25 ans après le 11 Septembre 2001, plus que jamais vigilance face au péril islamique
Je n’effacerai jamais de ma mémoire tant que je vivrai le 11 septembre 2001.
Je vivais encore en France à l’époque. Je travaillais sur un livre dans mon bureau. Je devais me rendre à l’université où j’enseignais, en fin d’après-midi. Mon épouse regardait la télévision et m’a appelé. J’ai tout de suite compris que c’était un attentat islamique majeur. J’ai compris aussi que les discours français proclamant une compassion envers les Etats-Unis ne dureraient pas et s’inverseraient vite : George Walker Bush était président des Etats-Unis et faisait déjà l’objet d’une haine presque unanime. J’étais allé chercher ma fille aînée à la sortie du lycée et je l’avais rassurée en lui disant que George Walker Bush ne laisserait pas le crime impuni. L’université où j’enseignais étant à Saint-Denis, je m’attendais à des scènes de joie dans les quartiers musulmans à proximité de l’université, et les scènes de joie ont été là. C’est un fait. Elles étaient là aussi dans la cafeteria de l’université, accompagnées de proclamations haineuses concernant les Etats-Unis et Israël. Je devais donner un cours magistral de philosophie du droit et parler de Samuel von Pufendorf et De Jure Naturae et Gentium, et je l’ai fait, en laissant en suspens ce qui venait de se passer.
Dans les jours suivants, George Walker Bush a montré le courage et la détermination nécessaires et j’ai songé que le monde avait échappé au pire lors de l’élection présidentielle de novembre 2000 au cours de laquelle Al Gore avait failli être élu. La gauche américaine en est vite venue à dire que l’impérialisme américain était coupable des attentats. La gauche française a fait exactement la même chose.
Je me suis rendu à New York, où j’avais, et ai toujours, de nombreux amis, un mois plus tard, pour trois jours. Un odeur âcre de cendres, de béton et de métal régnait partout. Et ce que j’ai vu était poignant. Rudy Giuliani, maire de la ville, était omniprésent et humble, comme il l’avait été depuis le jour de l’attentat. Les pompiers et les policiers étaient mobilisés et continuaient à rendre hommage à ceux des leurs qui étaient tombés en tentant de secourir des victimes. Des dizaines de milliers d’Américains étaient venus de tout le pays pour aider les Newyorkais. Les proclamations de fierté américaine étaient omniprésentes sur les murs et dans les vitrines : United We Stand, These Colors Don’t Run. J’ai eu les larmes aux yeux. J’étais triste, mais fier d’être l’ami de ce peuple dont désormais je fais partie. Et j’ai repensé à ces moments en prenant la nationalité américaine
Je me suis rendu au mois de janvier suivant en Californie où j’avais, et ai toujours, de nombreux amis. J’ai rendu visite à mon ami David Horowitz, qui venait de déménager de Malibu et de s’installer à Calabassas, et le long de la route qui traverse le Topanga Canyon, je n’avais jamais vu autant de drapeaux américains. David m’a dit deux phrases qui sont restées gravées en moi : « Nombre d’Américains oublieront ce qui vient de se passer, et la gauche américaine ne changera pas, elle deviendra pire et soutiendra les islamistes. Nombre d’Européens se tourneront contre les Etats-Unis et soutiendront les islamistes aussi. »
Je voulais espérer que David ait tort. Je craignais qu’il ait raison. Et il a eu raison.
Dès que George Walker Bush a décidé de détruire le régime taliban en Afghanistan et les bases arrières d’al-Qaida dans le pays, la haine anti-Bush et anti-américaine a déferlé dans tout le monde occidental. Quand George Walker Bush a décidé de renverser le dictateur criminel Saddam Hussein en Irak, la haine a redoublé d’intensité, et le sinistre duo Chirac-Villepin en France a fait tout son possible pour sauver un régime abominable. J’ai eu honte d’être français. Et je l’ai dit en avril 2023 à des membres de la border patrol exerçant un contrôle alors que je parcourais en voiture la vallée du Rio Grande au Texas, et l’un d’eux m’a dit une phrase qui m’a montré la noblesse d’âme américaine : « Même si vous Français, ne nous aimez pas beaucoup, si vous êtes en difficulté, nous viendrons quand même vous aider. » Au vu de l’anti-américanisme qui s’est encore intensifié en France, je ne sais si le même homme me dirait aujourd’hui la même chose, mais à l’époque, cela m’avait ému.
