Trump est présenté en France comme ayant échoué sur tous les plans et comme étant l’un des pires présidents de l’histoire de son pays, voire comme un homme qui a perdu la raison. Il importe de sortir de la propagande et de remettre la réalité à sa place.
La plupart des articles paraissant en France sur la guerre en Ukraine, beaucoup évoquée, sont falsificateurs, l’essentiel des commentaires énoncés sur l’essentiel des grandes stations de radio et sur quasiment toutes les grandes chaines de télévision le sont aussi. Toute parole différente est exclue et poussée vers les marges. Pierre Lellouche et Philippe de Villiers peuvent encore parler sur CNews, et tenir des propos sensés et fondés, ce sont les rares exceptions qui confirment la règle, et si une remarque de l’Arcom vient frapper, CNews pourra dire que ce sont d’anciens ministres.
Dire en France que l’Ukraine ne peut pas gagner et est dans une situation dramatique, dire qu’il faut parvenir à un accord de paix conduit immédiatement à être qualifié de « pro-Poutine » et à être fustigé. Rares sont les dirigeants politiques qui le font, et ceux qui s’y risquent sont aussitôt définis comme « populistes » ou d’« extrême droite », ce qui est censé faire peur. Trump est, bien sûr, décrit comme un abominable « pro-russe ».
La guerre contre le régime iranien est, elle, présentée carrément comme une « défaite des Etats-Unis » et de Donald Trump, voire ici ou là, comme une guerre qui aurait été « choisie » par Donald Trump, qui aurait dû s’abstenir, et il se dit de manière répétée que « c’est Binyamin Netanyahou qui a entraîné Trump dans la guerre ».
J’ai consacré un article récent à la situation en Ukraine, mais reparlons-en.
Ukraine
Cette situation regardée froidement implique de dire, oui, que l’Ukraine ne peut pas gagner et d’ajouter qu’elle est détruite de plus en plus gravement (c’est un aspect jamais abordé dans les grands médias français). La situation implique de dire que la Russie a été et est frappée par l’Ukraine, mais pas aussi endommagée que cela se dit, et que Poutine ne fléchira pas, quel que soit le prix pour lui et pour la Russie et les Russes (les frappes ukrainiennes, de plus, incitent les Russes à considérer que la Russie est attaquée et doit se défendre en frappant plus durement l’Ukraine). Il faut ajouter, en outre, ce que Poutine veut, qui est bien plus que ce qu’il voulait dans les premiers mois de la guerre, mais qui est clairement défini et finira par devoir être accepté. Trump a accepté dès 2025, et il a proposé un accord de paix très rationnel, que Poutine était prêt à signer. Poutine veut la Crimée, qu’il a déjà annexée et que l’Ukraine ne reprendra pas (la Crimée était russe jusqu’en 1954 et comprend la base de Sébastopol, cruciale pour l’accès russe aux mers chaudes), et le Donbass, dont il tient 90 % et que l’Ukraine ne reprendra pas non plus (Poutine veut le reste de l’oblast de Donetsk, et est en train de le conquérir, lentement, mais sûrement), l’armée ukrainienne doit être réduite à 600.000 hommes, l’Ukraine doit être un pays neutre et ne doit pas entrer dans l’OTAN. C’est simple. Poutine a confirmé qu’il ne veut strictement rien de plus quand les émissaires américains sont venus récemment à Moscou, avant de se rendre à Kiev. Trump sait que l’Ukraine ne peut reprendre les territoires perdus et perdra les territoires de l’oblast de Donetsk que Poutine veut prendre encore dans six à douze mois s’il n’y a pas d’accord, au prix de lourdes pertes ukrainiennes. Il sait qu’une armée de 600.000 hommes est même trop nombreuse pour un pays pauvre, et tombé alentour de 25 millions d’habitants. Il sait que l’Ukraine peut être neutre et ne rentrera pas dans l’OTAN. L’accord a été refusé par les dirigeants européens au pouvoir et par Zelensky. Si Zelensky