Tour Eiffel : ils ont caché les femmes pour ne pas choquer un gourou

Il faut le lire deux fois pour y croire. Et pourtant c’est arrivé, à Paris, en 2026.
On attend les 2 réponses aux questions essentielles : qui a pris la décision ? Y a-t-il une sanction ? 
Samedi  dernier, 6 septembre 2024, en France, à Paris, une délégation de 100 personnes du mouvement hindou traditionaliste BAPS – venu inaugurer son temple à Bussy-Saint-Georges – est invitée pour une visite privée au 2e étage de la Tour Eiffel.
Avant de monter, ils exigent que la visite de leur maître spirituel de 93 ans se fasse « en limitant ses interactions avec les femmes« .
Et la Société d’Exploitation de la Tour Eiffel, la SETE, qui gère le monument pour la Mairie de Paris, a dit… oui.
Mais oui, mes bons messieurs, bien sûr, aucun problème, on va les cacher ces salopes, salopes parce que femmes, capables de faire bander un vieux religieux obtus et misogyne, mais bien sûr  qu’on va les cacher. Vos désirs sont des ordres, mes Seigneurs ! Oui, on va cacher les femmes. Et ils ont caché les femmes, toute honte bue.
Consigne est donc donnée: les salariées qui tiennent le monument à l’année sont sommées de quitter leur poste, de se planquer dans des locaux, remplacées par des collègues masculins. Interdiction de traverser certaines zones. On les efface. On les rend invisibles. Et hop ! Dans le placard ! Parce que leur simple présence de femme pourrait incommoder un visiteur.
C’est ça, le scandale absolu, scandaleux, terrifiant. 
On n’est pas à Kaboul. On est à Paris. On n’est pas dans une madrassa, on est à la Tour Eiffel, symbole de la France, construite par Gustave Eiffel qui, lui, faisait travailler des femmes.
Qui sont les responsables ? Même pas les visiteurs. Eux ont leurs croyances rétrogrades et misogynes, ils les assument, ils auraient assumé de ne pas visiter la Tour Eiffel interdite à des misogynes, forcément.
Non, les responsables, ce sont les petits chefs français qui ont accepté. La direction de la SETE. Ces cadres qui passent leur temps à nous parler de « valeurs de la République », de « diversité », de « label égalité », et qui au premier coup de pression étrangère, bradent leurs salariées comme un stock périssable.
Ils ont confirmé eux-mêmes: « ces conditions n’auraient pas dû être acceptées« . Ben voyons. Trop tard. Le mal est fait.
Il a fallu que les salariés eux-mêmes, écœurés, se mettent en grève lundi 7 septembre et ferment la Tour pour que la direction daigne présenter ses excuses. Sans cette grève féministe, on n’aurait rien su. On aurait continué à faire la révérence.
C’est quoi la prochaine étape ? On va demander aux femmes de porter un voile pour visiter Notre-Dame ? On va interdire aux femmes guides du Louvre de parler à des touristes saoudiens ? On va mettre des wagons « hommes seulement » dans le métro pour complaire à des intégristes ?
La lâcheté est totale. Pour un temple à inaugurer, pour une photo avec un gourou, ils ont piétiné 50 ans de combats féministes. On a dit à des femmes françaises, sur leur lieu de travail, en France: « Vous valez moins qu’un caprice misogyne importé. Allez vous cacher. »
Le BAPS a présenté des excuses à minima sur X. Très bien. Mais la faute originelle, elle est française. C’est celle de cette élite qui n’a plus aucune colonne vertébrale. Qui croit faire preuve d’ouverture en s’écrasant. Qui confond tolérance et soumission.
Hier on acceptait l’abaya à l’école pour ne pas stigmatiser. Aujourd’hui on cache les femmes à la Tour Eiffel pour ne pas froisser. Demain on fait quoi ? On les renvoie à la maison, sous une burqa ?
Si la Tour Eiffel ne sait plus défendre les femmes qui la font tourner, qu’on éteigne ses lumières.  A jamais. Paris s’est éteint samedi dernier. Le Paris qui a fait rêver le monde entier, les écrivains, peintres, artistes… a été recouvert du voile de l’ignominie à cause de la dhimmitude de salopards ayant les moyens d’interdire aux femmes de se montrer.
Christine Tasin

 

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3 Commentaires

  1. Ils en ont pas marre les soumis de la mairie de lécher les couilles du maître de la secte putride et satanique. De quel droit on se permet d’inaugurer un temple ou une mosquée à une secte qui ne peut pas nous blairer. Une secte qui met en danger toute la population de souche d’un pays. Nos zzzéélites soumis sont d’une honte incommensurable.

  2. À 93 ans, le gourou a encore des pensées lubriques, il faut lui éviter toute tentation ? Il doit adorer la déesse Viagra et le gingembre.