La suite est connue. George Walker Bush a voulu installer la démocratie en Afghanistan et en Irak, et quand bien même il avait gagné la guerre dans les deux cas, il a échoué à installer la démocratie dans ces deux pays. L’hostilité internationale et intérieure à ce qu’il faisait l’a empêché d’en faire davantage et de s’en prendre au régime iranien. Mon ami Martin Anderson, à Stanford, m’a dit en juin 2003 que Bush aurait dû s’en tenir à la destruction du régime afghan et des bases arrière d’al-Qaida, détruire aussi le régime irakien, et se retirer en disant que si quoi que ce soit de délétère dans ces deux pays se reconstruisait, il frapperait à nouveau, sans pitié. Il a ajouté qu’en voulant installer la démocratie dans des pays musulmans, Bush échouerait. Il m’a dit que Reagan aurait procédé de la façon qu’il m’avait décrit, et dès lors qu’il avait été le principal conseiller de Reagan à la Maison-Blanche, je n’ai pas remis en cause ce qu’il m’avait dit. Un autre de mes autres amis, Daniel Pipes, à Philadelphie, m’a dit qu’il prévoyait lui aussi l’échec de Bush.
En 2008, la haine de Bush avait fait son effet. Bien que la situation en Afghanistan et en Irak ait été stabilisée, George Walker Bush avait une popularité si basse qu’il n’a pas cherché à avoir un successeur républicain, et Barack Obama a été élu président et est resté à la Maison-Blanche pendant huit ans. J’avais été invité à la soirée électorale organisée par les télévisions françaises dans les jardins du Trocadéro, le 4 novembre 2008, et j’étais parti rapidement. Voir tant de journalistes se réjouir et boire du champagne m‘avait donné la nausée. Je savais qui était Obama, et Obama a perpétré les désastres auxquels je m’attendais.
Lors de son premier mandat, Donald Trump a tenté de remédier aux désastres et est parvenu à plusieurs résultats importants. Il a mené une stratégie d’asphyxie du régime iranien après avoir quitté l’accord par lequel Obama avait offert aux mollahs des dizaines de milliards, aussitôt utilisés par eux pour reprendre leur avancée vers l’arme atomique et pour financer le terrorisme anti-israélien. Trump avait obtenu la signature des accords d’Abraham, la plus grande avancée vers la paix au Proche-Orient depuis 1949. Il avait prévu un retrait américain d’Afghanistan garantissant la survie du régime pro-occidental en place. Il avait reconnu le Golan territoire israélien et installé l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem (dès que je suis revenu à Jérusalem, je me suis empressé de m’y rendre).
L’installation au pouvoir de Biden et de son administration au terme d’élections frauduleuses a tout détérioré a nouveau. L’Afghanistan a été abandonné aux Talibans et à d’autres groupes terroristes islamiques. Le régime islamique iranien a reçu à nouveau des dizaines de milliards et a pu à nouveau financer ses projets atomiques militaires et refinancer le terrorisme islamique anti-israélien, et le Hamas a pu perpétrer l’atroce massacre du 7 octobre 2023 (les membres de l’administration Biden ont du sang juif sur les mains). Les accords d’Abraham ont subsisté, mais Israël a été attaqué par le Hezbollah et le régime iranien et l’administration Biden a tout fait pour entraver l’action d’Israël contre ses ennemis.
