Égal à lui-même, Vincent Lapierre part au front en se rendant devant le lycée Jacques Decour, avenue Trudaine, dans le IXe arrondissement. C’est une cité scolaire moyennement cotée au palmarès des lycées parisiens, comprenant un collège, un lycée et des classes préparatoires. 1700 élèves. Public scolaire des quartiers nord de Paris, avec une part non négligeable de « diversité ».
Il est « reçu » par un jeune porte-parole du mouvement, keffieh palestinien autour du cou. À la première question du reporter sur les « revendications », on a droit à une véritable bouillie verbale : d’abord la revendication d’une solidarité imaginaire avec « les élèves de la périphérie qui n’ont pas assez de moyens pour se réchauffer l’hiver et qui ont trop chaud en été ». À cause du manque d’isolation, bien entendu ! Le réchauffement climatique est bien ancré dans leurs têtes !
Il enchaîne : « De plus, ils n’ont pas de projecteurs pour faire cours ! ». Il est vrai que le « tout numérique » qui a remplacé le tableau noir, souffre de nombreuses pannes à répétition, tant au niveau du matériel que des logiciels du sérail. Mais hélas, cela n’est pas propre aux lycées des banlieues…
Enfin il pleurniche sur les profs non remplacés, sur le délabrement de son lycée, dont on voit pourtant bien en arrière plan qu’il est en rénovation, c’est-à-dire que la Région IDF a déjà débloqué d’importants moyens.

Ce que ne dit pas le blondinet, c’est qu’à partir de la fin mai, il n’y a plus de cours en lycée du fait des conseils de classe précoces, des commissions d’appel, des convocations des profs pour des « commissions » en tous genres, de Parcoursup, des journées « banalisées » pour des conneries, des fêtes de l’UNSS et autres usines à gaz mises en place par le système avec , souvent, la bénédiction des syndicats enseignants. Cette désorganisation arrange bien certains profs et certains élèves qui vont pointer à l’école buissonnière. Les vacances commencent déjà en juin !
Donc, les supplices sous les bouilloires thermiques c’est pipeau ! Au pire trois jours dans toute l’année et encore, et seulement si une météo défavorable va coïncider avec le passage des examens.
La vétusté des locaux : il ne sait pas de quoi il parle. On n’investit pas dans un lycée vétuste qui est programmé pour être reconstruit ailleurs.
Quant aux profs non remplacés, il faut peut-être se demander à qui la faute !
Des TZR qui ne veulent pas bouger, des arrêts longue maladie bidon, et surtout le fait que plus personne ne veut plus faire ce métier tant le n’importe quoi a pris le dessus. Mais qui sont les vrais coupables, sinon les intellos pédagos de l’EN et leurs complices comme le Conseil supérieur des programmes, les inspections, et la hiérarchie de l’Education nationale, qui ont une très grande part de responsabilité dans la déconstruction ?
Peu à peu, la discussion dérape. Vincent Lapierre veut se la jouer le « grand frère » qui comprend les « djeuns ». Arrive l’inversion du déroulé de l’entretien : le blondinet force Lapierre à se justifier, notamment sur la question de l’immigration. Et ce dernier de sortir sa cartouche « je suis aussi un enfant d’immigré ( …) Quand j’étais jeune, j’étais comme vous ». Il aurait mieux fait de la fermer.
Un prof gauchiste arrive, le démasque et le dénonce comme un affreux fasciste. L’ex-soralien Vincent Lapierre aurait-il trop fait parler de lui par le passé ?
Toujours est-il qu’on voit bien qu’il n’est plus trop à l’aise dans ses baskets, à mesure que la diversité l’entoure peu à peu. Il doit battre en retraite. Le blondinet l’éconduit avec un certain panache, il faut le reconnaître !
En arrière-plan, le drapeau paloss est déployé et au loin un drapeau LGBT. Cherchez l’erreur !
Voilà le vrai visage des révolutionnaires en herbe dont les leaders ne sont autres que des petits bourges des beaux quartiers parisiens, qui ne manquent pas de paternalisme envers leurs camarades…
On ne peut que s’interroger sur les politologues de plateau qui, piégés par le politiquement correct, ne cessent de répéter que les revendications sont « légitimes » alors que la plupart de celles-ci sont les fruits de l’ignorance et de la bêtise.
Que le blondinet milite utilement dans les syndicats lycéens pour les vrais problèmes qui affectent son établissement et non pour réclamer des conteuses et des drag queens, comme c’est hélas trop souvent le cas, et qu’il cesse de faire le jeu de La France Insoumise !
Hector Poupon
ripostelaique.com
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