« Spartacus » (1960) : l’éternel cri de liberté contre la tyrannie

Spartacus (1960), réalisé par Stanley Kubrick, avec Kirk Douglas, Laurence Olivier, Jean Simmons et Charles Laughton.

Lien de visionnage en ligne sur Arte : https://www.arte.tv/fr/videos/033672-000-A/spartacus/

Dans notre combat quotidien pour la défense de notre culture, de nos libertés et de notre souveraineté, il est des œuvres cinématographiques qui résonnent comme des phares dans la nuit. Le chef-d’œuvre de Stanley Kubrick, Spartacus, sorti en 1960 avec l’immense Kirk Douglas, fait partie de ces films indispensables. Plus qu’un simple péplum, c’est une formidable leçon d’histoire et un hymne intemporel à la résistance  avant la lettre.

L’étincelle de la révolte
L’histoire, nous la connaissons tous, mais elle mérite d’être rappelée à une époque qui tend à effacer les repères historiques. En 73 avant J.-C., un homme décide que la condition de bétail humain qu’on lui impose n’est plus tolérable. Vendu comme gladiateur pour le divertissement de l’élite romaine décadente, Spartacus refuse de voir son humanité brisée dans le sang de l’arène.

Ce qui fait la force du film, c’est la description de cette transition : comment un homme seul, par sa simple volonté de rester debout, parvient à insuffler le vent de la révolte à des milliers d’autres. L’école des gladiateurs de Lentulus Batiatus devient le berceau d’une armée de libération. Face à la toute-puissance de Rome, ces hommes et ces femmes n’ont ni armes sophistiquées ni stratégie militaire apprise dans les livres ; ils ont la force de ceux qui n’ont plus rien à perdre, si ce n’est leurs chaînes.

Le film de Kubrick excelle également dans sa peinture de l’arène politique romaine. On y voit un Sénat divisé, affaibli par les ambitions personnelles, face à la montée en puissance de Crassus (incarné par un Laurence Olivier glacial), richissime patricien qui rêve de transformer la République en dictature militaire sous prétexte de restaurer « l’ordre ».

Crassus instrumentalise la peur de la révolte pour exiger les pleins pouvoirs, tandis que les politiciens tièdes préfèrent céder du terrain plutôt que de défendre les principes fondamentaux des lois romaines. Spartacus nous rappelle que la liberté est un bien fragile, menacé autant de l’intérieur par l’ambition des tyrans que par la passivité des citoyens.

« Je suis Spartacus ! » 
La scène la plus célèbre du film reste celle où, après la défaite finale de l’armée des esclaves, les Romains promettent la vie sauve à la multitude de survivants s’ils désignent Spartacus. C’est alors que, dans un élan sublime, chaque homme se lève l’un après l’autre en criant : « Je suis Spartacus ! ».

Ce moment de cinéma absolu est la plus belle définition de la solidarité  que l’on puisse imaginer. Spartacus n’est plus seulement un homme, il est devenu une idée. Une idée que les légions de Crassus ne pourront jamais crucifier, car elle survit dans le cœur de chaque homme libre.

Ce film nous rappelle trois vérités fondamentales :

La liberté ne se négocie pas, elle s’arrache face à ceux qui veulent nous asservir.

Le nombre ne fait rien sans le courage : une poignée de résistants déterminés peut faire trembler le plus puissant des empires.

La transmission du combat : même si la révolte de Spartacus s’est terminée dans le sang, son nom est resté à travers les siècles le symbole universel de l’insoumission.

À une époque où l’on tente de nous faire baisser la tête et d’accepter de nouveaux dogmes liberticides, replongeons-nous dans ce chef-d’œuvre. Regardons le regard d’acier de Kirk Douglas. Et souvenons-nous que, face aux empires qui se croient éternels, la résistance est toujours un devoir.

Le personnage historique

Statue de Spartacus exposée au Louvre à Paris, Denis Foyatier, 1830.

Un héros de la liberté

L’affaire se déroule en l’an 73 avant Jésus-Christ, dans les derniers temps de la République romaine, à Capoue, en Campanie. Une poignée de gladiateurs s’enfuient d’une école et gagnent les pentes du Vésuve.

Ils se placent sous les ordres de trois chefs charismatiques, Oenomaüs, Crixus et surtout Spartacus. Son nom vient de Sparta, une ville de Thrace, au nord de la Macédoine, où il est né vers 100 av. J.-C.

Berger devenu soldat dans un corps auxiliaire romain, il a tenté de déserter avant d’être repris, réduit en esclavage et vendu comme gladiateur au directeur de l’école de Capoue, un laniste (entraîneur de gladiateurs) de grande réputation dénommé Lentulus Batiatus. La suite sur Herodote.net

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