acceptait, il devrait suspendre la loi martiale en Ukraine, organiser des élections, et des enquêtes sur la corruption en Ukraine auraient lieu. En supplément, les ultra-nationalistes qui le soutiennent le menaceraient de mort, et les enquêtes sur la corruption ne l’épargneront vraisemblablement pas, donc il a intérêt à continuer la guerre aussi longtemps qu’il le pourra. Il ne peut pas ignorer qu’il ne peut pas gagner et que son obstination coûte des vies et des destructions à l’Ukraine et est donc criminelle. Mieux vaut accepter une défaite, limiter les dégâts, et reconstruire qu’infliger à son pays une défaite plus lourdes, des dégâts plus lourds et rendre hypothétique une reconstruction ultérieure. Je l’ai dit, cette guerre aurait pu être évitée : il faut éviter par la diplomatie une guerre destructrice qu’on ne peut pas gagner, sauf si l’adversaire veut votre destruction totale et là, cela n’est pas le cas. Elle aurait pu prendre fin depuis longtemps, dans des conditions meilleures pour l’Ukraine. Seule l’armée américaine pourrait faire reculer la Russie, mais l’intervention de celle-ci serait le début d’une guerre mondiale. Personne aux Etats-Unis ne veut d’une guerre mondiale, et si l’administration Biden n’avait pas ajouté sa propre irresponsabilité à celle de Zelensky, il n’y aurait pas eu de guerre.
Les dirigeants européens qui soutiennent Zelensky veulent que la guerre se poursuive pour ne pas se contredire après avoir tant soutenu Zelensky et tant dépensé pour l’Ukraine, et ils comptent sur les discours de peur et de mobilisation face au « péril russe » (la Russie, qui n’a pas pu prendre Kiev, va envahir l’Europe, disent-ils, avec l’art du n’importe quoi délirant que les caractérise). Ils veulent utiliser la peur pour tenter de marginaliser les partis qu’ils appellent « populistes » (ou d’« extrême droite ») et qui sont aux portes du pouvoir (ces partis acceptent, eux, l’accord proposé par Trump). Les dirigeants européens qui soutiennent Zelensky veulent aussi renforcer l’avancée vers un super-État européen non démocratique. Ils vont être face à des difficultés intérieures de plus en plus âpres, et c’est ce qui se voit en France où la faillite financière est très proche et où la population souffre terriblement. Ils dépeignent Poutine comme cent fois pire qu’Hitler, et laissent de côté ce qu’il est : un dirigeant autoritaire, souvent cruel, mais pas un fanatique irrationnel. Ils ont entrainé nombre de commentateurs dans leurs délires. Ils sont en position de cobelligérants, et ils ne doivent pas s’étonner que Poutine dise que la Russie est prête à riposter si les Européens l’attaquent davantage. S’ils s’étaient rangés à la position de Trump, la guerre aurait pris fin depuis des mois.
Combien de temps cette situation peut durer ? Je l’ignore. Mais je pense que la réponse est : pas très longtemps. Quelques mois sans doute, pas quelques années, et Macron aura du mal à éviter la victoire de Marine Le Pen, Merz aura du mal à endiguer l’AfD, qui ne cesse de monter en puissance, Burnham aura du mal à endiguer Reform UK. Le plus effroyable est que la guerre en Ukraine aurait pu ne pas avoir lieu et aurait pu être arrêtée en mars 2022. Ceux qui, en janvier, puis en mars 2022 ont soutenu le jusqu’au-boutisme de Zelensky sont des criminels irresponsables.
Iran

Passons à l’Iran. Trump avait toutes les raisons d’agir contre le régime iranien, et il s’est conduit en homme d’État courageux : le régime iranien était très proche de l’arme atomique, et c’était une situation d’urgence (les dirigeants et commentateurs européens qui ont dit « ce n’est pas notre guerre » ont été et restent abominablement lâches et irresponsables : voulaient ils vivre avec des fanatiques islamistes disposant de l’arme atomique et rêvant d’apocalypse ?).