Le second mandat de Trump a, pour l’heure, des résultats mitigés en politique étrangère, mais pas aussi mauvais que le disent les médias français. Les Talibans sont au pouvoir en Afghanistan, mais le pays n’est pas redevenu une base arrière terroriste islamique. Le Hamas est très amoindri, mais pas totalement éliminé, car Trump a voulu un accord de paix condamné à échouer, et la bande de Gaza n’est pas en paix, Israël non plus. Le Hezbollah est aussi très amoindri, mais tient toujours une part importante du Liban. Le régime iranien est lui-même amoindri, mais il n’est pas tombé et risque fort de rester en place, car Trump a arrêté la guerre le 8 avril. Il était, cela dit, indispensable de le frapper, et ceux qui osent dire que Trump a commis une « erreur » en le frappant ne comprennent rien ou sont des alliés du terrorisme islamique, et des ennemis d’Israël, qui n’a cessé d’être menacé de mort par l’abject régime des mollahs, qui est plus largement en guerre contre le monde occidental tout entier. Trump a commis des erreurs en laissant le Hamas et le Hezbollah survivre et en n’allant pas jusqu’au bout militairement pour détruire le régime iranien, mais il a eu fondamentalement raison de laisser Israël frapper le Hamas, le Hezbollah et le régime iranien et de frapper lui-même le régime iranien. Son tort essentiel est d’avoir bien trop cru à sa capacité de faire des deals. Bien que son bilan intérieur soit excellent, et bien qu’il ait empêché l’Iran d’avoir l’arme atomique (l’Iran l’aurait eue en cas de victoire de Kamala Harris, et Israël serait en très grand danger), il risque de payer ses erreurs en perdant les élections de mi-mandat, ce qui permettrait au parti démocrate devenu islamo-gauchiste de reprendre une des Chambres du Congrès, voire les deux.
Je le redis : la transformation du Parti Démocrate en parti islamo-gauchiste est un danger majeur pour les Etats-Unis et pour le monde. Il est crucial qu’un Républicain conservateur soit élu en 2028. Et oui, je le maintiens, Vance ne montre toujours pas de manière claire, nette et précise, qu’il est un conservateur et pas un paléo-conservateur, quoi que disent les membres de son fan club qui commentent parfois mes articles (je suis géopolitologue, et j’ai publié plus de cinquante livres, je suis chercheur pour plusieurs think tanks conservateurs aux Etats-Unis, je ne suis membre d’aucun fan club, pas même celui de Donald Trump, quand bien même j’ai été invité à dîner et à le rencontrer à Mar-a-Lago en compagnie de Chris Ruddy, CEO de Newsmax, une excellente chaine de télévisons conservatrice américaine. Et je garde les cuistres, les sophistes et les membres de fan clubs loin de moi). Si Vance ne clarifie pas ses positions, cela pourrait le conduire à la défaite en 2028. Il doit absolument clarifier ses positions, et choisir s’il est le candidat, un solide conservateur comme candidat à la vice-présidence. Marco Rubio est un conservateur impeccable et aurait l’appui des latinos. Ron DeSantis est lui aussi un conservateur impeccable.
New York a aujourd’hui un maire islamiste et antisémite, et cela semble inimaginable que vingt-cinq ans après le 11 septembre 2001, New York ait un maire islamiste. Cela parait inimaginable aussi que la plus grande ville juive des Etats-Unis ait un maire antisémite. Mamdani ne sera pas à sa place lors des cérémonies du 11 septembre, et sa présence sera une insulte pour les familles des victimes et pour tous ceux qui connaissent le danger terroriste islamique et qui ont de la répulsion face à l’antisémitisme. Des familles de victime ont lancé une pétition contre la présence de Mamdani aux cérémonies, je les approuve.
Comme l’avait prévu David Horowitz, récemment décédé, nombre d’Américains ont oublié ce qui s’est passé le 11 Septembre 2001 (effet des enseignants au sein du système éducatif et des médias de gauche), et le danger islamiste, qui persiste. La gauche américaine est devenue pire et soutient les islamistes. Nombre d’Européens sont hostiles aux Etats-Unis, et tout particulièrement à Donald Trump. Ils sont hostiles aussi à Israël et à Netanyahou, que David n’a cessé de défendre, tout comme moi. Nombre d’Européens soutiennent les islamistes ou pratiquent l’aveuglement volontaire. Tucker Carlson (qui est lu et écouté par près de 18 millions de personnes, ce qui n’en fait pas un marginal dont on peut ignorer l’existence) accuse Binyamin Netanyahou d’être le seul coupable des 3 000 morts du 11 septembre 2001, et ajoute que les Israéliens sont des « sauvages tellement inhumains qu’ils considèrent que les non-Israéliens ne sont « pas pleinement humains « » » (il faut ne pas être dégoûté pour être son ami).
La vigilance, la lucidité, la défense opiniâtre des Etats-Unis contre leurs ennemis intérieurs et extérieurs et la défense intransigeante d’Israël doivent se poursuivre, sans la moindre concession.
© Guy Millière pour Dreuz.com. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.
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