Dénaturalisation : Trump le fait, qui aura le courage de le faire en France ?

Aux Etats-Unis, c’est en train de changer. Et vite.
L’administration Trump a fait de la dénaturalisation une priorité absolue. Mémorandum du ministère de la Justice de juin 2025: « poursuivre au maximum ». Consigne à l’USCIS: 100 à 200 dossiers par mois à transmettre à la justice pour 2026.
Objectif: 2.400 cas par an, contre 11 par an en moyenne entre 1990 et 2017. Au 5 octobre 2026, 40 nouvelles procédures d’un coup, pour fraude, crimes sexuels, escroquerie, dissimulation de passé criminel lors de la naturalisation.
La doctrine est simple, résumée par la ministre de la Justice Pam Bondi : la citoyenneté reste un privilège, pas un droit dont on peut abuser. On a menti pour l’obtenir, on la perd. On a trahi le serment, on la perd. Un tribunal tranche, mais l’Etat a enfin le courage de saisir le tribunal.
Et en France, alors  ?
En France, on continue de faire comme si la nationalité française était un ticket de métro composté à vie, même quand on crache sur le pays, même quand on l’a obtenue par fraude, même quand on est condamné pour terrorisme, trafic, ou atteinte grave aux intérêts de la Nation.
Notre droit actuel ne permet la déchéance que dans des cas ultra-restreints, pour les binationaux, pour des faits de terrorisme, et dans un délai de 10 à 15 ans après l’acquisition. Au-delà, c’est sanctuarisé. La fraude ancienne serait prescrite. Le mensonge deviendrait vérité.
On attend quoi ?
On attend un politique français qui ait le même courage que Trump. Qui dise : la France n’est pas une serpillère. Si tu es devenu Français en mentant, en cachant un casier, un mariage blanc, une condamnation dans ton pays d’origine, tu redeviendras étranger. Si tu es devenu français et que tu participes à une entreprise djihadiste, à un trafic qui empoisonne nos gosses, à une escroquerie massive contre notre système social, tu perdras ce passeport que tu piétines.
On n’attend pas une mesure d’exception. On attend une loi claire : dénaturalisation automatique en cas de fraude avérée lors de la procédure, sans limite de temps, et déchéance élargie pour crime grave, atteinte à la sûreté de l’Etat, ou appartenance à une entreprise terroriste ou mafieuse.
Trump le fait. Les Américains ont compris que la citoyenneté se mérite et se respecte. Quand est-ce que la France aura, elle aussi, le courage de dire que devenir Français, ce n’est pas une arnaque sans risque ?
On attend ce politique.
Jeanne La Pucelle

 1 total views,  1 views today

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Soyez le premier à commenter