Netanyahou avait toutes les raisons de vouloir agir contre le régime iranien et de vouloir sa chute : l’objectif obsessionnel des dirigeants iraniens n’a cessé d’être la destruction totale et génocidaire d’Israël, et toute personne ayant un minimum d’éthique ne peut que souhaiter l’élimination d’un tel régime.
On entend encore en France des crétins abjects disant qu’on ne sait pas pourquoi Trump est entré en guerre contre le régime iranien. Ceux qui disent qu’il a été entraîné par des manipulations de Netanyahou sont des antisémites. Plus de 70 pour cent des Américains sont hostiles à la guerre : il y a dans ce nombre les électeurs du parti islamo-gauchiste et de plus en plus marqué par l’antisémitisme appelé Parti Démocrate, il y a les Indépendants qui voient seulement le prix des carburants, et il y a aussi les Républicains qui voient eux-mêmes le prix des carburants, et ne comprennent pas comment la guerre a été menée et pourquoi elle dure aussi longtemps, et là, Trump paie lourdement le prix de ses erreurs et de ses hésitations, et il risque dès lors de payer ce prix lors des midterms.
La guerre n’aurait pas dû être arrêtée le 8 avril (Netanyahou, lucide, voulait qu’elle se poursuive), et des munitions ont été gaspillées pendant les semaines de guerre au cours desquelles il aurait fallu détruire les ponts, les voies ferrées, les aéroports, les ports, les installations pétrolière. Quand on veut gagner une guerre, on s’en donne les moyens. C’est ce qui s’est fait contre l’Allemagne nazie, et l’armée allemande était bien plus forte que l’armée iranienne. Trump a voulu épargner l’Iran et trouver dans le régime une Delcy Rodriguez au masculin. Il n’a pas compris de que l’Iran n’est pas le Venezuela. Le fanatisme inhérent à l’islam radical et au chiisme duodécimain lui échappé. Avoir voulu négocier après le 8 avril était stupide et suicidaire : on ne négocie pas avec des fanatiques, sauf quand on est un isolationniste (ou, au minimum, un non interventionniste) façon J.D. Vance. Négocier sans avoir détruit ce qui devait être détruit a conduit à la situation actuelle : les installations nucléaires de la montagne de la Pioche sont intactes, la circulation dans le détroit d’Ormuz reste obstruée, quand bien même elle n’est pas totalement interrompue, l’Iran a pu actionner les milices Houthies et entraver la circulation dans le Bab el-Mandeb. L’asphyxie économique et financière du régime iranien n’est pas totale quand bien même elle a de très lourds effets. La population iranienne souffre : la nourriture manque ou est hors de prix. L’appareil répressif du régime est encore là et ses membres n’ont rien à perdre. L’Iran reconstruit des missiles balistiques et a relancé son programme nucléaire militaire à la montagne de la Pioche. Le régime ne tombera vraisemblablement pas avant les élections de mi-mandat. Il aurait pu tomber au printemps dernier si des frappes décisives avaient été menées.
Est-ce sans issue ? Non, si Trump décide enfin de mener des frappes décisives, qui outre celles qu’il aurait fallu détruire en mars-avril, devraient inclure les dirigeants survivants du régime, et il est tout à fait possible d’éliminer ces dirigeants. L’élimination des dirigeants s’est arrêtée avec l’élimination d’Ali Larijani. La justification de l’arrêt est qu’il fallait des gens avec qui négocier. C’était un argument inepte. Aucun dirigeant iranien ne négocie quoi que ce soit : ils rusent et gagnent du temps. Les décisions appartiennent à Trump. Il a de bons conseillers. Il a aussi de mauvais conseillers. Il lui faut trancher et dire que la décision sera la sienne : c’est cela être président de la première puissance du monde. Mais pour l’heure il n’y a pas de défaite des Etats-Unis. Il n’y a pas encore de défaite de Donald Trump. Il pourrait y avoir une défaite de Donald Trump s’il ne rectifie pas le tir, et s’il ne sort pas de son espoir immodéré de faire des deals. Ce qui marche avec des dirigeant latino-américains ou européens, ne marche pas avec des islamistes, et l’erreur que Trump a fait de multiples fois face à l’Iran, il la fait aussi avec le Hamas et le Hezbollah. S’il tient à son bilan et à sa place dans l’histoire, il devra choisir la victoire sur le régime iranien. Ce sera son choix.
