L’émeute comme entraînement à la guerre civile ? Tu casses, tu casques !

Tu casses, tu casques !
Jean-Paul Brighelli (1), observateur aguerri des lycées en flammes, tel un Cassandre clairvoyant,  voit se réaliser un univers cauchemardesque annoncé de longue date. Il analyse à sa façon  les émeutes, lynchages de policiers, d’enseignants arrosés d’essence ou de passantes  lambda bombées et brûlées au visage par des « enfants » comme les nomme l’avocat Halimi  lors de la « tentative de noyade » -sic- d’un manifestant par un policier en civil à Belfort !!!
Ces  enfants ne seraient donc que des petits anges armés de fusées d’artifice puérils et de boîtes  d’allumettes pour mettre le feu en éliminant des poubelles polluantes ou munis d’un tout petit  bidon d’essence pour « asperger » un enseignant. Des petits anges, nous dit-il, enfin pas de quoi réagir avec des violences policières aussi sauvages ! Nous sommes en pays civilisé, non ? 
M’dame, c’est pas nous, c’est eux qui ont commencé en premier !!! « Des enfants vous dis-je » ! 
 Juvénal
(1) Normalien et agrégé de lettres, Jean-Paul Brighelli a parcouru l’essentiel du paysage éducatif français, du collège à l’université. Il anime le blog « Bonnet d’âne » hébergé par Causeur.
L’analyse de la crise des lycées de Jean-Paul Brighelli, qui nous prédit des lendemains difficiles. 
Par Jean-Paul Brighelli 

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3 octobre 2026

Le gouvernement pétrifié par la crainte de la bavure policière

Les p’tits jeunes et les jeunes racailles, émeutiers bien plus que manifestants, sont aujourd’hui la chair à canon de LFI. Si l’on garde la tête baissée sur le présent sans voir ce que nous réserve l’avenir, on regarde des lycéens brûler leurs lycées, qui en répudiant les portables leur ont fait l’insulte de vouloir les priver de leur cerveau électronique portatif, des instructions en temps réel sur les manœuvres en cours, et les jolies vidéos où des Nahel en puissance tentent de mettre à mort une surveillante en hurlant « Wesh ! Wesh ! » — ce à quoi se résume tout leur vocabulaire. Ils savent bien, ces gentils manifestants, que la police n’interviendra pas, ou à la marge, tant le gouvernement est pétrifié d’avance par les bavures à venir.

Du coup, ils incendient les jolis petits lycées construits pour eux, à Nantes (Nelson-Mandela, avec ses structures écolos en bois, a magnifiquement brûlé) ou ailleurs, et détruisent tout sur leur passage.

L’argent qu’il faudra pour reconstruire après le passage de ces doryphores d’un nouveau genre devra être décompté des milliards dépensés, en pure perte, pour leur enseignement. À rembourser sur les milliards généreusement donnés à leurs parents pour leur éducation : l’argent, ces temps-ci, se fait rare, et le gouvernement ne peut éternellement le puiser dans les poches des contribuables et des retraités. Des propositions montent déjà pour supprimer primes, allocations et logements de faveur aux parents des émeutiers. Ce serait la moindre des choses. Celui qui casse doit payer. Comme dit mon épicier chinois : « Tu touches, tu payes. » (Tu casses, tu casques ! -J.d.L.)

Les réclamations des lycéens sont si nombreuses qu’elles ne forment qu’un écran de fumée. « Moins d’heures de cours ! » — mais un élève aujourd’hui travaille 400 heures / année de moins qu’il y a un siècle. « Plus de profs ! » — mais c’est une demande saugrenue, à l’heure où l’on ne trouve pas de suicidaires assez nombreux pour exercer avec talent un métier aussi dangereux. Ce ne sont pas des élèves que l’on a en face, ce sont souvent des animaux — dressés par les organisateurs du désordre.

LFI à la manœuvre

Quand on joue aux échecs, il est assez ordinaire de penser avec trois ou quatre coups d’avance. De grands champions pensent huit ou dix coups en avant. Si l’on se projette un peu — en l’occurrence à l’après-élections présidentielles, l’objectif fantasmé de Mélenchon —, on saisit très vite la stratégie de LFI.

Si Marine Le Pen, favorite des sondages, passe (et dans l’hypothèse où le Conseil constitutionnel, à la botte de Macron et de ses tireurs de ficelles, sous le prétexte d’une influence russe envahissante, invaliderait cette élection, comme ça s’est passé en Roumanie), le troisième tour ne se jouera pas aux législatives, mais dans la rue. Et cette fois, il faudra bien répondre aux tirs à armes lourdes. Après les fusées de feux d’artifice, les mortiers tout court.

L’électorat de droite est un peu lent. Il est vieux, il hésite à faire le coup de feu — même s’il n’y a jamais eu autant de demandes d’inscriptions dans les clubs de tir, jamais autant de demandes de permis de chasse. Les garnements qui aujourd’hui incendient les lycées protestent, entre autres, contre le « permis de tuer » distribué aux forces de l’ordre — qui ne l’utilisent pas. Que feront-ils face à des citoyens déterminés à leur disputer leurs biens obtenus avec 45 ans de travail — parfois davantage ? Et en se levant à cinq heures du matin, toute une vie — quand nos émeutiers de carnaval refusent que les cours commencent à huit heures… Ils seront la chair à fusil poussée en avant par des calculateurs lambertistes, qui savent que Lénine a pris le pouvoir avec une poignée de bolcheviks. Des morts, il y en aura, parce que c’est toujours en marchant sur des cadavres que les partis révolutionnaires sont parvenus au pouvoir. Le Hamas, qu’ils vénèrent si fort, a fait le même calcul : provoquer Israël, dont la riposte anéantira en priorité les boucliers humains des Gazaouis derrière lesquels ces courageux combattants se retranchent — puis hurler au génocide. Il se trouvera bien un Caron, et quelques autres, pour reprendre un slogan aussi mensonger.

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3 Commentaires

  1. « Les temps à venir sont lourds d’hypothèses sanglantes » Tout est dit et bien dit dans cette seule phrase. On y échappera pas. Raison pour laquelle nos adolescents autochtones bien éduqués envisagent de plus en plus de quitter notre jadis douce France devenue un enfer, comme les jeunes gens du récit prémonitoire « les corps indécents » paru en 2009 et ré-édité depuis.(On comprend pourquoi). Pour retrouver un avenir qui n’existe plus en France, pour retrouver une espérance, pour retrouver la joie de vivre, pour retrouver la sérénité, la sécurité, et pour retrouver nos valeurs traditionnelles chrétiennes. Le pire est bel et bien devant nous. Qui ose en douter ?

  2. Alerte, le substitut de Pol Pot attend le moment propice. Il est à l’affût pour instaurer sa révolution par le chaos. Un criminel tapis dans le paysage politique. BALLY BALLOT SERA SON BRAS ARMÉ.