais on traite 28.000 tonnes de ces déchets à l’année. Il suffit d’une pile. C’est quasiment indétectable », souffle celui qui compte « un départ de feu toutes les deux semaines sur le site Atrion, à Mornac. Et une dizaine d’incendies sérieux l’année dernière, heureusement maîtrisés par nos équipes en interne ».
« On vit l’époque de la fin de vie de ces premiers équipements au lithium. »
Un phénomène exponentiel, selon Arnaud Youx, responsable Qualité, sécurité et environnement du groupe Sirmet. « Il y a 15 ans, des batteries au lithium, il n’y en avait pas. Aujourd’hui, elles sont jusque dans votre brosse à dents électrique. Et on vit l’époque de la fin de vie de ces premiers équipements ».
S’y ajoutent ceux commercialisés plus récemment et qui tombent en panne plus rapidement. « Ces outils bas de gamme et bon marché nous explosent davantage », peste Samuel Hervé, qui rappelle que la Sirmet, classée ICPE, est régulièrement contrôlée par la Dreal, direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.
« L’établissement fait l’objet a minima d’un contrôle tous les 3 ans », fait savoir la préfecture de Charente, qui précise que ses services y sont allés « plusieurs fois par an, ces dernières années, notamment suite aux incendies observés ».
13 total views, 13 views today


Soyez le premier à commenter