Et il serait infiniment regrettable qu’il fasse le mauvais choix, car sur les autres plans son bilan est pour l’heure très positif et le traiter de mauvais président relève de la désinformation de gauche.
États-Unis
Parlons, dès lors, des Etats-Unis. L’économie américaine se porte bien. Le plein emploi est là et le taux de chômage est un taux résiduel (une personne qui prend trois mois entre deux emplois ou met ce temps pour retrouver un emploi qui lui convient compte annuellement comme un quart de chômeur, et si c’est six mois, comme un demi-chômeur). Les investissements venant vers les Etats-Unis se chiffrent en centaines de milliards de dollars, et de nombreuses entreprises européennes choisissent les Etats-Unis pour des raisons évidentes. La criminalité est en forte diminution. L’arrivée d’immigrants illégaux est quasiment arrêtée. L’ICE continue son action d’expulsion des illégaux présents sur le territoire américain. L’inflation est légèrement remontée en raison de la hausse du prix du pétrole provoquée par la guerre en Iran, mais reste basse : 3,4 % en rythme annuel en ce moment. La croissance se situe à un rythme annuel de 2,3 %. Ce serait mieux si le prix du pétrole était plus bas, mais cela pourrait être pire. Et les commentateurs français qui osent critiquer l’économie américaine devraient, avant de parler, regarder la situation dans laquelle se trouve leur propre pays.
Sur un plan international, les acquis de Trump sont tout aussi importants. La quasi-totalité de l’Amérique latine a basculé vers le camp conservateur pro-Trump. Restent à gauche le Brésil ou des élections auront lieu début octobre (le risque de voir le militant d’extrême gauche Luiz Inacio Lula da Silva reconduit est grand, dès lors que la justice dans le pays est une justice politique et dès lors que dans plusieurs régions du pays, les possibilités de fraudes sont vastes), l’Uruguay où le président, Yamandu Orsi, est membre d’une gauche modérée, et le Mexique, où Trump agit contre les cartels avec une fermeté que la présidente du pays, Claudia Sheinbaum, n’approuve pas, mais doit accepter (elle n’a pas le choix, le Mexique dépend économiquement de ses exportations vers les Etats-Unis, et Trump peut taxer plus fortement les produits mexicains). Le régime communiste cubain est tout au bord de la chute.
Comme c’était prévisible, au Groenland, Trump a tout obtenu, sauf le rattachement aux Etats-Unis, mais les Etats-Unis seront néanmoins souverains militairement et économiquement sur le territoire (des commentateurs français disent que c’est une défaite des Etats-Unis parce que Trump a créé des tensions irréversibles avec des alliés européens des Etats-Unis, je sais. Les alliés européens des Etats-Unis n’en ont pas moins plié). Le rattachement aux États-Unis viendra après l’étape suivante, l’indépendance du Groenland.
