C’est officiel depuis mardi. Emmanuel Macron n’assistera à aucune des messes du pape Léon XIV pendant sa visite en France du 25 au 28 septembre. Il accueillera bien le Saint-Père à Orly, discours à l’Elysée devant le corps diplomatique, passage européen à Metz… mais pas de génuflexion. Pas de banc d’église.
L’Elysée invoque la laïcité. Officiellement, une messe est un acte de culte, un président doit rester neutre. C’est l’explication qui évite le précédent de Marseille en 2023, où sa présence à la messe de François au Vélodrome lui avait valu les foudres de la gauche laïcarde.
Mais l’argument officiel cache-t-il le vrai calcul?
La version officieuse est moins pieuse. Après avoir demandé une Garde républicaine, une grand-croix de la Légion d’honneur et un dîner d’Etat – tout refusé par le Vatican qui veut un voyage apostolique, pas une visite d’Etat – Macron se retrouve à devoir gérer un autre public.
Et si le président refusait d’accompagner le Pape… pour ne pas fâcher les électeurs musulmans qui pourraient être jaloux?
L’hypothèse n’est pas absurde en termes d’arithmétique électorale. Assister à une messe géante place de la Concorde devant 600.000 catholiques, c’est un signal fort envoyé à la France catholique. Ne pas y assister, c’est un signal tout aussi fort envoyé à une autre France, celle qui pourrait voir dans cette proximité avec Rome un favoritisme.
C’est le grand écart permanent du macronisme : en 2023 on justifiait la messe de Marseille en rappelant les passages dans les synagogues et les ruptures de jeûne du Ramadan. En 2026 on fait l’inverse: on s’abstient de la messe pour prouver qu’on ne privilégie personne.
Résultat : le pape dormira à la nonciature, dira ses vêpres à Notre-Dame sans le président, et Macron, lui, s’offrira une tribune européenne à Metz avec 26 dirigeants invités. Moins risqué. Plus inclusif… Et surtout, personne n’est jaloux.
La laïcité à la carte: on aime tous les papes, mais de loin.
Moi qui suis athée, je ne vois pas en quoi et pourquoi un Macron ne pourrait pas recevoir et accompagner le chef de l’Eglise chrétienne à l’heure où il reçoit à l’Elysée les pires salauds au nom -ou pas- de la raison d’Etat. Zelensly au hasard, Ahmed al-Charaa (aussi connu sous le nom d’Ahmad al-Chareh ou ancien nom de guerre Abou Mohammad al-Joulani, ancien terroriste… Eux oui mais pas le pape ? Ouais…. A mes yeux c’est de la manoeuvre électorale, Macron n’est plus que le Président des musulmans et des pro-Ukraine… Oui, je sais, ça fait beaucoup de monde ! Ça pue !
Christine Tasin
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Il va peut-être lui offrir le thé à la grande mosquée de Paris?
Joli ! Bravo
Le pape est, aussi, un chef d’État.
Macron à la messe, c’est le Diable dans un bénitier. Il faudrait exorciser l’édifice après son passage, ce type sent le soufre. Vade retro, Macrocifer!
Une messe avec le pape, sûrement pas, une messe noire peut-être vu qu’il a vendu son âme au diable.
Parfaite analyse ! D’ailleurs Macron vient de faire un beau virage pro-palestinien à l’ONU en gage à l’électorat musulman en France.
https://www.jeanmarcmorandini.com/article-652856-le-coup-de-sang-d-emmanuel-macron-contre-israel-cette-nuit-a-new-york-provoque-la-colere-de-benjamin-netanyahu-l-absurdite-grotesque-de-ces-propos-est-siderante-video.html