Des lycéens ? Non, des chiens enragés, prêts à lyncher nos femmes policiers

Appelons un chat un chat. Ce qui s’est passé n’a rien d’une « révolte lycéenne ». Une révolte a un idéal. Une révolte a un courage. Là, on a vu une meute s’acharner à dix contre un, contre une femme, au sol, parce qu’elle porte l’uniforme de la République. J’ajouterai et ce n’est pas rien, parce qu’elle porte l’uniforme de la police française.
Il faut être une ordure pour faire ça. Il n’y a pas d’autre mot. S’en prendre en meute à une femme parce qu’elle est flic, ce n’est pas de la contestation, c’est de la lâcheté à l’état pur. C’est le comportement de ceux qui ne savent exister qu’à plusieurs contre un seul, et de préférence quand ce seul est une femme.
Vous vouliez savoir ce que c’est, la « révolution » dont rêvent ces monstres ? La voilà. Pas de barricades pour la liberté. Pas de pavés pour les idées. Une curée. Le goût du sang. La jouissance de frapper celle qui incarne l’ordre, parce que l’ordre les empêche de tout casser, de tout piller, de tout brûler. Prêts à tout, y compris à tuer. Oui, à tuer. Quand on piétine une femme à terre, on joue avec sa vie. Et on s’en fout.
Et demain ? Demain, la capitulation. La macronie dans toute sa splendeur: on suspend les cours. On ferme. On se couche. On donne raison à la meute. Message envoyé aux racailles – oui, comment appeler autrement ceux qui s’attaquent en bande à une femme payée pour maintenir l’ordre ? – Ça marche !!! Il suffit de frapper assez fort, de hurler assez fort, pour que l’État recule.
On suspend les cours, mais on ne suspend jamais l’impunité. On explique, on contextualise, on sociologise. On cherche l’excuse. Il n’y en a pas.
Il y a d’un côté une femme qui fait son métier, qui se lève le matin pour que vos enfants puissent aller au lycée sans se faire poignarder. Et de l’autre, une meute qui veut l’en empêcher.
Ce n’est pas demain la révolution. C’est aujourd’hui la démission

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