Je l’ajoute. Les Européens sont heureux d’avoir Marl Carney de leur côté et le Canada est devenu membre associé de l’Union européenne, et les médias européens disent que Carney est un « exemple à suivre » ! Devenir membre associé d’un ensemble qui glisse vers le naufrage et détruit la démocratie ne peut être présenté comme une avancée que par des aveugles ou des propagandistes. Mark Carney a rompu les négociations avec l’administration Trump parce que celle-ci lui reprochait d’avoir laissé le Canada servir de porte d’entrée aux produits de la Chine communiste vers les Etats-Unis : des produits chinois étaient importés vers le Canada (récemment des dizaines de milliers de véhicules électriques), réestampillés canadiens moyennant quelques légères modifications et exportés vers les Etats-Unis en bénéficiant des bas taux douaniers appliqués par les Etats-Unis aux produits canadiens. Trump a décidé de mettre fin à ces manœuvres, Carney ne l’a pas admis. Carney voulait imposer à des producteurs américains des étiquettes bilingues pour leurs produits exportés vers le Canada alors que leurs produits exportés partout ailleurs dans le monde ont des étiquettes en anglais. Trump n’a pas voulu faire d’exception pour le Canada et considère que ce qui est bon pour les pays européens et asiatiques doit être bon aussi pour le Canada, Carney n’a pas admis cette position non plus. En conséquence, de lourdes taxes vont peser sur les produits canadiens vers les Etats-Unis. Carney a imposé, en guise de rétorsion, de lourdes taxes sur les produits américains entrant au Canada. L’économie américaine représente douze fois l’économie canadienne, le Canada exporte environ 75 % de ce qu’il produit vers les Etats-Unis, et 93 % de son pétrole, et le pays qui va souffrir de l’attitude de Carney, qui aurait pu accéder aux demandes américaines, n’est pas les Etats-Unis, même si l’attitude de Carney lui vaut des compliments en Europe et si j’étais canadien je serais très mécontent de l’attitude de Carney. Le Canada est militairement sous le parapluie de la défense américaine et dépense bien trop peu pour sa défense (moins de 2 % de son PIB) et en supplément du reste, passe des accords militaires avec la Chine. Le Canada ne peut bénéficier du parapluie de la défense américaine tout en dépensant trop peu pour sa défense et en se plaçant concrètement au service de la Chine communiste. Au cours des vingt dernières années le dollar canadien a perdu plus de vingt pour cent de sa valeur par rapport au dollar américain, ce chiffre devrait faire réfléchir les Canadiens, car les décisions de Carney vont accentuer la tendance. Le Canada est le champion du monde de l’euthanasie, je sais (5,1 % des morts au Canada chaque année meurent par suicide assisté, le chiffre le plus haut au monde), mais les Canadiens devraient arrêter le processus de destruction du pays qui est en cours et se tourner à nouveau vers les Etats-Unis avant qu’il soit trop tard. Le changement de population en tout cas s’accélère dans le pays : 23 % des Canadiens aujourd’hui sont des immigrants nés hors du Canada. Aucun pays d’Europe n’atteint cette proportion, et les Etats-Unis en sont loin.
Trump a renforcé l’alliance des Etats-Unis avec le Japon depuis l’arrivée au pouvoir de Sanae Takaichi, sanctionné le président de gauche sud-coréen Lee Jae-myung, en lui rappelant que sans la protection militaire américaine, la Corée du Sud tomberait aux mains des communistes. Trump sanctionne la Chine communiste en soumettant ses produits à des taxes à l’importation et accroît la production de terres rares et la production de terres rares aux Etats-Unis et, sous contrat américain, en Afrique et en Amérique latine.
Il respecte son programme de rétablissement plein et entier de la puissance américaine. Trump ne peut rien faire pour hâter la fin de la guerre en Ukraine, et doit attendre que l’Europe se ruine jusqu’à la banqueroute ou connaisse des changements politiques profond (je doute que les dirigeants européens encore au pouvoir, qui n’ont ni moyens financiers ni moyens militaires, provoquent la Russie bien davantage et autrement que verbalement).
Il est regrettable que la guerre en Iran et le prix du baril en ce moment viennent placer dans l’ombre tout le reste de ses accomplissements.
S’il tient à son bilan et à sa place dans l’histoire, Trump devra choisir la victoire sur le régime iranien. Ce sera son choix, oui. Il pourra compter s’il choisit la victoire, sur la participation d’Israël (Netanyahou, de toute façon, n’entend pas laisser le régime iranien survivre, et il a raison : il est très souhaitable qu’il soit reconduit à son poste fin octobre). Trump peut perdre les élections de mi-mandat en raison de mauvais choix qu’il a fait face à l’Iran.
Il lui reste deux ans pour redresser la barre sur ce point. Il peut aussi choisir la victoire avant début novembre, ce qui changerait tout pour les élections de mi-mandat, et satisferait, outre les conservateurs américains, les alliés des Etats-Unis au Proche-Orient : Israël, les pétromonarchies du Golfe et l’Arabie Saoudite, qui, pour l’heure, doute des Etats-Unis.
© Guy Millière pour Dreuz.com. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.
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