Lecornu s’agenouille devant la racaille pendant que les écoles brûlent et qu’une femme policier se fait lyncher

Il y a des moments où le masque tombe. Où le langage de la proportionnalité, des  « accidents » et de la « démocratie interne devient un paravent pathétique pour masquer une lâcheté politique pure et simple, une impéritie totale.  Lecornu, Premier ministre, vient de nous en offrir une illustration éclatante. Je suis citoyenne de ce pays et j’ai honte pour lui, pour moi, pour nous. Je pleure sur notre beau pays abandonné par des lâches et des dhimmis qui préfèrent leur carrière, leurs petits-fours, les voyages en avion aux frais de la Princesse à notre pays. Je ne dirai pas à leur pays, il y a beau temps que la bande de malfrats qui gouvernent n’est plus française de coeur, en admettant qu’elle l’ait été un jour.

Pendant que des meutes de lâches poursuivent, font des croche-pieds et rouent de coups une femme, lieutenant stagiaire, isolée dans le 20e arrondissement de Paris – aux cris de Sale pute ! et Tuez-la ! –, pendant que le hall du lycée Nelson-Mandela à Nantes part en fumée (incendie volontaire, façade et locaux ravagés, établissement fermé jusqu’à la Toussaint), pendant que 215 élèves, 85 personnels éducatifs et 715 policiers ou gendarmes sont blessés, le chef du gouvernement se drape dans la rhétorique du « faire corps » et des mensonges.  

Lecornu condamne l’ultra-violence. Très bien. Il refuse le récit de la répression policière  et des instructions politiques. Encore mieux. Mais le fond du discours reste celui d’un pouvoir qui a peur de son ombre, un pouvoir de dhimmis tremblants acceptant la gifle insultante : on parle d’accidents possibles, on suspend les cours pour un temps de démocratie interne (ben voyons !) on appelle la classe politique à « faire corps »… pendant que les racailles, elles, « font meute », mettent le feu aux lieux de savoir et d’éducation, et s’attaquent en bande à une femme en uniforme.

Ces gens-là ne sont pas des lycéens en colère contre les classes surchargées. Ce sont des prédateurs qui profitent du désordre, des casseurs, des voyous qui transforment les abords des établissements en zones de non-droit. Brûler un lycée n’améliore rien. Lyncher une policière non plus. Pourtant, la réponse officielle reste teintée de cette prudence molle qui mine l’autorité de l’État depuis des années.

L’hypocrisie est totale. La Macronie savait être déterminée, voire impitoyable, quand il s’agissait de confiner, de verbaliser, de contrôler, de disperser. Pendant le Covid et les mouvements qui l’ont accompagné ou précédé, les LBD ont volé, les grenades ont claqué, et des jeunes ont perdu des yeux. Des mutilations ont été assumées au nom de l’ordre public. Aujourd’hui, face à ceux qui s’en prennent physiquement aux forces de l’ordre et aux bâtiments scolaires, on découvre soudain les vertus de la nuance, de la proportionnalité et du dialogue interne. Etrange, non ? Deux poids deux mesures ? Et pourquoi donc ? Vous dites ? D’un côté des « Gaulois réfractaires » à dresser, des « fainéants, des cyniques, des extrêmes » (septembre 2017 face à la communauté française en Grèce), de l’autre des anti-France prêts à tuer une simple femme parce qu’elle est policier…

Lecornu a raison de dire qu’on ne peut laisser d’espace de tolérance à la violence. Mais les mots ne suffisent pas. Quand une femme policier est traquée comme une proie, filmée, insultée, frappée au sol par une meute, et qu’on se contente de « soutien inconditionnel « et d’enquêtes, on envoie un signal clair : l’État a peur. Quand un lycée part en fumée et que la réponse principale est de banaliser les emplois du temps, on confirme que la fermeté est à géométrie variable.

Les racailles comprennent parfaitement ce langage.

Elles savent que face à une autorité qui hésite, qui pèse chaque mot pour ne pas attiser, qui parle d’accidents plutôt que de riposte ferme, elles ont le champ libre. Les lâches qui s’attaquent en meute à une femme seule ne respectent que la force. Les incendiaires d’écoles pareil.

Il ne s’agit pas de nier les difficultés des lycées ni le droit de manifester. Il s’agit de refuser que le chaos devienne la norme et que les représentants de l’ordre public soient traités comme des cibles légitimes. Lecornu condamne. C’est le minimum. Mais tant qu’il restera dans cette posture de gestionnaire prudent qui craint plus le récit médiatique de gauche que le désordre réel dans la rue, il continuera de se coucher. Pas devant les forces de l’ordre. Devant ceux qui les attaquent.

La République n’a pas besoin d’un Premier ministre qui explique que des accidents peuvent arriver. Elle a besoin d’un État qui fait comprendre, sans ambiguïté, que s’en prendre à un policier ou brûler un lieu d’éducation se paie cash. Sinon, le message est limpide : la violence paie, la lâcheté aussi.

Christine Tasin

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5 Commentaires

  1. -« Elle a besoin d’un État qui fait comprendre, sans ambiguïté, que s’en prendre à un policier ou brûler un lieu d’éducation se paie cash »-

    La République, la France, la République française ont besoin d’un État qui fait comprendre, SANS AMBIGUÏTÉ…

    Oui ! Et si autfois cela allait beaucoup mieux, si la FRANCE A PUêtre un phare por le monde ; si la FRANCE a pu connaître les Trente Glorieuse ; c’est grâce à ce point de vue et sa mise en pratique.

    La politique et la bordelisation…. pas bon ménage, pas du tout, du tout !

  2. On va devenir fous, on va devenir fous…

    Je de ressens déjà depuis quelques temps ; mais le tabloïd de RR ce jour, m’affole déjà … quel courage il nous faut pour regarder et voir ne serait-ce que cett liste escalofriante d’hyper-chauffe !

    Ça ne peut que péter !

    Je vous crie, révoltée avec tous les qualificatifs adaptés aux circonstances LA RESPONSABILITÉ ÉCOEURANT RÉVOLTANTE de NAUSÉElites.

    (suit)

  3. (suite)
    Comment osent-elles encore se montrer, se pavaner, gloser sur leur politique passée et présente, promesses d’horreur future ! Mais comment osent-ils encore ouvrir leur bouche mensongère, calomniatrice, trompeuse… pour défendre leur politique indéfendable, leur bilan catastrophique et meurtrier ?!!!

    Mais ont-ils encore une âme, une bonne âme ; conscience ; la conscience du discernement et celle de la morale… Ah ! la morale, c’est trop pour eux.

    Et pour parler de conscience, l’ont-ils pour comprendre qu’ils ont écrit et écrivent cette partie de l’histoire;, l’une des plus odieuse, pour n pas dire la plus odieuse et criminelle e l’Histoire de l’Humanité. Je serais eux, j’aurais honte d’exister encore et souhaiterais mette fin à ma participation au massacre de la vie paisible et de l’Humanité.